Les chanceux du désarrimage de la BNS Par Liliane Held-Khawam

Récemment, M Thomas Jordan président du directoire de la BNS disait ceci dans un entretien accordé au temps: « Si vous prenez une décision aussi importante que l’abandon du cours plancher, il faut nécessairement surprendre le marché. Si vous montrez que vous réfléchissez à un changement, vous ouvrez la porte à des spéculateurs qui pensent en profiter. » Et il poursuit ainsi: »La BNS est une banque centrale indépendante. Il nous appartient de préparer nos décisions seuls. »

A défaut de se réjouir de la politique monétaire de la BNS, on peut apprécier ces commentaires qui respectent en tout point une éthique et une déontologie irréprochables.

La décision du désarrimage du 15 janvier 2015 a provoqué un séisme planétaire dont l’ampleur et la nature des victimes sont inconnues à ce stade. En voici quelques-unes: les entreprises exportatrices suisses et principalement les PME, les agents économiques (publics et privés) qui ont contracté des emprunts en franc suisse, des banques d’investissement, des hedge funds, etc…

En Finance, quand quelqu’un perd, il y a forcément quelqu’un d’autre qui gagne. Il n’y a jamais que des perdants et c’est logique. Ce sont les règles du jeu du système spéculatif des marchés financiers.

A côté des gagnants et des perdants, existent les chanceux. Ce sont ceux qui avaient misé sur la baisse du franc suisse et qui ont été très inspirés de modifier leur stratégie. C’est ainsi qu’un article du 23 janvier retient toute notre attention. Il est commis par le très respectable site financier Zerohedge au sujet de prise. On y apprend que le fond de G Soros qui gère 25 milliards de dollars pariait de manière importante  cet automne contre le franc suisse et que les effets de désarrimage auraient pu lui causer de très grosses pertes. Mais voilà ce que Zerohedge constate:

«  Parce qu’il n’y aurait rien eu de plus ironique que l’homme – George Soros – qui « a cassé la Banque d’Angleterre » se retrouve être lui-même FXCMed par une autre banque centrale, plus de deux décennies plus tard et juste avant de prendre sa retraite à l’âge de 84 ans () ».

« (…) selon le WSJ ( Wall Street Journal), Soros Fund Management, qui gère plus de 25 milliards de dollars pour l’investisseur George Soros, pariait contre le franc suisse à l’automne avant qu’il ne retire ces positions baissières. »

« Comment Soros a-t-il si opportunément renoncé à un pari dont l’effet de levier aurait entraîné des pertes massives pour son fonds de couverture? Le WSJ dit qu’il l’a fait après « avoir considéré que le risque était trop élevé par rapport aux gains potentiels, selon des personnes proches du dossier ».alors on ne peut s’empêcher de s’émerveiller devant le timing impeccable de l’octogénaire. »

Lire l’article sur ce lien: http://www.zerohedge.com/news/2015-01-23/how-swiss-national-bank-almost-crushed-george-soros

A Few Savvy Investors Had Swiss Central Bank Figured Out, WSJ,  http://www.wsj.com/articles/a-few-savvy-investors-had-swiss-central-bank-figured-out-1421972447

2 réflexions sur “Les chanceux du désarrimage de la BNS Par Liliane Held-Khawam

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