La trahison avérée du peuple grec, Liliane Held-Khawam+Grèce : le stupéfiant aveu de la BCE Par Romaric Goudin

La dette publique grecque aura marqué l’année 2015. La brutalité de l’embargo financier imposé aux banques et au peuple grecs aussi.Les protagonistes de ce dossier, fortement relayés par la puissante industrie des médias, ont tenu en haleine les spectateurs autour du sort de la Grèce. Beaucoup d’encre a coulé sur la sortie ou pas de la Grèce de la zone euro. Y aura-t-il ou n’y aura-t-il pas de Grexit?

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Cette politique monétaire au pouvoir potentiellement destructeur! Extraits

 » (…) La thèse de Marx et de Lénine, est que, face à ce problème de système qui rencontre ses limites, alors on fuit dans l’impérialisme et le bellicisme.

Je crois à cette évolution , je crois à ce risque, mais à l’inverse des Marxistes, je pense que ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas une Loi de l’Histoire. (…). » Bruno Bertez

« LA solution pour sortir la zone euro et toute l’Europe de la crise ce n’est pas le QE de Draghi c’est la Réforme Monétaire organisant le retour aux monnaies nationales avec le maintien temporaire d’une monnaie commune:… » Pierre Leconte

« La recherche panique de rendement pousse aujourd’hui de nombreux investisseurs à ne plus regarder les niveaux de valorisation des sociétés, ni les risques qu’ils prennent. Les compagnies d’assurance allemandes sont dans ce cas. Elles ont garanti à leurs souscripteurs de contrats d’assurance vie des rendements autour de 3,5% alors que les obligations domestiques de leur pays ne rapportent plus que du 0,20%. Elles sont dans une situation très difficile. Pour une fois, le régulateur français avait interdit aux compagnies françaises de proposer de telles garanties à leurs clients.

Tout le monde est d’accord pour dire que la politique monétaire de la BCE (le fameux QE) aura peu d’effet sur l’économie réelle, car créer plus de monnaie n’a jamais créé la moindre richesse supplémentaire. Personne n’a encore démontré le lien entre l’achat d’obligations d’Etat par la BCE avec une entreprise qui se trouve en Sicile et qui a besoin d’emprunter de l’argent à sa banque pour financer des investissements.

Tout le monde sait très bien qu’une baisse des taux n’a jamais relancé une économie. Quand ils deviennent négatifs, au contraire, ils ont pour effet de créer des bulles sur des classes d’actif comme les actions, l’immobilier, les œuvres d’art . Cela ne profite pour l’essentiel qu’à ceux qui détiennent déjà des actifs et ne fait qu’accroitre un peu plus les inégalités entre les patrimoines.

Tout le monde a enfin compris que la BCE n’avait pas encore sauvé l’intégration européenne comme le montre la situation de la Grèce. Elle est en train de revenir à la réalité. En attendant, les obligations grecques rapportent du 11% et le paiement des retraites et des salaires est menacé à partir du 15 avril…. » Jean-Jacques Netter

« Après que Alan Greenspan s’est confessé :

L’or est une monnaie. Il est encore, de toute évidence, une monnaie de premier ordre. Aucune monnaie fiduciaire, pas même le dollar, ne peut l’égaler « 

nous avons trouvé remarquable que pendant la séance de questions qui a suivi son discours d’aujourd’hui, Janet Yellen, lorsqu’on l’ interroge sur les taux négatifs, a admis :

le cash n’est pas une réserve de valeur très pratique

allusion à peine voilée à l’hélicoptère de Bernanke et affirmation qu’il n’y aura jamais de déflation aux États-Unis.

L’expert de CNBC Business News network, Rick Santelli résume tout ça parfaitement …

La déflation est clairement le croque-mitaine… La seule chose qui permettrait de sauver la classe moyenne est la baisse des prix.

Alors, si les réserves liquides ne permettent pas de stocker de la valeur… qu’est-ce qui le fera ? Les biotechs ? Comme l’explique Rick Santelli… c’est la chose la plus effrayante qu’elle ait jamais dite…  » Tyler Durden

« Ce manque d’intégrité et de stabilité structurelle est caché au grand public tout à fait délibérément par voie de création monétaire de la banque centrale, qui autorise les dépenses du gouvernement sous forme d’une dette publique. En plus, celle-ci est de plus comptée dans le PIB, malgré le fait que ce n’est PAS de la vraie production (la création de la dette est une négation de la vraie production et historiquement, cela se traduit par une dégradation de l’économie globale ainsi que du pouvoir d’achat monétaire, plutôt que par des progrès).

Les dépenses du gouvernement sous forme de dette déguisent également l’état réel de la pauvreté dans un système par l’aide sociale et des aides financières diverses. La pauvreté des États-Unis atteint des niveaux records, dépassant les records précédents établis il y a 50 ans sous l’administration de Lyndon Johnson. La hausse record de la pauvreté a également eu lieu, malgré 50 années de la prétendue guerre contre la pauvreté, un changement vers le socialisme à l’américaine qui est une continuation des politiques lancées par Franklin D. Roosevelt, le New Deal.

Le passage à un état construit autour de l’aide-sociale est la raison exacte pour laquelle, malgré la pauvreté record et un véritable taux de chômage à 23%, nous ne voyons pas encore aux États-Unis de queues pour la soupe populaire et une indigence généralisée, visible pendant la Grande Dépression. Aujourd’hui, les cartes EBT [carte de crédit pour acheter de la nourriture ou tirer de l’argent au distributeur, NdT] et autres programmes d’aide sociale cachent ces soupes populaires modernes hors de notre vue. Il convient de noter que ces 20% des ménages américains désormais aux bons alimentaires contribuent techniquement au PIB. Cela parce que les statistiques gouvernementales ne font aucune distinction entre une consommation d’épicerie normale et celle créée artificiellement par l’aide sociale basée sur la dette publique…. » Brandon Smith

« Les enjeux qui se jouent loin des projecteurs risquent d’être encore plus déterminants pour l’avenir des citoyens que ne l’aurait été un conflit armé. La question stratégique -quasiment inconnue du grand public- est de savoir qui détiendra à l’avenir le pouvoir de la création de la monnaie et les rênes de la politique monétaire.
Les pouvoirs conférés par la création et la politique monétaires sont tellement étendus qu’ils entrent dans le cadre du pouvoir régalien ou seigneurial. Dans un Etat démocratique, c’est-à-dire où le peuple est le souverain, la Constitution prévoit que l’acte de battre monnaie revient exclusivement aux représentants de l’Etat avec des objectifs clairs d’intérêt public. Qu’une personne –ou un groupe de personnes- privée non représentant de l’Etat s’approprie ces pouvoirs et il est de facto le nouveau suzerain. Le peuple serait alors automatiquement condamné à l’asservissement.

(…)

Les interrogations à l’heure actuelle sont les suivantes : les autorités monétaires oseront-elles supprimer totalement les « fuites bancaires » par une restriction –voire suppression- encore plus drastique du numéraire ? Les banques centrales nationales auront-elles alors encore une raison d’être ?

Selon les réponses à ces deux questions, les banques commerciales auraient alors réussi la privatisation non plus de la monnaie mais de l’Etat lui-même et de la chose politique…. «  LHK

Source originale

 

Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances

A  PROPOS Par Bruno Bertez

La chute des occasions rentables d’investir, la baisse tendancielle du taux de profit, les taux d’intérêt nuls, tout cela recouvre une même réalité inquiétante.

Cette réalité est que le Système a du mal à poursuivre sa route, voire à se reproduire.

La thèse de Marx et de Lénine, est que, face à ce problème de système qui rencontre ses limites, alors on fuit dans l’impérialisme et le bellicisme.

Je crois à cette évolution , je crois à ce risque, mais à l’inverse des Marxistes, je pense que ce n’est pas une fatalité, ce n’est pas une Loi de l’Histoire.

Le problème est que le capitalisme se pervertit, il refuse ses propres lois car elles sont dures. Normalement ce qui est dépassé, inefficace, archaique doit être détruit et remplacé par du neuf plus adapté et plus productif socialement.

Hélas la collusion, le corporatisme et le système…

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La stratégie monétaire européiste à haut risque de la Suisse + Mise à jour

38 milliards de francs ! Cette somme mirobolante est le bénéfice annoncée pour l’année 2014 par la BNS. Il est bien évident que grâce au taux-plancher, cette somme n’intègre pas la perte gigantesque sur ses investissements en euros. Mais voilà les élus et le peuple vont être satisfaits de cette manne tombée du ciel.
La réalité du bilan de la BNS est qu’il ressemble plus à celui d’un hedge fund géant qui met l’indépendance et l’avenir immédiat de l’établissement en danger. De plus, elle qui devrait être soumise selon la Constitution à la Confédération n’est dans les faits auditée que par une entreprise américaine privée qu’elle finance elle-même.

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La crise des liquidités européennes financée par l’argent du trafic de paiement des États – Par Liliane Held-Khawam

La BCE et ses alliées financeraient les déficits des pays de la zone euros depuis 2008 à travers le système de trafic de paiement commun. La méthode semble pour le moins surprenante! Dès le 29 avril 2011, un éminent économiste allemand, membre du cabinet de conseil du ministre allemand de l’Economie, du nom de Hans-Werner Sinn titrait son article ainsi : « La stratégie secrète de renflouage menée par la BCE » (1). Les excédents des pays exportateurs financeraient les déficits des autres. Lire la suite