Contrats covid : quand les dirigeant suisses deviennent les lobbyistes de l’industrie du VACCIN. Partie1- Vincent HELD

La déclassification, le mois dernier, d’une partie des « contrats covid » passés entre l’État suisse et ses divers fournisseurs de vaccins censés répondre à la fameuse « pandémie », commence à faire quelques vagues. Car les documents en question auront révélé des mensonges délibérés des institutions helvétiques quant aux risques présentés par ces produits « développés dans l’urgence ». Or, ces fake news officielles auront non seulement permis au gouvernement de l’époque de dépenser des milliards de francs pour des dizaines de millions de doses surnuméraires, mais elles auront encore directement mis en danger la santé des personnes exposées à cette campagne de désinformation en règle !

Car le gouvernement suisse avait, à l’époque, présenté les produits en question comme étant « sûrs et efficaces » – et ce alors même que Moderna, tout au moins, avait déjà expliqué noir sur blanc que ses productions représentaient des « risques »… en matière de « sécurité et d’efficacité », précisément !

Nous voici donc face à un authentique scandale d’État, dont la teneur aura été brillamment mise en lumière par notre amie Amèle Debey, dans une publication-choc parue dans sa revue numérique L’impertinent seulement trois jours après les révélations contraintes et forcées de l’Office fédéral de la Santé publique (OFSP).

C’est cette même publication que nous reproduisons ici en partie et avec son autorisation.

« Vaccins Covid: la publication des contrats confirme les mensonges d’État » (L’impertinent, 19/04/26)

Tandis que certains médias se réjouissent de ce qu’ils estiment être « une transparence totale », il est bon de rappeler que l’Office fédéral de la Santé publique (OFSP) s’est cantonné à une application stricte de la décision du Tribunal administratif fédéral en ne retirant le caviardage que pour Moderna et Novavax qui faisaient l’objet de recours. Les autres contrats disponibles sur le site de l’OFSP sont toujours largement caviardés: à savoir ceux de Pfizer, AstraZeneca, Janssen et Curevac.

« TRANSPARENCE TOTALE » : un mot d’ordre politique mensonger, que l’agence de presse officielle Swissinfo aura réussi à faire relayer tel quel par nombre de médias suisses romands… (Image et commentaire ajoutés par rapport au texte original de L’Impertinent)

Pour que deux de ces contrats conclus au nom du peuple suisse soient enfin publiés, il a fallu qu’un citoyen courageux, Rémy Wyssmann, assume seul les frais de recours contre les fabricants et l’administration réticents. Et si vous rêvez de découvrir le reste? Pas de problème: il suffira de recommencer le parcours du combattant, recours après recours, fabricant après fabricant.

Un vaccin « sûr et efficace »

Le 19 décembre 2020, Alain Berset – alors ministre de la santé – s’exprime à la suite de l’autorisation de Pfizer par Swissmedic (Moderna sera autorisé dans la foulée le 12 janvier 2021):

Qu’en dit le fabricant? 

Or, […] les laboratoires ont clairement indiqué dans leur contrat ne pas pouvoir assurer la qualité des doses:

Les mêmes précautions sont prises dans les documents de 2020 (contrat d’accord) et de 2021 et de 2022 (contrats d’achat) […]

Malgré ces déclarations noir sur blanc et toujours valables, Swissmedic convertira les autorisations à durée limitée de Moderna en autorisations définitives, le 18 novembre 2023. (À l’exception de celle pour les 6 mois à moins de 5 ans et du vaccin BA.1 dont la souche ne circule plus) […]


Un tour d’horizon plutôt édifiant en lui-même ! Et qui est singulièrement mis en relief par ce que l’on a pu apprendre, dans l’intervalle, de l’impressionnante diversité des effets secondaires graves susceptibles d’être générés par ce type de produits.


Source : Agence nationale française du médicament (ANSM), « Effets indésirables des vaccins contre le Covid-19/Données de pharmacovigilance » (actualisation au 08/06/2023)

Des effets toxiques multiples entretemps largement étayés par la recherche scientifique

Il y a plusieurs années déjà en effet que les pathologies les plus diverses figurent parmi les potentiels « effets indésirables » scientifiquement démontrés des « vaccins covid » :

…pour ne citer que les quelques études publiées par de grandes universités et/ou des revues médicales prestigieuses qui auront été portées à notre connaissance.

En Suisse, le Comirnaty de Pfizer continue d’être proposé à la vente en vue de fournir une « immunisation » (tout au moins partielle) contre les infections covid, notamment par le groupe de pharmacies de supermarché Coop Vitality. A en croire cette société, « des effets secondaires légers à modérés peuvent survenir [suite à la vaccination contre le covid-19], tels que douleur au point d’injection, fatigue, maux de tête, douleurs musculaires ou une légère fièvre. En règle générale, ces symptômes sont passagers et disparaissent spontanément après quelques jours. » (Extrait du site web de Coop Vitality, état au 07/05/26, traduit de l’allemand par nos soins).

En Suisse comme ailleurs, il apparaît que le public (corps médical compris) a encore beaucoup de retard informationnel à rattraper quant à la nocivité des produits qui, à l’époque, lui avaient été si agressivement présentés comme « nécessaires à une sortie de crise ».

La prise de conscience graduelle qui s’amorce entraînera ainsi fatalement avec elle de lourds questionnements quant aux motifs qui ont pu donner lieu, parmi certains de nos responsables médicaux et politiques, à des manquements aussi appuyés à leurs devoirs de fonction les plus élémentaires.

MINI-DOSSIER : LE JACKPOT DES PHARMAS

(SÉLECTION DE COUPURES DE PRESSE)

« Dégâts des vaccins contre la Covid-19 : pourquoi les entreprises pharmaceutiques ont été exonérées de toute responsabilité » (Publication du média national public SRF, 17/04/2026)

Pendant près de six ans, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a refusé de divulguer les contrats conclus avec les laboratoires pharmaceutiques américains Moderna et Novavax. Ces contrats concernent l’achat de vaccins contre la Covid-19. En août 2020, avant même l’approbation du vaccin, la Suisse a commandé des millions de doses à Moderna. Une commande a été passée auprès de Novavax en février 2021.

La Suisse a déboursé près d’un milliard de dollars américains pour 31 millions de doses du vaccin Moderna, soit environ 32 dollars la dose. Le gouvernement fédéral a reversé une fraction de cette somme à Novavax : environ 20 millions de dollars. Or, ce ne sont pas seulement ces sommes qui suscitent la polémique, mais aussi les clauses de responsabilité spécifiques négociées par le gouvernement fédéral avec les fabricants.

La responsabilité des fabricants est très limitée. Ils ne sont responsables qu’en cas de faute intentionnelle, de négligence ou de défaut de fabrication. Pour tous les autres risques, notamment les effets indésirables rares (sic), l’État accorde une forme d’exonération (Freistellung). Autrement dit, la Suisse indemnise les éventuelles demandes de dommages et intérêts […]

Sarah Wyss, experte en politiques de santé au sein du Parti social-démocrate (PS), voit un aspect positif dans la publication des documents non expurgés. Compte tenu des circonstances exceptionnelles de la pandémie, elle juge justifié que l’État fédéral ait déboursé environ un milliard de dollars américains pour le vaccin Moderna : « Je pense que cette transparence est importante pour le public. Et je ne vois aucune honte à payer une telle somme. La situation était extraordinaire et nous avons reçu le bon vaccin le plus rapidement possible. » En revanche, Rémy Wyssmann, expert en politiques de santé au sein de l’Union démocratique du centre (UDC) et avocat spécialisé en droit de la responsabilité civile, déclare : « Nos craintes se sont confirmées. Ces contrats contiennent des clauses d’exonération de responsabilité flagrantes. Autrement dit, le fournisseur du vaccin n’assume aucune responsabilité quant aux risques ; ceux-ci sont transférés au public et au contribuable. Le fournisseur peut simplement livrer le produit et encaisser le paiement – ​​et c’est le public qui paie la facture. » M. Wyssmann fait partie des plaignants qui ont exigé de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) la publication des contrats non expurgés. […]

« Le trop-plein de doses de vaccins anti-Covid vire à l’énigme » (Publication du média national public Swissinfo, 13/07/2022)

Que va pouvoir faire la Suisse de son surplus de quelque 38 millions de doses de vaccins contre le Covid? L’énigme reste entière. La plupart de ces doses devraient être administrées d’ici fin 2022, date de péremption oblige […] Pour les années 2020 et 2021, le gouvernement a confirmé avoir reçu 21 millions de doses. Sur ce total, quelque 16 millions ont été administrées. Pour la seconde partie de cette année, les autorités ont confirmé disposer encore de 34 millions de doses supplémentaires, dont 19 millions qui seront données.   

La Suisse pourrait ainsi avoir engrangé finalement quelque 74 millions de doses pour une population totale d’environ 8,7 millions d’habitantes et d’habitants […]

Cette surabondance soulève la question de savoir pourquoi autant de doses de vaccins ont été achetées sans qu’une planification ait pu être réalisée en amont […] L’ONG suisse Public Eye affirme que Berne aurait déboursé entre 60 et 150 millions de francs pour des doses excédentaires, calcul basé sur des contrats similaires conclus entre des pays membres de l’UE et des fabricants […]

Interpellation du ministre de la Santé Alain Berset par le député Philipp Matthias Bregy, le 01.06.2022 : « Acheter 33 millions de dose de vaccin n’est-il pas un peu exagéré ? » (Parlament.ch)

P. M. Bregy : Le Conseil fédéral entend acheter pour l’hiver prochain 33 millions de doses de vaccin ayant une durée de validité de 9 à 12 mois, alors que la Suisse ne compte même pas 9 millions d’habitants. Combien de doses de vaccins ont été administrées à ce jour en Suisse et pourquoi a-t-on besoin pour ces prochains mois de 33 millions de nouvelles doses ?

A. Berset : À ce jour, 15,7 millions de doses de vaccin ont été administrées en Suisse […] En 2022, 33 millions de doses de vaccin seront disponibles […] Le gouvernement fédéral a acheté 14 millions de doses de vaccin à ARNm auprès des fabricants et a exercé des options pour 14 millions de doses supplémentaires en décembre 2021. Cette mesure garantit la disponibilité d’un vaccin adapté l’automne prochain […] Avec cette stratégie, le Conseil fédéral était déjà conscient, au moment de l’acquisition, que toutes les doses de vaccin ne seraient pas utilisées en Suisse […]

A. Berset : J’ai compris la première partie de la question, mais pas la seconde.

P. M. Bregy : Est-il exact que nous avons deux fois plus de doses de vaccin pour 2022 que nous n’en avons utilisé jusqu’ici – et qu’il y a 29 millions de doses que nous ne pouvons pas décommander ?

A. Berset : Je crois que je n’ai toujours pas compris la seconde partie de la question […] Mais voici comment je répondrais à la première : il est vrai que nous disposons de 33 millions de doses de vaccin pour 2022, dont 4 millions reportées de 2021. Cela représente donc 29 millions de doses supplémentaires. Il s’agissait d’une décision délibérée du Conseil fédéral, dans le cadre des crédits d’engagement émis. Ce choix était mûrement réfléchi, car nous souhaitons obtenir les meilleurs vaccins, les plus récents. Cependant, nous ignorons encore lesquels seront les plus efficaces […] Les fabricants adoptent actuellement différentes stratégies de développement des vaccins, et nous ne savons absolument pas lesquels seront efficaces […]

Vincent Held

Rappel:

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