[MàJ]Les autorités sanitaires suisses entre impréparation et incompétence.

“Les statistiques, c’est comme le bikini.

Ce qu’elles révèlent est suggestif.

Ce qu’elles dissimulent est essentiel.”

Aaron Levenstein

https://en.wikipedia.org/wiki/China_at_the_2020_Winter_Youth_Olympics
https://www.ft.com/content/2c431698-5893-11ea-a528-dd0f971febbc

Pourtant alors que les pays voisins connaissaient en janvier leurs premiers cas de contamination, les statistiques de l’épidémie en Suisse n’ont démarré que le 25 février, soit un mois plus tard!

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_la_pand%C3%A9mie_de_maladie_%C3%A0_coronavirus_de_2019-2020

Il faut préciser que les premiers cas signalés le 24 janvier en France par exemple étaient ceux de Chinois ayant séjourné à Wuhan. Quid de la délégation chinoise à Lausanne?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pand%C3%A9mie_de_maladie_%C3%A0_coronavirus_de_2020_en_France#Premiers_cas
https://www.vd.ch/toutes-les-autorites/departements/departement-de-la-formation-de-la-jeunesse-et-de-la-culture-dfjc/actualites/news/les-ecoles-et-les-communes-celebrent-les-jeux-olympiques-de-la-jeunesse-2020-1568887560/

Où est la préconisation de la distance de 2 mètres alors qu’une épidémie fait rage, et que nous savions qu’avec le maintien des frontières ouvertes, la Suisse devait être tôt ou tard touchée?

Les trois premiers malades du Coronavirus en France sont recensés le
En Espagne, les 2 premiers cas sont notés le 2020.
En Allemagne
Angleterre 2 cas le 31 janvier 2020.
Suède, Russie le 31 janvier 2020.
La Suisse annonce son premier cas le 25 février 2020 au Tessin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pand%C3%A9mie_de_maladie_%C3%A0_coronavirus_de_2020_en_Suisse

La Suisse aurait survécu durant plus d’un mois au milieu d’un environnement, ouvert à la planète, infesté par le virus sans en être atteinte. Vraiment?

Canton de Vaud. Voici l’exemple d’une personne de 45 ans environ dont les activités professionnelles se situent au niveau international, notamment avec l’Asie. Il est invité à se rendre autour du 20 Jan 2020 à Londres pour célébrer avec des partenaires (dont des Chinois) le Nouvel An chinois. Ne pouvant s’y rendre, il envoie sa collaboratrice. De retour, celle-ci toussait très fort.

Notre manager commence à se sentir mal à son tour une semaine plus tard. Dès le 2 Fevrier  2020, sa température passe à  40C, avec un état grippal.  Le 05 Février 2020, il écrit à son médecin « Mon état s’est quelque peu empiré depuis hier:

– toux sèche et irritante

– poumons qui sifflent

– tremblements froids et fièvre

– malgré les nettoyages du nez, le mucus coule abondamment 

– d’où une toux persistante et des courbatures nombreuses et maux de tête/nuque/dos/etc

– perte d’appétit, difficulté à boire »

Le 6 Fevrier son médecin constate par radio une pneumonie et un coeur anormalement grand. Diagnostic: sinusite, pneumonie avancée, état grippal général.  On le renvoie chez lui avec un appareil respiratoire.

Les choses s’aggravent pour notre ami. Difficulté à respirer de plus en plus importante, la toux devient extrêmement agressive. Le médecin par téléphone lui dit de continuer le traitement en doublant la prise de cortisone. Un traitement qui semble pourtant déconseillé dans le cas d’une contamination au coronavirus.

https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-alerte-sur-l-ibuprofene-et-autres-anti-inflammatoires-20200314

Mais voilà, malgré une visite au CHUV, personne n’a eu l’idée de dépister ce patient.  Et quand le 19 février, et que toute la famille  est malade, dont une personne avec une bronchite aiguë, personne n’est dépisté!

Alors que nous sommes en pleine épidémie chinoise, avec les premiers diagnostics européens déjà tombés, comment cette famille a-t-elle pu passer entre les mailles du filet du dépistage?

Je vous avais expliqué que je connaissais des personnes en Suisse et en France qui avaient été en contact avec des personnes qui s’étaient révélées positives.

Une de ces personnes est vaudoise. Quand tout début mars, elle apprend qu’un de ses interlocuteurs donnait des signes de contamination, et comme elle avait eu elle-même de la fièvre et de la toux pendant 2-3 jours, elle s’est alors adressée illico à son médecin de famille. Celui-ci n’ayant pas de tests de dépistage, l’a orientée en urgence vers un centre hospitalier de triage (oui parce que l’OFSP refuse de remettre ces tests aux médecins de famille. Ils ont mis en place un système verrouillé fédéralo-fédéral). Là, après examen clinique minutieux, le médecin a dû appeler le médecin cantonal qui décide qui on teste.

Verdict: Pas de dépistage. « Vous n’avez rien. Un reste d’angine. » Vous pouvez rentrer chez vous et continuer vos activités normalement. Tout le monde fut bien surpris par ce genre de pratique, à commencer par le médecin traitant.

Quand aujourd’hui, le médecin cantonal vaudois Karim Boubaker nous dit: «Nous sommes dans une situation de pénurie de tests», nous lui demandons ce qu’il en était en février (personne n’était encore décalré) ou début mars (1 semaine après que le 1 er cas soit officiellement déclaré)…

Compte tenu de la gravité du manquement, dont l’étendue est simplement impossible à évaluer, j’ai fait quelques recherches. Et voici un excellent topo que nous livre le journaliste Andy Maître le 22 janvier 2020 (cf article ci-dessous). Voici quelques extraits qui reflètent les positions des autorités sanitaires du moment, accompagnés de mes commentaires:

  • « Avec le début du Nouvel an chinois vendredi, certaines familles chinoises vont se déplacer en Europe. L’OMS craint une augmentation du risque de propagation. » (entretemps, Vaud avait reçu les JO). Quelles mesures ont été mises en place dans le cadre des JO?
  • Le conseiller fédéral Alain Berset a tout de même tenu à rassurer sur le dispositif suisse du suivi du coronavirus. «Nous sommes très bien préparés», a-t-il déclaré mercredi à Davos en marge du Forum économique mondial. Ah bon? Alors pourquoi ne pas avoir dépisté des personnes potentiellement porteuses du virus? Ainsi, les autorités sanitaires suisses ont mis en danger à la fois les patients et leur environnement, les transformant en autant de vecteurs de contamination potentiels!


https://lilianeheldkhawam.com/2020/03/20/suisse-france-la-preuve-de-la-mise-en-danger-des-populations/

  • Oui, un test de dépistage existe en Suisse. Ce sont les Hôpitaux Universitaires de Genève qui l’ont élaboré, a dévoilé la RTS mardi. «Le virus est identifié, on possède son code génétique en entier depuis une dizaine de jours», a expliqué Laurent Kaiser, responsable du service des maladies infectieuses et du centre des maladies virales émergentes, à la RTS. Et bien, manifestement les informations sont contradictoires. la vérité nous manque. Or, nous ne doutons pas une seule seconde du communiqué des HUG!
https://www.rts.ch/info/sciences-tech/11031884-la-suisse-est-prete-a-depister-le-nouveau-virus-apparu-en-chine.html

Quelques semaines plus tard…

https://www.letemps.ch/economie/hug-tentent-deviter-penurie?fbclid=IwAR1WTNjmjizAiT_b9PFumLy3jb0Ve_QhK_yYGUGI7wc-fjvvxTElbJaaVAU

… alors que les israéliens ont réussi à s’en procurer, tout comme le font les russes, émiratis, etc.

https://www.israelhayom.com/2020/03/19/mossad-speeds-thousands-of-corona-test-kits-to-israel/

covid-19-tests-country

  • Le risque de mourir du virus est très faible. Va falloir expliquer la chose à toutes les personnes décédées et qui vont décéder par refus crasse de les avoir dépistés au bon moment. Nous payons aujourd’hui pour ne pas avoir pratiqué la médecine dans les règles de l’art, mais dans les règles fédérales en tronquant une étape majeure qui est celle de l’état des lieux. Quand vous allez chez le médecin pour un contrôle, il commence par faire un bilan sanguin, radio ou autre. En revanche, quand vous êtes suspecté d’avoir le coronavirus, on vous prive de l’analyse alors que les produits existent à Genève!
  • Doit-on éviter de se rendre en Chine? Non. L’attitude là aussi du fédéral dans cette affaire est inexplicable!

A ces constats difficiles à passer sous silence, il faut ajouter le manque de masques, de gel hydroalcoolique, etc.Notre personnel soignant est mis par volonté politique en situation de grand danger, voire de danger de mort, à cause de l’impréparation desdites autorités. Par ailleurs, tous ces médecins déjà atteints vont cruellement manquer dans un environnement où on a raboté les postes et mis une pression maximale sur les conditions de travail.

Un comble pour un Conseiller fédéral qui se disait préparé, prêt et serein. Il comptait peut-être sur sa Division des  maladies transmissibles. Son site nous explique que ces dernières constituent une menace pour la santé publique, ce dont nous ne doutons pas!

Plus loin, on nous dit encore que la division Maladies transmissibles les surveille, publie régulièrement des rapports sur la situation épidémiologique, met au point des stratégies de prévention et de contrôle, édicte des directives, prépare des ordonnances et des lois et élabore des recommandations à l’intention du corps médical et de la population. On cherche les stratégies de prévention dans les deux cas cités ci-dessus, qui doivent en cacher plein d’autres. Combien d’autres cas n’ont pas été testés laissant croire que la Suisse n’était pas touchée par l’épidémie?

Nous sommes contraints de constater que la suite de la mission du département de M Daniel Koch est elle aussi estampillée d’un échec lamentable. Il est notamment dit: Elle vise ainsi, en collaborant avec les cantons, les autorités sanitaires internationales et d’autres partenaires, à protéger la santé publique des agents pathogènes, à identifier les risques à temps et à minimiser les effets des flambées et des épidémies de maladies transmissibles en Suisse.

Je suis au regret de supposer que l’identification des risques et autres minimisations des épidémies est un flop total. De plus, je peux supposer, avec un fort désir de me tromper, que les résultats vont s’aggraver au fil du temps, puisque les personnes infectées ont eu largement le temps durant ces deux mois d’en infecter un nombre que je n’ose imaginer. Les conséquences vont être totalement indignes du pays qui abrite les fleurons de la Pharma (y compris des PME du secteur), et totalement indignes des coûts des assurances maladies très certainement les plus chers au monde.

Dernière question. Les prises de position du professeur Raoult ne semblent pas émouvoir outre mesure nos amis de la Berne fédérale. Que proposent-ils d’autres? Comment sont soignés les cas avérés? (Cf le cas du manager ci-dessus) Le 20 mars, on nous dit que Vaud commence à tester le médicament antipaludique Plaquenil à certains patients. Genève pas encore. Et alors qu’attend-on pour donner un minimum de chances d’éviter éventuellement la dégradation dramatique vue plus haut?

Prenez le temps de lire cet article de la revue Nature:

https://www.nature.com/articles/s41421-020-0156-0
https://www.dna.fr/france-monde/2020/03/22/la-chloroquine-efficace-contre-le-coronavirus-reponse-dans-moins-de-quinze-jours
https://francais.rt.com/france/72862-france-a-suspendu-ses-exportations-chloroquine-remede-potentiel-covid-19

 

Différentes personnes du secteur médical ne comprennent pas ce comportement des autorités fédérales qui centralise tout et refuse de dérouler le processus de prise en charge médical habituel. Tester-Dépister-Traiter.

Pour ma part, je me pose la question du degré de dangerosité que cette stratégie représente pour la population. Nous sommes au mieux confrontés à une préparation hautement insuffisante, et au pire à la mise en danger de la population suisse dans son ensemble. Seules auraient des chances de survivre les personnes ne très bonne santé, plutôt jeunes. Qu’en conclure?

Une suite est exigible.

Je suppose que les personnes qui ont souffert d’une dégradation importante de leur état de santé alors que le virus n’a pas été détecté à temps seraient en droit d’être dédommagées par l’Etat. Un minimum.

Liliane Held-Khawam

Berne fait fi de la consigne fédérale

Malgré les critiques de certains experts appelant à des dépistages à large échelle, la Confédération tient à sa stratégie d’analyses ciblées. Pour ne pas surcharger le système de santé, seuls doivent être testés les patients présentant des symptômes aigus, les personnes à risque, les professionnels de la santé en contact direct avec les patients, le personnel des EMS.

Le Canton de Berne veut ouvrir plus largement le champ des diagnostics. Il prévoit d’ajouter à la liste fédérale les personnes avec des symptômes «clairs», soit une toux et de la fièvre. Un dépistage de large échelle est «la meilleure réponse que nous pouvons
apporter à cette épidémie», a défendu jeudi le ministre bernois de la Santé, Pierre Alain Schnegg. Selon Gundekar Giebel, porte-parole du Département bernois de la santé, une nouvelle stratégie va être annoncée ces prochains jours pour permettre de tester «beaucoup plus de monde».

Les Cantons peuvent-ils dévier ainsi de la consigne fédérale? La réponse de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) n’est pas claire, mais il est évident que celui-ci n’apprécie guère qu’on dévie de ses recommandations. Les critères de tests doivent être «strictement» respectés, affirme une porte-parole, qui ajoute que les «mêmes lignes directrices valent pour tous les Cantons».

Les velléités bernoises s’attirent des critiques. Selon nos informations, des Cantons voudraient interpeller la Confédération pour lui demander de faire respecter les mêmes critères dans tout le pays.

https://www.24heures.ch/suisse/reserves-tests-coronavirus-s-epuisent-partout/story/31918747

Honte à vous!

Notre colère et notre indignation, pour ce que vous nous avez fait, nous aideront à résister, résister, résister!

di AELLE di Andrea Leoni

Ayez honte, Madame la Présidente de la Confédération, pour nous avoir dit de « nous dépêcher » alors que l’alerte rouge retentit depuis le Tessin depuis des jours dans votre indifférence absolue. Ayez honte, Monsieur le Conseiller fédéral Berset vous qui, le 25 février dernier, depuis Rome, affirmiez que « les épidémies ne s’arrêtent pas à la frontière et ceux qui disent le contraire mentent » et maintenant, avec les bœufs qui se sont échappés de l’étable, tous les pays européens ont fermé leurs frontières. Honte à ceux qui ont refusé au Conseil d’Etat tessinois le contrôle des températures aux frontières.

Honte à tous ceux qui ont « ri » de notre conseiller d’État Raffaele De Rosa qui, à Berne, lors des premières épidémies en Lombardie, a appelé à un resserrement des frontières et à une prise de conscience du drame vers lequel nous nous dirigions. Vous aussi, Monsieur le Conseiller fédéral Ignazio Cassis, vous avez rougi au moins un peu pour avoir gardé le silence alors que la Confédération semblait utiliser notre canton et ses citoyens comme cobayes de laboratoire de la Suisse, nous faisant sentir comme la treizième province de la Lombardie.

Tout le Conseil fédéral a rougi de ne pas avoir alarmé ses concitoyens de Suisse alémanique et romande qui, encore le week-end dernier, ont envahi les rues et les places, les bars et les restaurants sans se rendre compte du danger, faisant du pays une extraordinaire autoroute pour le virus. Au moment même où cette propagation massive se produisait, le professeur Adriano Aguzzi, directeur de l’Institut de neuropathologie de l’université de Zurich, lançait un appel désespéré à ses concitoyens sur YouTube : « Restez chez vous! » Et le jeudi précédent, avec 25 autres chercheurs suisses, il avait supplié le gouvernement de prendre des « mesures drastiques » pour stopper l’épidémie.

Vous ne les avez pas écoutés non plus.

Ce sont les cantons, Messieurs les Conseillers Fédéraux, qui vous ont acculés, qui vous ont défiés, lorsque l’un après l’autre ils ont décidé de suivre le Tessin, vous obligeant à prendre vos responsabilités. Pour faire passer la santé publique avant l’argent de Dieu.

Mais surtout, honte à Daniel Koch. Ce Daniel Koch qui est venu au Tessin le 12 mars pour convaincre le Conseil d’État de ne pas fermer les écoles obligatoires, malgré l’avis contraire des experts tessinois. Le même Daniel Koch qui, 48 heures plus tard seulement (!), a accompagné le Conseil fédéral en annonçant la fermeture de toutes les écoles du pays, mais qui a quand même repoussé de manière irresponsable les mesures de restriction sociale. Un nouveau report malheureux qui a fait dire au professeur Aguzzi, interviewé par Higgs, les mots durs suivants: « Ce que le Conseil fédéral a décidé est absurde. Le mini-bloc montre encore qu’ils ne comprennent pas la gravité de la situation. Nous devrions procéder au moins aussi rigoureusement qu’en Italie. Qui écoute le Conseil fédéral? J’ai le sentiment que la Suisse est totalement dépourvue de leader. Cela coûtera beaucoup plus de vies que ce qu’une arrestation en bonne et due forme pourrait empêcher ».

Honte à vous, M. Koch. Honte à vous pour vos déclarations au Blick le week-end dernier, dans les heures qui ont précédé la décision du Conseil fédéral d’arrêter le pays. Quand vous aviez encore le culot de dire que vous aviez agi à temps. Lorsqu’il a déclaré, sans aucune honte, que « personne n’avait prédit à quel point la situation en Italie allait évoluer rapidement et de manière dramatique ». C’était clair, évident, cristallin, pendant au moins 14 jours dans le sud de la Suisse, et beaucoup plus tôt si l’on considère les expériences chinoise, japonaise et coréenne. Il suffisait de demander aux pauvres médecins tessinois qui, comme la noble Cassandre, criaient à tue-tête pour réveiller nos consciences et les vôtres.

Honte à vous, Monsieur Koch, de n’avoir jamais eu la situation sous contrôle, alors que c’était votre travail à l’Office fédéral de la santé. C’est apparu hier de manière grotesque alors que vous n’étiez même pas en mesure, sous la pression d’un journaliste, de fournir le nombre de personnes infectées en Suisse car « l’augmentation est si importante ces derniers jours que nous ne pouvons plus être précis ». Voilà pour l’efficacité tant vantée de la Suisse!

C’est aussi de sa faute si, comme il l’a dit à la télévision hier soir, le canton du Tessin sera à court de lits pour les soins intensifs lundi. Vous n’avez aucune excuse! L’incendie en Lombardie était devant votre porte d’entrée et vous l’avez laissé se propager. Vous avez ri, vous avez fermé les yeux, vous avez bouché vos oreilles, vous avez sous-estimé la situation jusqu’au bout, vous avez gaspillé un incroyable avantage. Et avec ce comportement malfaisant, vous avez transformé mon canton en une tranchée, où il y a plus de deux malade pour mille habitants et déjà 22 morts.

Bien sûr, tout n’est pas seulement de votre faute. De graves erreurs ont également été commises au Tessin. Ne vous inquiétez pas: quand tout cela sera terminé, nous pourrons faire un retour en arrière, clarifier les responsabilités et régler les comptes. Mais pas maintenant.

Nous allons maintenant, tous unis, défendre cette tranchée et avec elle notre pays, où beaucoup se sentent trahis par les institutions. Si le Coronavirus est la Caporetto de l’Office fédéral de la santé – et vous, Monsieur Koch, êtes notre Cadorna – les femmes et les hommes qui travaillent jour et nuit au front, avec tous les autres du Tessin, se battront comme sur la dernière ligne du Piave. Et notre colère et notre indignation, pour ce que vous nous avez fait, nous aideront à résister, résister, résister!

Nous espérons de tout cœur qu’en raison de votre négligence, de votre manque de courage, de votre impréparation, nos compatriotes n’auront pas à souffrir ce que nous souffrons. Même si les recommandations données hier par l’Office fédéral de la santé nous laissent perplexes, lorsqu’il est dit que les dîners et les déjeuners entre amis ne sont pas interdits, que les enfants peuvent aller au parc ou à un autre endroit pour jouer, mais pas en groupe de plus de cinq personnes. Irresponsable!

Une dernière chose: donnez-nous désormais tout ce dont nous avons besoin et laissez-nous faire ce que nous voulons. Laissez les médecins et les spécialistes tessinois choisir la stratégie pour notre canton. Vous avez déclaré hier, Monsieur Koch, qu’il n’est pas nécessaire de procéder à des prélèvements massifs sur le modèle de la Corée, de la Vénétie et de la Toscane qui, avec cette méthode, tentent de trouver le plus grand nombre possible de personnes infectées asymptomatiques afin de les isoler et d’éviter de nouvelles infections. Une fois de plus, votre déclaration s’oppose à celle de l’OMS, qui a lancé un appel à tous les pays: des tests, des tests, des tests. « On ne peut pas combattre un feu avec les yeux bandés. Et nous ne pouvons pas arrêter cette pandémie si nous ne savons pas qui est infecté », a expliqué le directeur Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le fait que vous pensiez differemment, Monsieur Koch, est une raison de plus pour nous engager rapidement sur cette voie.

Publié par Liberatv le 18.03.2020 – Le texte italien prévaut (cliquez ici pour le lire)

https://m.liberatv.ch/opinioni/analisi/1427021/honte-a-vous?fbclid=IwAR29Uf1PwZTjhO2ADzBTi_yTe0k0zs3gFOu9S2i_eHtDbZlS_kD64__bXVg

Le coronavirus chinois se propage: 5 questions pour comprendre comment la Suisse se prépare. Andy Maître 22.01.2020

Le nouveau coronavirus a déjà contaminé près de 450 personnes en Chine et des cas ont été identifiés dans d’autres pays. Peut-il arriver en Suisse? Possède-t-on un test pour le dépister? Les aéroports suisses ont-ils pris des mesures spécifiques? On vous explique la situation actuelle en 5 points.

Le nouveau coronavirus apparu en Chine inquiète toute la planète. Pour l’heure, près de 450 personnes ont été touchées par le virus et 7 en sont décédées. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va décider ce mercredi s’il constitue une «urgence de santé publique de portée internationale», comme l’avait été la grippe H1N1, le Virus Zika ou la fièvre Ebola.

Alors qu’un premier cas a été déclaré aux Etats-Unis et que le virus s’est propagé dans d’autres pays asiatiques, la Suisse est-elle prête à y faire face? On fait le point sur le sujet en 5 questions.

Le virus peut-il arriver en Suisse?

Il n’y a pas encore eu de cas confirmés de personnes contaminées par le virus en Europe et en Suisse. Le risque de voir le virus importé dans notre pays est «faible», selon un communiqué de l’Office fédéral de la santé publique publié mardi. L’OFSP se prépare toutefois avec ses partenaires à un tel scénario.

Avec le début du Nouvel an chinois vendredi, certaines familles chinoises vont se déplacer en Europe. L’OMS craint une augmentation du risque de propagation.

Le conseiller fédéral Alain Berset a tout de même tenu à rassurer sur le dispositif suisse du suivi du coronavirus. «Nous sommes très bien préparés», a-t-il déclaré mercredi à Davos en marge du Forum économique mondial.

La Suisse est-elle prête à le dépister?

Oui, un test de dépistage existe en Suisse. Ce sont les Hôpitaux Universitaires de Genève qui l’ont élaboré, a dévoilé la RTS mardi. «Le virus est identifié, on possède son code génétique en entier depuis une dizaine de jours», a expliqué Laurent Kaiser, responsable du service des maladies infectieuses et du centre des maladies virales émergentes, à la RTS.

L’examen, qui consiste en un simple frottis du fond de la gorge ou du nez, doit permettre d’identifier rapidement les malades lors de cas suspects. Comme il n’existe pas de vaccin ou d’antiviraux spécifiques contre ce nouveau virus, le but est de mieux prendre en charge les personnes contaminées.

Qui doit passer le test?

Pour l’heure, deux conditions doivent être réunies: avoir voyagé en Chine et présenter des symptômes «alarmants». C’est-à-dire des difficultés respiratoires, mais aussi de la fièvre, du rhume, de la toux ou des douleurs musculaires. Dans sa première phase, la maladie peut donc être confondue avec la grippe.

Le risque de mourir du virus est très faible. Les personnes qui possèdent des déficiences immunitaires ou des maladies chroniques sont plus à risque.

Nos aéroports ont-ils pris des mesures?

Les aéroports suisses n’ont pas encore pris de mesures spécifiques face au virus. Ils attendent les recommandations de l’OFSP. «La situation actuelle ne nécessite pas le déclenchement du plan d’urgence», a déclaré Madeleine Von Holzen, cheffe de la communication de Genève Aéroport, à Keystone-ATS. A Genève, il n’existe qu’un seul vol direct sur Pékin.

La situation dans les aéroports du pays pourrait néanmoins rapidement changer. Des pays, comme les Etats-Unis, ont renforcé les contrôles des passagers à l’arrivée, en isolant notamment les voyageurs qui viennent de Wuhan et présentent des symptômes respiratoires.

Doit-on éviter de se rendre en Chine?

Non. Même si de nombreuses régions sont touchées (Shanghai, Pékin, Guangdong…), l’OMS ne donne aucune restriction de voyage à appliquer pour la Chine.

Quelques précautions, données par l’OFSP, sont néanmoins à prendre si vous vous rendez en Asie: lavez-vous les mains régulièrement, éviter les marchés aux poissons et les contacts avec les animaux et consommez seulement des oeufs et de la viande bien cuits. Et, bien sûr, évitez le contact avec des personnes qui présentent des symptômes respiratoires car l’infection peut se transmettre d’une personne à l’autre.

https://www.lenouvelliste.ch/articles/lifestyle/sante/le-coronavirus-chinois-se-propage-5-questions-pour-comprendre-comment-la-suisse-se-prepare-895554

 

https://img.blick.ch/incoming/15808497-v0-20200320-coronavirus-schweiz-timeline-0320.png?imwidth=1000&ratio=FREE&x=0&y=0&width=980&height=4148

 

12 réflexions sur “[MàJ]Les autorités sanitaires suisses entre impréparation et incompétence.

  1. Vous êtes trop dur avec nos autorités. Il faudrait se renseigner un minimum sur la biologie et les épidémies avant d’émettre de telles affirmations irrationnelles.
    Regardez le graphique expliqué par le Prof. Sansonetti à partir de 47:20 de cette conférence: https://youtu.be/JKY1i7IpK3Y
    et dites-moi laquelle des trois méthodes d’intervention vous préféreriez ?

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  2. S’octroyer trois mois de mensonges pour endormir le peuple, c’est octroyer au virus de sévir librement pendant trois mois.
    Tout comme les hommes d’affaires et les mondialistes, nos dirigeants sont des visages de morts en sourire. Quant aux tests à cible, c’est absolument hallucinant. On testera quand vous serez morts. C’est quoi d’autre que de grands criminels au suave cynisme qui envoient la pantomime faire des discours rassurants au public?
    Business first. Il n’y a pas que Trump pour en être obsédé.
    Et les grandes pharma? les gouvernements les défendent par tous les moyens quitte à mentir ou à omettre, c’est à celle et du pays qui auront breveté son vaccin les premiers qui auront le plus grand marché avec des temps d’avance sur les autres.
    Nos gouvernements, non seulement incapables, ils sont en plus complices.Tous leurs efforts gouvernementaux ont toujours consisté à faire du silence… Sur tout ce qui est grave ou factuel.
    Ça mérite les barreaux et la rééducation par le travail. On doute même qu’ils sont éducables parce que leur cas est lourdement et dangereusement pathologique.

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  3. Le Macron et le Berset sont de la même couvée et ont têté la même mamelle à Bruxelles. C’est fou de voir comme leur gestion du problème est copie conforme.

    Quoiqu’il en soit la Suisse est vraiment un pays magnifique. Histoire de se détendre un peu et voir des paysages à couper le souffle, voici un petit documentaire en Suisse allemande où certaines bovins sont les plus heureux du monde…

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  4. Merci pour toutes vos informations plus que pertinentes, le conseil fédéral aura des comptes à rendre par la suite au vu de toutes ces négligeances criminelles.
    Les propos de Silvano trotta sur sa chaîne yt relate aussi de nombreuses questions sur toute cette histoire. Merci d’accepter la diffusion du lien. Bien à vous

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  5. Pingback: Le blog de Liliane Held-Khawam:Les autorités sanitaires suisses entre impréparation et incompétence. – chaos

  6. Il est tout à fait possible aussi que ce comportement fédéral soit volontaire. Il n’aurait pas fallu, juste avant la votation si honnie du 17 mai, que notre pays s’en sorte bien, à contrario de certains de nos voisins et de l’ensemble disloqué de l’UE. Comment comprendre autrement cet autisme avéré devant l’arrivée de l’épidémie et le refus obstiné de fermer les frontières. Ils finiront par le faire, mais seulement après que l’Autriche et l’Allemagne l’aient fait. Ce comportement de pleutre servile est à mettre à l’actif de ceux qui nous gouvernent et sons sensés se battre pour notre bien-être. Le constat accablant du fait qu’ils n’ont rien à battre de leurs citoyens, mais uniquement des desideratas de l’UE nous laisse un g0ût bien amer. La démocratie se noie gentiment.

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  7. La communication est devenue européenne, le CF attends les communiqués de presse européen pour les appliquer en Suisse. Et pendant ce temps les allemands ont eu une politique nationaliste agressive qui les a préservé.Le système avait besoin d’un grand danger pour l’humanité, elle l’a trouvé, ouf, une politique de rigueur pourra être appliqué à la fin du psychodrame!Où sont passé les milliards dévoué à la protection civil ?……Merci de votre papier on se sent moins seul, heureusement que nous avons les sites complotistes français pour nous informer, l’indigence crasse de la SSR nous rappelle les belles années du rideau de fer.

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  10. hello,
    à relire cet article 5 mois plus tard, au vu des chiffres réels, on a évidemment des réponses à ces questions :
    – Le CF devait probablement être complice des instigateurs de cette « épidémie », véritable coup monté par l’élite mondiale. Il a suivi les ordres de Bill qui veut pucer le monde entier avec un pseudo-vaccin covid et qui martèle depuis le printemps que sans vaccin, aucun retour à la normale ne peut se faire. Bill, le grand spécialiste autodidacte professeur de médecine, de virologie et d’infectiologie.
    – S’il n’a pas pris des mesures plus tôt, c’est qu’il devait savoir qu’elles n’étaient pas utiles et que l’épidémie n’était pas si grave (confinement : aucune valeur médicale; masques : aucun effet). D’ailleurs, des personnes n’ont pas été soignées.
    – Il n’a pas laissé les médecins de famille faire les tests. Euh, les médecins indépendants ont peut-être trop de bon sens pour se laisser prendre à ce complot, par contre les employés des hôpitaux obéissent docilement à leur chef.
    – Le manque supposé de test, la non-réaction face au Tessin, n’était-ce pas une stratégie destinée à augmenter la frustration et la peur auprès de la population ?
    – Puis il est arrivé comme le sauveur avec finalement sa décision du confinement, de la distanciation sociale, du « restez à la maison », de ces stupidités humaines. Politiciens et population ont été enfin rassurées : on allait les PROTÉGER. Elles avaient mordu à l’hameçon de la PEUR.
    – Comme l’a dit Robert F. Kennedy Jr dans son discours du 29 août à Berlin : la PEUR est un outil très efficace pour contrôler les populations.
    – Maintenant, le CF continue d’obéir comme un bon toutou à Bill, par l’imposition des masques (inefficaces) alors que l’épidémie, qui ne fut pas aussi grave que prévu (au fait, où sont les chiffres de la grippe ? notés sous covid-19 !) est terminée depuis le mois de mai, et par la PEUR avec l’augmentation du nombre de cas. On l’a vu, il n’a pas été spécialement honnête au printemps avec les chiffres, pourquoi le serait-il maintenant ?
    – Pr Raoult a précisé qu’il y avait 20% d’erreur avec le test PCR.
    – La population n’est pas encore assez asservie, et le CF doit suivre l’agenda… Il ne faut pas fâcher Bill et la poignée d’autres multimilliardaires qui ont planifié ce scénario, de longue date peut-être, dont ils ont effectué la grande répétition générale l’automne dernier à New York lors de l’Event 201.
    – 4.5 millions de doses du vaccin toxique Moderna ont été commandées. Bill, tu auras le moyen d’injecter ta puce !

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