Les taux d’intérêts négatifs ou la douce confiscation progressive – Partie 1 – Par Liliane Held-Khawam

Nous avons longtemps eu le privilège de bénéficier en Occident d’une gouvernance étatique qui s’intéressait à l’intérêt public. Ce temps est révolu. Même l’appellation « intérêt public » a muté pour devenir « intérêt général ». Les conflits d’intérêts et autres corruptions d’hier sont devenus « lobbying » par « souci » de « réalisme ». La protection des données personnelles a cédé la place à la « transparence » qui fait que des dossiers médicaux peuvent faire aujourd’hui le « buzz » sur Internet.

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La réorganisation du monde: la fin des monnaies nationales Par Liliane Held-Khawam

Il est de plus en plus clair que les crises économiques, politiques, financières et monétaires actuelles constituent autant de préludes à l’accouchement d’un marché unique mondial et supranational. Pourtant à ce jour, peu de personnes savent en quoi consistera l’avenir d’une société dominée par les marchés financiers.

Il ne s’agit plus ici d’être alarmiste mais réalistes. Ce qui est décrit ci-dessous se développe en parallèle d’une soi-disant gouvernance démocratique scrupuleusement vidée de sa substance et de ses moyens.

  • Promesse de prospérité

Le besoin principal et stratégique de ce marché tourne de toute évidence autour de la maximisation de la rentabilité financière. Pour ne pas heurter la sensibilité de l’opinion les documents officiels (Constitutions, traités européens, Nations Unis…) font état de « prospérité ».

L’exemple de la Constitution suisse réformée en 1999 fixe un but clair dans :

–  son article 2al2 « … favorise la prospérité commune, le développement durable, la cohésion interne et la diversité culturelle du pays ».
– son article 54 al2 revient dessus :« La Confédération s’attache à préserver l’indépendance et la prospérité de la Suisse; (..) »

– son article 94 traite carrément des principes de l’ordre économique « 2 Ils (Confédération et cantons) veillent à sauvegarder les intérêts de l’économie nationale et contribuent, avec le secteur de l’économie privée, à la prospérité et à la sécurité économique de la population ».

Le Larousse définit ainsi la prospérité :

• État de ce qui est prospère, marqué par l’expansion et l’abondance.
• État de quelqu’un qui est dans une situation favorable sur le plan économique ou celui de sa santé.

Le marché unique mondial promet donc richesse et abondance. Les dirigeants politiques, économiques et financiers semblent –ou font semblant ?- d’y croire. Ils l’abordent généralement dans les discours sous l’angle de la croissance…

Or, force est de constater que la paupérisation du peuple suisse par exemple n’a cessé d’augmenter depuis la restructuration de fond en comble du pays pour en faire un pilier du mondialisme. Caritas Suisse évaluait jusqu’à 900’000 le nombre de personnes pauvres en 2007 !

Taux de pauvreté et de l'aide sociale en Suisse

Source : http://www.caritasge.ch/cm_data/brochure.pdf

Il est donc indispensable de se plonger dans ce concept de la prospérité/croissance pour voir où cela pourrait nous mener. Nous éviterons volontairement le débat sur le partage/concentration des richesses pour se concentrer sur l’élément moteur qui permet et mesure la prospérité : la monnaie.

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La Banque nationale suisse, notre gigantesque agence de blanchiment d’argent Par Lukas Hässig

Avec des francs qu’elle crée d’un coup de baguette magique, la Banque nationale finance le trou de la dette en euros – la Suisse donne ainsi des ailes à son business perverti de l’exportation.

Billets ciel

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Quand le titre séduisant d’une initiative biaise sa portée

Quand le titre séduisant d’une initiative biaise sa portée

Financiarisation. Casino. Spéculation. Découvert. Fraude. Ces mots à eux seuls représentent une part impressionnante des maux actuels. Nul doute que les tenants de ce système ont pris le pouvoir politique dans le monde occidental. Leur système basé sur une prise de risques permanente et institutionnalisée est gourmand en biens physiques et en argent liquide. Lire la suite

La crise des liquidités européennes financée par l’argent du trafic de paiement des États – Par Liliane Held-Khawam

La BCE et ses alliées financeraient les déficits des pays de la zone euros depuis 2008 à travers le système de trafic de paiement commun. La méthode semble pour le moins surprenante! Dès le 29 avril 2011, un éminent économiste allemand, membre du cabinet de conseil du ministre allemand de l’Economie, du nom de Hans-Werner Sinn titrait son article ainsi : « La stratégie secrète de renflouage menée par la BCE » (1). Les excédents des pays exportateurs financeraient les déficits des autres. Lire la suite

Asia in the Millennium: about miracle, vision and reality. By Prof. Philippe Laurent

Le Professeur Philippe Laurent nous offre un tour d’horizon de la planète finance. Il y détaille les enjeux d’une Asie qui présente les atouts mais aussi les limites des principaux pays qui la composent. La politique monétaire des grandes banques centrales et leur implication en tant qu’investisseurs l’amène à se poser entre autres la question de la bulle spéculative et les risques d’inflation.

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La monnaie scripturale détruit les États! Par Liliane Held-Khawam

Subprimes. Marché financier. Crise financière. Dettes publiques. Sauvetage de banques. Injection massive et dangereuse de liquidités par les banques centrales. Attaques contre le franc suisse. Les exemples du genre sont nombreux. Les scandales aussi. Pourtant tout cela a un dénominateur commun: la monnaie.

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Le mécanisme qui a permis la suppression des dividendes de la Banque nationale suisse – Par Liliane Held-Khawam

Les cantons et la Confédération devront faire sans le milliard de dividendes en provenance de la BNS. La cause?  9 milliards de perte en 2013. Pourtant, une convention signée en mars 2002 (1) avec le DFF (département fédéral des finances) prévoyait de distribuer annuellement 2.5 mia aux actionnaires publics sur une période de 10 ans. Cet accord fut prolongé de 10 ans en mars 2008, soit jusqu’en 2017. Pourquoi alors la BNS ne distribuera-t-elle pas de dividendes en 2013? Lire la suite