RESUME: Le modèle d’affaires promu par le Water Resources Group paraît à ce stade fort clair : faire tourner l’eau courante en circuit fermé, tout en répercutant les coûts sur le public. Et, dans le même temps, privatiser les ressources d’eau potable naturelle de la région pour la revendre en bouteille, sur place ou plus loin.
Avant-propos: Dans son article de 2020 intitulé « Bill Gates a un projet alimentaire sain pour vous à base… d’excréments humains ! L’exemple de la Swiss Food Valley », Vincent Held nous alertait sur le fait que l’économie circulaire nous mettait à disposition déchets, et autres excréments dans nos assiettes et nos verres.

Dans cet article édifiant, Vincent revient sur une astuce escrologique énorme d’ampleur planétaire, que nous pouvons caricaturer ainsi:
Les égouts recyclés en eau de robinet ! Vincent Held
Dans l’épisode précédent, nous avions mis en évidence le cas de Forbach. Une petite ville mosellane qui se voit aujourd’hui approvisionner en eaux lourdement traitées venues d’Allemagne… alors même qu’elle est assise sur une abondante nappe phréatique dont l’eau peut être bue sans aucun traitement ! https://lilianeheldkhawam.com/2025/06/24/hold-up-sur-leau-potable-2-2-la-supercherie-de-lhydrogene-vert-par-vincent-held/
A force d’inciter les communes de la région à ne pas aller puiser dans les eaux de l’immense et abondante nappe phréatique sur laquelle elles sont assises, la nappe a fini par déborder ! Il s’agit désormais de pomper des « millions de m3 » (c’est-à-dire des milliards de litres) d’eau potable par année pour protéger les villages avoisinants de l’inondation ! Mais sans pour autant exempter les communes en question de consommer l’eau traitée allemande , comme en témoigne le cas spectaculaire (et désolant) de Forbach…
Il paraît dès lors utile d’observer que l’approvisionnement en eau de cette bourgade est géré par la société Veolia, qui sert donc à la population du crû – contre paiement – une eau de nettement moins bonne qualité que celle dont elle pourrait disposer gratuitement !
Faire boire l’eau des égouts
Ce constat étant posé, l’on sera déjà un peu moins surpris d’apprendre que l’empire Veolia milite activement en faveur d’une réutilisation de l’eau des égouts pour nous la resservir au robinet…
BOIRE L’ÉGOUT – Une thématique qui, depuis l’annonce de la « fin de l’abondance » de l’eau potable par le président Macron en février 2022, a largement pris pied dans le discours médiatique francophone…
… et pas que dans le discours médiatique, puisque Veolia a justement ouvert sa première usine de potabilisation de l’eau des égouts en Vendée en novembre 2023. Une installation qui ne sera utilisée que « pour la période de mai à octobre »… et encore, seulement « les années sèches »… promis juré !
SINGAPORE PRIDE
Idéologie similaire en Suisse
La Radio télévision suisse (RTS), qui se plaît à constamment annoncer des sécheresses dans l’un des pays les plus abondants en eau potable naturelle au monde, promeut activement « l’économie circulaire » de l’eau. On notera d’ailleurs que la Confédération suisse finance généreusement le Water Resources Group, un lobby de l’eau en bouteille mené par Nestlé et Coca-Cola – et qui milite ouvertement en faveur du modèle singapourien ! [1]
Le développement durable promeut dans les faits l’eau en bouteille
Voilà en effet la logique qui se cache derrière cette « gestion durable » des circuits d’eau courante : si vous voulez boire de l’eau de bonne qualité, vous n’avez qu’à l’acheter dûment embouteillée et au prix du marché mondial. Pour le reste, l’eau des égouts fera amplement l’affaire. Après l’avoir épurée aux frais des collectivités publiques de votre région, bien entendu.
« Peter Brabeck [le président émérite de Nestlé] a parfaitement raison. […] Cette ressource, l’eau, va devenir plus chère.« (Le ministre suisse de l’Environnement Doris Leuthard, en juin 2013) [2]

Pourquoi en effet offrir presque gratuitement à la population une eau que l’on pourrait aussi bien lui vendre en bouteille ? Et qui pourrait éventuellement également s’exporter sur le marché mondial…
Captation de l’eau pour sa revente aux nantis, un projet mondial
« La soif d’eau croissante de la Chine suscite un tollé. Des entreprises pompent l’eau des nappes phréatiques en Nouvelle-Zélande et en Australie [en pleine sécheresse] provoquant des manifestations. » (The Wall-Street Journal, septembre 2019)
Comme le remarquait l’agence Reuters en 2007 déjà, le commerce international de l’eau potable par tanker a vocation à croître dans des proportions considérables au cours des prochaines décennies. En témoigne, par exemple, la participation du pétrolier anglais BP aux activités de lobbying du Water Resources Group, qui vise prioritairement les marchés indien et chinois.
Toujours est-il que le modèle d’affaires promu par le Water Resources Group paraît à ce stade fort clair : faire tourner l’eau courante en circuit fermé, tout en répercutant les coûts de ce mode de fonctionnement un peu particulier sur le public. Et, dans le même temps, privatiser les ressources d’eau potable naturelle de la région pour la revendre en bouteille, sur place ou plus loin.

Ceci étant posé, il nous reste toutefois encore à tenter de comprendre pourquoi il est tellement plus intéressant pour des sociétés telles que Veolia de « recycler » le liquide des égouts plutôt que, par exemple, de dessaler de l’eau de mer.
Toilet economy : les potentialités économiques insoupçonnées de l’eau des égouts
L’on se souviendra en effet que dès le milieu des années 2010, un certain Bill Gates s’était mis en scène à diverses reprises buvant de « l’eau de caca » (poop water) supposément issue des toilettes et censée avoir contenu auparavant « des matières fécales ».
SANTÉ !
Bill Gates et la vedette de talk show américaine Jimmy Fallon en train de trinquer à « l’eau de caca » en janvier 2015.
Verdict : « on dirait de l’eau minérale » ! (The Tonight Show / Youtube)
Collectivisation des eaux usés par un organisme privé. Le Toilet Board Coalition
Car le recyclage à l’infini de l’eau des toilettes représente l’un des aspects-clés de la « Toilet Economy », que Bill Gates promeut à travers une organisation « à but non lucratif » : la Toilet Board Coalition. Regardez les organismes impliqués

Là encore, l’on retrouve Veolia parmi les partenaires-vedettes de la « Toilet Board Coalition », lancée par la Fondation Gates. On notera d’ailleurs que ce lobby « caritatif« rassemble des soutiens politiques de poids, puisque l’ONU s’y est agrégée via l’UNICEF. Au point même que l’idée d’une réutilisation à l’infini de l’eau des égouts est désormais pleinement intégrée aux objectifs de « développement durable » de l’ONU !
L’économie circulaire, une histoire de fric. Encore et toujours.

Ce modèle basé sur vos eaux de toilettes vaut des centaines de milliards et tout ce petit monde répond à l’objectif de développement durable 6 de l’Agenda 2030!

Water Environment Federation (WEF)
Voici un autre grand champion du « droit à une eau propre » de l’ONU : la Water Environment Federation (WEF). Une organisation basée aux États-Unis et qui regroupe quelque 75 associations-membres représentant aussi bien les différents États US que des dizaines de pays d’Amérique latine, d’Asie – et, bien sûr, d’Europe (dont la Suisse)… Or, là encore, il s’agit de faire la promotion de « l’économie circulaire de l’eau », soit la reconversion des égouts en eau « potable ». Une thématique si chère à la Water Environment Federation que celle-ci y consacre même une rencontre annuelle !
Et là encore, l’on se retrouve non seulement en compagnie de Veolia, mais également de Nestlé… deux sociétés qui s’intéressent non seulement à notre eau (minérale ou courante), mais encore aux fabuleuses opportunités de la Toilet Economy en matière alimentaire !
Avec des modèles d’affaires en plein essor, que nous découvrirons dans le prochain épisode.
Vincent Held
Notes et références
[1] « Water Resources Group reçoit un soutien important de la Suisse, puisque 7,4 millions de francs lui sont alloués (2012-2017) au titre des contributions de la DDC. » (Voir p. ex. « Accès à l’eau. Un droit humain » (interpellation n°18.3203 de la députée Arslan Sibel), parlament.ch, 14/03/2018.) Sur les relations incestueuses entre Nestlé et le Département du développement et de la coopération (DDC) de la Confédération suisse, voir notre Civilisation en crise (2020).
[2] Débats du Conseil national sur la motion « Pour une interdiction du négoce de l’eau » (Objet n°11.3705), parlament.ch, 19/06/2013.
[3] Avec d’ailleurs des ramifications à Singapour, qui sert comme on l’aura compris de laboratoire pour le développement des « chaînes de valeur » de la Toilet Economy.
Les livres de Vincent Held sur https://reorganisationdumonde.com/ .












Il y a 40 ans environ j’ai eu l’occasion de discuter avec quelques ingénieurs de la compagnie générale des eaux, moi-même je fabriquais des pompes doseuses. La discussion portait sur le coût astronomique de la purification des eaux usées (égouts) pour obtenir la qualité des eaux de sources de montagne, on arrivait pour être parfait à une aberration économique pour simplement imiter la nature, je gage qu’aujourd’hui il en est de même, le coût reste sidéral (si on veux faire les choses BIEN.) , n’en déplaise aux bidouilleurs de l’eau !
Pingback: Les égouts recyclés en eau de robinet ! Dossier Hold-up sur l’eau potable – Le libre arbitre
Le danger de laisser les commerçants diriger l’Humanité est qu’ils obéissent au principe : créer un problème, si possible à l’échelle mondiale, puis proposer des solutions qui rapportent gros :
– l’eau,
– le climat,
– les pandémies,
– l’énergie,
– l’alimentation,
– les guerres,
– l’armement,
– les faux problèmes sociaux et politiques,
– le faux messianisme et les fausses prophéties,
– les fausses philosophies amorales talmudique et kabbalistique,
– le Mal comme moyen pour enrichir et glorifier une minorité d’imposteurs,
– etc.
L’ingénierie sociale, la géopolitique mondialiste, l’uniformisation de la pensée, la suppression du libre-arbitre et de la liberté d’expression, le communisme, le spiritualisme, la cosmologie, le monisme métaphysique, l’initiation à l’occultisme antique et la richesse comme droits de suprématie absolue par une oligarchie ploutocratique, etc. Ces notions sont purement talmudiques, donc amorales et contre l’Humanité.
Même si certaines idées peuvent être logiques et acceptables, elles émanent d’une caste oligarchique très sélectionnée par le Talmud. Ursula a dit récemment que c’est le Talmud qui dirige l’Europe. Il y a de quoi s’inquiéter, s’insurger et se scandaliser. Le Talmud a été écrit dès le 2e siècle ap en réaction contre le Christianisme et l’Humanité. Racisme et haine sont les fondements du Talmudisme. La Kabbale, écrite au XIIe siècle, est venue en renfort pour imposer une religion et une philosophie amorales, irrationnelles et démoniaques.
La caste oligarchique prévoit une dépopulation majeure du monde par différents moyens secrets déjà en vigueur : épandages aériens de métaux lourds, diffusion de virus OGM, création de vaccins qui tuent, rendent malades et modifient l’immunité et la fertilité, modifications artificielle du climat, incendies de forêts et séismes volontaires, guerres fabriquées, etc. Toutes ces actions criminelles sont à forts rendements pour les conspirateurs qui détiennent les monopoles dans la finance, l’économie, les lobbies, les principales multinationales et les médias.
L’Humanité est instrumentalisée pour servir les intérêts pécuniers de l’oligarchie pour des raisons souvent imaginaires ou falsifiées. Il est donc vital et de grande importance de demander une expertise à des chercheurs honnêtes, indépendants et incorruptibles pour valider ou non les présupposés problèmes de société énoncés par l’oligarchie régnante.
Cet article parle d’un sujet important mais la confusion conceptuelle est claire. Pour le cas du Singapour le traitement des eaux usées me semble logique. C’est la ville-Etat avec la 3ème plus grande densité démographique au monde. En plus la ville a assez d’argent pour le faire grâce aux revenus énormes de la mafia financière. Donc il me semble plutôt bien que l’eau là bas soit traitée c’est le grand minimum.
Pour des autres pays / régions où l’eau existe, il s’agit clairement d’une aberration économique et écologique les embouteiller ou les mettre dans des tuyaux pour la production d’hydrogène.
Je pense qu’il faut bien faire la distinction sans jamais oublier que le gros de la consommation et du gaspillage vient des secteurs productifs (industrie, agriculture extensive notamment du type monoculture, production industrielle des animaux, etc.). C’est un problème lié au système capitaliste, où l’exploitation de la nature se justifie sous les dogmes de la croissance et de l’innovation.
MKa, en fait le seul message voulu par l’auteur semble de vouloir informer le public que les eaux usées ont vocation à être bues alors que l’eau potable, notamment des nappes phréatiques, sont destinées à la mise en bouteille. Et enfin qu’à toutes les étapes du processus, les humains doivent sortir leur porte-monnaie.
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@MKa Dans ce cas-là, j’imagine qu’ils n’ont pas non plus d’autre choix que de manger des concoctions à bases de larves d’insectes nourris avec leurs propres excréments. Parce que c’est exactement ce que l’on est en train de leur préparer en Malaisie voisine – avec le concours de Nestlé, Veolia, etc. Idem pour l’Angleterre d’ailleurs, où ces ingrédients – qui peuvent être glissés dans un nombre considérable de produits alimentaires industriels – sont déjà autorisés.
A voir dans le prochain épisode…
Nous sommes plus très loin de » Soleil Vert « .
@Vincent Held, je me référais à l’eau. Pour la nourriture, c’est un autre sujet. Certes, certains acteurs comme Nestlé sont actifs dans les deux domaines, mais je ne trouve pas utile mélanger les deux sujets à la légère.
C’est clair que le transport de nourriture (des pays voisins par exemple) est beaucoup plus facile et économique que le transport d’eau potable.
En gros, je suis d’accord avec vos critiques par rapport à l’industrie alimentaire. Mais l’argument slippery slope doit être utilisé avec parcimonie. C’est n’est pas parce que je trouve logique que les singapouriens traitent leur eau avec la technologie qui existante (sauf si cette technologie n’arrive pas à traiter l’eau – mais cela n’est pas le cas à ma connaissance) que je soutient la propagande qui veux nous faire consommer des produits vegans ultratransformés pour « sauver la planète », tandis que le gaspillage reste la norme au niveau écnonomique.
Il faut savoir que l’oligarchie qui se croit tout permis, avec Bill Gates comme chef de bande, sont des Kabbalistes et donc des satanistes.
En plus de l’inversion de la pensée et des valeurs, ainsi que le pédosatanisme, les satanistes ont une propension à la coprophagie et au cannibalisme. Cela explique certaines propositions de fabrications alimentaires.
Pour les satanistes, le sommet du plaisir, c’est tourmenter sexuellement des enfants, manger des excréments et de la chair humaine.
Car la Kabbale et le satanisme sont fondés sur la transgression. Transgressions de la normalité, de la morale et des sentiments innés.
Le summum de la transgression étant le viol, la torture et le meurtre d’enfants. L’enfant représente la pureté et l’innocence.
Actuellement, nous sommes guidés par des personnes dont il serait utile d’analyser la religion, la doctrine et les motivations.
Souhaitons que l’affaire Epstein soit le début d’une série de révélations qui ouvriront la boite de Pandore du satanisme mondial.
Pour ceux qui souhaitent mieux connaître le satanisme dans la politique et l’affaire Epstein, ce lien est essentiel : https://www.bitchute.com/video/ooAx9G5ygw76
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