Pas de bulle immobilière en Suisse, le taux de propriétaires le plus bas d’Europe. Liliane Held-Khawam

Bulle immobilière! UBS, CS et BNS n’ont cessé de répéter que la Suisse souffrait de bulle immobilière. Cette assertion a abouti en juin 2012 à une restriction édictée par le Conseil Fédéral à l’accès à la LPP lors de l’achat d’une résidence principale. Une part minimale de10% de la valeur du bien devrait être fournie dorénavant autrement que par la LPP. Or, il est rare que des foyers arrivent à épargner autant en dehors de la LPP dont -rappelons-le!- une des finalités est précisément l’épargne pour l’achat d’une résidence principale…

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Les taux d’intérêts négatifs ou la douce confiscation progressive – Partie 1 – Par Liliane Held-Khawam

Nous avons longtemps eu le privilège de bénéficier en Occident d’une gouvernance étatique qui s’intéressait à l’intérêt public. Ce temps est révolu. Même l’appellation « intérêt public » a muté pour devenir « intérêt général ». Les conflits d’intérêts et autres corruptions d’hier sont devenus « lobbying » par « souci » de « réalisme ». La protection des données personnelles a cédé la place à la « transparence » qui fait que des dossiers médicaux peuvent faire aujourd’hui le « buzz » sur Internet.

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La réorganisation du monde: la fin des monnaies nationales Par Liliane Held-Khawam

Il est de plus en plus clair que les crises économiques, politiques, financières et monétaires actuelles constituent autant de préludes à l’accouchement d’un marché unique mondial et supranational. Pourtant à ce jour, peu de personnes savent en quoi consistera l’avenir d’une société dominée par les marchés financiers.

Il ne s’agit plus ici d’être alarmiste mais réalistes. Ce qui est décrit ci-dessous se développe en parallèle d’une soi-disant gouvernance démocratique scrupuleusement vidée de sa substance et de ses moyens.

  • Promesse de prospérité

Le besoin principal et stratégique de ce marché tourne de toute évidence autour de la maximisation de la rentabilité financière. Pour ne pas heurter la sensibilité de l’opinion les documents officiels (Constitutions, traités européens, Nations Unis…) font état de « prospérité ».

L’exemple de la Constitution suisse réformée en 1999 fixe un but clair dans :

–  son article 2al2 « … favorise la prospérité commune, le développement durable, la cohésion interne et la diversité culturelle du pays ».
– son article 54 al2 revient dessus :« La Confédération s’attache à préserver l’indépendance et la prospérité de la Suisse; (..) »

– son article 94 traite carrément des principes de l’ordre économique « 2 Ils (Confédération et cantons) veillent à sauvegarder les intérêts de l’économie nationale et contribuent, avec le secteur de l’économie privée, à la prospérité et à la sécurité économique de la population ».

Le Larousse définit ainsi la prospérité :

• État de ce qui est prospère, marqué par l’expansion et l’abondance.
• État de quelqu’un qui est dans une situation favorable sur le plan économique ou celui de sa santé.

Le marché unique mondial promet donc richesse et abondance. Les dirigeants politiques, économiques et financiers semblent –ou font semblant ?- d’y croire. Ils l’abordent généralement dans les discours sous l’angle de la croissance…

Or, force est de constater que la paupérisation du peuple suisse par exemple n’a cessé d’augmenter depuis la restructuration de fond en comble du pays pour en faire un pilier du mondialisme. Caritas Suisse évaluait jusqu’à 900’000 le nombre de personnes pauvres en 2007 !

Taux de pauvreté et de l'aide sociale en Suisse

Source : http://www.caritasge.ch/cm_data/brochure.pdf

Il est donc indispensable de se plonger dans ce concept de la prospérité/croissance pour voir où cela pourrait nous mener. Nous éviterons volontairement le débat sur le partage/concentration des richesses pour se concentrer sur l’élément moteur qui permet et mesure la prospérité : la monnaie.

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L’heure de la comm’ pour l’adoption de l’euro en Suisse a sonné.. Par Liliane Held-khawam

Les suisses viennent de subir un grand choc suite à l’abandon brutal du taux plancher entre l’euro et le franc suisse. Ce choc a été financier (1)bien sûr mais avant tout psychologique.

Ils ont brutalement découvert qu’ils avaient beaucoup de questions sur la gestion de leur patrimoine. Ceci est plus que légitime. Il est normal que le contribuable père -mère- de famille se pose la question de la gestion de l’argent qui est censé servir son pays, sa monnaie mais aussi de ce que les autorités préparent comme avenir aux générations futures.

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