L’heure de la comm’ pour l’adoption de l’euro en Suisse a sonné.. Par Liliane Held-khawam

Les suisses viennent de subir un grand choc suite à l’abandon brutal du taux plancher entre l’euro et le franc suisse. Ce choc a été financier (1)bien sûr mais avant tout psychologique.

Ils ont brutalement découvert qu’ils avaient beaucoup de questions sur la gestion de leur patrimoine. Ceci est plus que légitime. Il est normal que le contribuable père -mère- de famille se pose la question de la gestion de l’argent qui est censé servir son pays, sa monnaie mais aussi de ce que les autorités préparent comme avenir aux générations futures.

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Le nouveau-taux-plancher 1euro=1franc est posé!

Voici un graphique qui tendrait à confirmer notre hypothèse que la BNS se cherchait un nouveau taux-plancher qui lui permettra de continuer ses emplettes européennes 20% moins cher…  La courbe franc suisse -euro tourne autour de la parité après son redressement.

Si cela devait se confirmer dans les prochains jours, cela irait dans le sens d’une BNS toujours au service de la BCE… A suivre donc!

https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2015/01/18/comment-la-bns-a-piege-la-suisse-pour-adherer-a-la-zone-euro/

Nouveau taux-plancher

Source: http://www.zonebourse.com/EURO–SWISS-FRANC-EURC-4594/analyse_technique-plein/&plein=1

La Banque nationale suisse, notre gigantesque agence de blanchiment d’argent Par Lukas Hässig

Avec des francs qu’elle crée d’un coup de baguette magique, la Banque nationale finance le trou de la dette en euros – la Suisse donne ainsi des ailes à son business perverti de l’exportation.

Billets ciel

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La crise des liquidités européennes financée par l’argent du trafic de paiement des États – Par Liliane Held-Khawam

La BCE et ses alliées financeraient les déficits des pays de la zone euros depuis 2008 à travers le système de trafic de paiement commun. La méthode semble pour le moins surprenante! Dès le 29 avril 2011, un éminent économiste allemand, membre du cabinet de conseil du ministre allemand de l’Economie, du nom de Hans-Werner Sinn titrait son article ainsi : « La stratégie secrète de renflouage menée par la BCE » (1). Les excédents des pays exportateurs financeraient les déficits des autres. Lire la suite

La monnaie scripturale détruit les États! Par Liliane Held-Khawam

Subprimes. Marché financier. Crise financière. Dettes publiques. Sauvetage de banques. Injection massive et dangereuse de liquidités par les banques centrales. Attaques contre le franc suisse. Les exemples du genre sont nombreux. Les scandales aussi. Pourtant tout cela a un dénominateur commun: la monnaie.

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Le mécanisme qui a permis la suppression des dividendes de la Banque nationale suisse – Par Liliane Held-Khawam

Les cantons et la Confédération devront faire sans le milliard de dividendes en provenance de la BNS. La cause?  9 milliards de perte en 2013. Pourtant, une convention signée en mars 2002 (1) avec le DFF (département fédéral des finances) prévoyait de distribuer annuellement 2.5 mia aux actionnaires publics sur une période de 10 ans. Cet accord fut prolongé de 10 ans en mars 2008, soit jusqu’en 2017. Pourquoi alors la BNS ne distribuera-t-elle pas de dividendes en 2013? Lire la suite

Les reproches abondent contre la Finma. Par Emmanuel Garessus – Le Temps du 29.01.2014

Il est indéniable que l’explosion des interventions passe mal dans une branche où un tiers des banques lutteraient pour leur survie. La multiplication des charges administratives et des réglementations détériore une rentabilité déjà très insuffisante. De plus, la Finma semble interpréter son mandat de façon extrêmement large. Car, non contente de surveiller, elle a pris d’innombrables initiatives qui appartiennent de facto au Conseil fédéral, lui reproche-t-on. En tant que producteur de normes, elle omet de trop considérer le rapport coût/bénéfice de son interventionnisme. Lire la suite

Eveline Widmer-Schlumpf est allée trop loin. Par Liliane Held-Khawam – Le Temps, 12.06.2013

USA SCHWEIZ JUSTIZ

Stabilité. Voilà un mot magique qui a longtemps qualifié la Suisse, ses institutions, son économie et sa politique financière et monétaire. De nombreux spécialistes y ont vu une des raisons du miracle économique helvétique.

L’arrivée d’Eveline Widmer-Schlumpf à la tête du Département des finances (DFF) est en train de changer la donne.

Depuis 2010, la conseillère fédérale multiplie les chantiers dans tous les sens sans qu’une stratégie globale ou partielle ne soit communiquée. Les dossiers sont lourds et contraignants pour le pays. Tout semble urgent.

La seule certitude est que, le jour où elle quittera son poste, la restructuration du pays aura été profonde, cinglante, chaotique et induite par la volonté d’une seule personne.

Il y aura un avant et un après-Eveline Widmer-Schlumpf. En attendant, ses actions choquent de plus en plus, aussi bien sur le fond que sur la forme. Eveline Widmer-Schlumpf n’en a cure. Sa résilience résiste à tout.

Eveline Widmer-Schlumpf polarise la vie publique. Son monde semble se diviser entre les tenants de la finance (grandes banques too big to fail), de la puissance (Etats-Unis, Union européenne…) et du pouvoir (Fonds monétaire international, OCDE…), d’une part, et le peuple suisse, ses élus et ses PME, d’autre part.

Son comportement semble aussi à géométrie variable. Son style de négociation avec les puissants relève d’une soumission doublée de grande générosité. On la voit multiplier concessions et chèques en blanc sans contrepartie aucune.

Face au peuple et à ses élus, Eveline Widmer-Schlumpf pratique le «there is no alternative» cher à Mme Thatcher. Le problème de la méthode est qu’Eveline Widmer-Schlumpf a, elle, un problème de légitimité pour se permettre de contrer l’opinion publique et de se passer de soumettre sa politique aux référendums.

Son parti ne représente que 4,5% d’élus au National et 2% aux Etats. Sa présence même au Conseil fédéral relève du miracle.

Au niveau opérationnel, le citoyen tend à perdre le capital de sympathie en cherchant en vain sa stratégie. Quant à sa communication, elle est dominée par le secret et l’opacité exigeant ainsi une confiance aveugle hélas évaporée.

Propreté de l’argent, préservation des emplois, règlement des litiges, respect du droit… sont omniprésents dans ses discours. Ses actions laissent supposer l’inverse. Il semble par exemple qu’une petite équipe de patrons de banque, avocats et autres fiduciaires (1)pas forcément suisses aient instauré un système encourageant des Américains à frauder le fisc. Ces personnes seraient connues des autorités américaines et suisses. Elles risqueraient gros aux Etats-Unis. Les infractions seraient graves et répétées.

En quoi leurs déboires privés concernent-ils le citoyen suisse? Pourquoi Eveline Widmer-Schlumpf en fait-elle une affaire d’Etat? Pourquoi ces personnes ne sont-elles pas livrées à la justice américaine?

Cet amalgame entre le privé et le public est un drame pour la Suisse et pour ses citoyens, que l’on charge – moralement et financièrement – de manière indue d’actes répréhensibles.

Eveline Widmer-Schlumpf voudrait faire admettre, mais sans informer (!), un accord avec les Etats-Unis. Elle y autoriserait les banques à dénoncer des collaborateurs. Elle investirait donc d’une autorité publique ceux-là mêmes qui ont mis le monde à genoux par des pratiques apparentées à un système inqualifiable!

On nous annonce 12 banques. Ce ne serait donc pas un fait isolé mais un système.

De toute façon, des employés de banque n’auraient pu initier sans leur hiérarchie un mouvement d’une telle ampleur transnationale. Ce serait donc cette même hiérarchie qui dénoncerait ses collaborateurs? Elle aurait intérêt à envoyer au feu américain les personnes qui en savent le moins. Eveline Widmer-Schlumpf serait prête à sacrifier les droits de citoyens innocents!

Mis à part l’aspect insoutenable et antidémocratique de la chose, la Suisse passerait aux yeux du monde pour une république bananière.

L’effet sur sa place financière est garanti. Les Etats-Unis, qui défendent leur industrie financière, le savent bien. Côté suisse, on sacrifie toute une industrie de pointe pour quelques brebis galeuses.

Eveline Widmer-Schlumpf engagerait le contribuable pour le paiement de milliards de francs (10?) d’amendes.

UBS et Crédit Suisse seraient déjà garanties quelle que soit leur gestion (malversations incluses) grâce à la loi too big to fail d’Eveline Widmer-Schlumpf.

Aucune sanction ni aucune protection d’emplois n’y sont prévues. Le chèque en blanc est doublé d’immunité totale. Fortes de ce soutien sans limite, ces banques se déploient à Singapour. Le secret bancaire y est intact et échappe à la stratégie de l’argent propre d’Eveline Widmer-Schlumpf. La BNS, toute dédiée à leur cause, les y a rejointes en mars.

La politique d’Eveline Widmer-Schlumpf qui mélange intérêt public et haute finance internationale est indigeste. Ses échecs répétés détruisent sérénité et stabilité.

Envisager de priver des citoyens de leurs droits est un dérapage grave. Si cette technique de forcing antidémocratique doit réussir, il faudra se préparer à une descente aux enfers. Les crises gagneront en ampleur et en quantité (la France s’y met). La démocratie sera en lambeaux.

Combien de temps la Suisse peut-elle encore supporter Eveline Widmer-Schlumpf à la tête du DFF?

Liliane Held-Khawam

Paru dans Le Temps

1. « Affaire UBS: Série noire », par Yves Steiner, Lombard Street.