BNS: Nous devons la faire auditer par des locaux loyaux avant la potentielle catastrophe ! Liliane Held-Khawam

bns-logo

Ils sont jeunes. Ils sont suisses. Leur parti s’appelle Up!Schweiz, en français le parti de l’indépendance. Ils ont compris les risques de la politique suicidaire de la BNS et nous offrent un visuel qui montre que la BNS commence à dépasser la Suisse en taille.

Silvan Amberg, fiscaliste chez Price Waterhouse, dénonce le comportement de la banque centrale et les conséquences potentiellement désastreuses de sa politique. Il dit ceci dans Die Zürcherin

  • « La Banque nationale joue un jeu dangereux »
  • « Personne ne sait ce qui se passera si la bulle de change éclate et que se décompose la valeur du franc. Il est peu probable que la BNS peut liquider ses investissements à temps et éponger la liquidité du marché dans un tel cas. Finalement, le contribuable ou les épargnants vont payer la facture de l’inflation lorsque, par exemple, nos épargne-retraite perdent leur valeur ».

Et voici le visuel que le parti nous offre:

PIB Suisse BNS.PNG

https://snbchf.com/2017/03/riskante-snb-wahrungswettbewerb/

La BNS continue de bénéficier des divisions linguistiques du pays, combinées à la mansuétude des médias mainstream qui n’attirent pas l’attention du grand public sur le jeu explosif de la banque centrale, qui agit sous une influence combinée des intérêts privés globaux et de puissances étrangères.

Profitons pour rappeler ceci:

  1. Le plus gros actionnaire de la BNS après les établissements bancaires cantonaux est allemand
  2. Le trafic de paiement et le fameux compte de virements géant est géré par SIC, une entreprise filiale de SIX group, elle-même détenue en majorité par UBS et CS.
  3. Le président de UBS est allemand et ancien patron de la banque centrale allemande.
  4. SIC est géré par un citoyen allemand, patron du trafic de paiement de UBS.
  5. Le trafic de paiement en euros est totalement sous-traité à SECB, une banque ALLEMANDE, détenue par UBS, CS, Telekurs, Postfinance. Telekurs appartient à SIX et Postfinance est présidée par un administrateur d’une structure financière qui provient de UBS.
  6. Les excédents des virements ne sont plus comptabilisés dans les relevés de la BNS. Ceci est écrit en toutes lettres!!!
  7. Enfin, les actifs gigantesques et hautement politiques ne sont pas gérés par la BNS mais par des managers d’actifs. Les rumeurs insistantes émettent le nom de Blackrock (américain) en tant que gestionnaire de ce trésor. Blackrock dont le vice-président n’est autre que l’ancien patron de la BNS.
  8. Un des actionnaires significatifs de UBS est… Blackrock.

UBS Blackrock actionnaire.png

Un petit monde donc germano-américain est puissamment présent dans la gestion de la banque centrale suisse qui semble hors de contrôle de l’Etat et des citoyens qui en sont les garants. Car il faut rappeler que chaque franc affiché au compte de virement et autres passifs de la BNS est sous garantie du pays!!!

Sans être le moins du monde de gauche ou assimilé, nous ne pouvons imaginer à ce stade une autre solution que de nationaliser urgemment ce mastodonte qui fera passer l’épisode Swissair et autre UBS pour de minuscules amuse-bouches….

Il faut faire établir urgemment un audit par des locaux loyaux pour évaluer l’ampleur des engagements internationaux de cette banque qui peut couler le pays…

Liliane Held-Khawam

Egalement en annexes:

«La BNS met en danger la prospérité et l’avenir» (20 minutes)

Selon Oswald Grübel, ex-boss d’UBS et du Credit Suisse, les banques centrales disposent d’une «arme de destruction massive».

(…)

Un risque à 75’000.- par habitant

Oswald Grübel cite le bilan la Banque nationale suisse (BNS) comme exemple de risque pour l’Etat. Il s’élève à plus de 600 milliards de francs, soit 75’000 francs par habitant.

Il aurait préféré «laisser le pays traverser une brève récession, plutôt que de mettre en danger la prospérité et l’avenir». Oswald Grübel s’attend à ce que la politique monétaire actuelle se termine par un krach, si les banques centrales perdent leur crédibilité. Ce qui peut durer dix ans ou plus.

L’ex-patron d’UBS et de Credit Suisse critique également les banques commerciales. «Sans bénéfices, il ne peut pas y avoir de bonus», a-t-il souligné. Mais il y a des managers qui reçoivent dix millions de francs, alors que l’entreprise enregistre des pertes, glisse celui qui avait touché 13,1 millions de francs à titre de dédommagement à son arrivée à UBS en 2010.

M M. Montoya, l’homme-clé de l’architecture germano-suisse.

Le patron de SIC, sous-traitant de la BNS. Il était jusqu’à un passé récent head of global payments &cash management services chez UBS!!! Il est actuellement « Leiter Cash & Trade Finance, UBS Switzerland AG ».

Montoya.PNG

8 réflexions sur “BNS: Nous devons la faire auditer par des locaux loyaux avant la potentielle catastrophe ! Liliane Held-Khawam

  1. Je ne prendrais pas le risque d’émettre un pronostic à ce niveau… Il n’y a plus rien de logique dans tout ce que l’on voit….
    On peut dire que la voie adoptée est risquée, et les explications insuffisantes….

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  2. Ce qui est sur c’est que le destin du CHF est de facto lié depuis longtemps à celui du dollar et de l’euro. Je dis depuis longtemps que considérer le CHF comme une monnaie refuge est un réflexe de pavlov qui n’a plus lieu d’être et en dit long sur la bêtise des marchés. La BNS a donc raison quand elle dit que le CHF est surrévalué. Elle sait de quoi elle parle…

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  3. Cela correspond a ce que je pense. En faite c’est un contrôle total de toute les sphère système par les banques centrales.

    1. Les banques centrales rachètent progressivement tout les créances privées et souveraine par le l’outil du quantitative easing.
    2. Les banques centrales mettent sous tutelle les états par les taux négatifs (en français de rue : Si vous appliquer notre politique nous vous finançons gratuitement à taux zéro).

    C’est un faux capitalisme; ou plus exactement une version totalitaire du système capitalisme avec des penchants néo-soviétique (financement gratuit à taux zéro). Sous l’égide du capitalisme, ils, les puissants, prennent le contrôle de toute la société, en utilisant les banques centrales comme cheval de bataille (fondement du système monétaire mondiale).

    Pour eux, ce nouveau système est appeler a gère l’ensemble de notre planète car notre croissance et nos ressource commence a se limiter.

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  4. Nul ne pouvant détenir une dette sur lui même, en théorie si la BC d’un pays rachète toute la dette souveraine de celui-ci et est nationalisée il n’y a plus de dette… pourtant cette solution ne semble pas applicable. Cela prouve bien que les BC ne rachètent pas avec leur argent…

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