La Suisse est un concept en danger. Par Liliane Held-Khawam – Le Temps, 13.09.2013

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Perte de souveraineté. Pillage de la place financière. Pillage de sa monnaie. Pillage de son or. Pillage de ses données. Pillage des droits des citoyens. A toutes ces plaies, s’ajoute l’humiliation. Rien n’aura été épargné au peuple suisse !

L’une des plus anciennes démocraties au monde flanche sous des coups venant de toutes parts. Or, la facilité et la vitesse avec lesquelles tout ceci se passe auraient été impossibles sans trahisons internes.

Tout commence le 6 décembre 1992. Le peuple souverain refuse l’adhésion à l’EEE. Le lendemain de ce refus, le Conseil fédéral de l’époque tout dévoué à l’aventure européenne se lance dans une révision de la Constitution. Le peuple souverain pour la dernière fois accepte cette nouvelle mouture se fiant à ses autorités fédérales. Des voix dissonantes se sont certes élevées contre le contenu mais vite étouffées tant ce texte ardu a besoin de spécialistes de haut vol pour le décortiquer… Bref, le jour de l’acceptation de cette nouvelle constitution, la Suisse est entrée de plain-pied dans l’Union Européenne sans le savoir.

Malgré la difficulté du texte constitutionnel, il est simple grâce au traitement informatique de relever qu’un certain nombre de choses ont disparu. Tout d’abord le mot « nation » trônait dans le préambule: « La Confédération suisse, voulant affermir l’alliance des confédérés, maintenir et accroître l’unité, la force et l’honneur de la nation suisse ». Ce mot si cher au cœur des premiers démocrates qu’il a été gravé dans l’art. 3 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 en lettre majuscule ! En 1999, il a été remplacé par « communauté » et « vivre ensemble », valeurs chéries par les mondialistes.

La souveraineté des peuples n’est pas en reste. Elle qui définit la démocratie a aussi été retouchée. Ainsi, le premier article l’ancienne Constitution qui disait: « Les peuples des vint-deux cantons souverains de la Suisse… » a été remplacé par « Le peuple suisse et les cantons…(liste)… forment la Confédération suisse ». Les principes de peuple souverain et de nation – fondateurs de toute démocratie – ont donc été enterrés.

Dans l’ancienne Constitution, la conclusion de traités internationaux relevaient du référendum obligatoire. Depuis le 1er août 2003, l’art. 166 al. 2 de la Constitution est le suivant: « Elle (Assemblée fédérale) approuve les traités internationaux, à l’exception de ceux dont la conclusion relève de la seule compétence du Conseil fédéral en vertu d’une loi ou d’un traité international ». Aujourd’hui c’est l’Assemblée fédérale ou le peuple qui doivent fournir l’effort de collectes de signatures pour exiger un référendum… Les conseillers fédéraux sont donc depuis investis de super-pouvoirs. Leurs signatures valent donc de l’or. Il suffit de faire placer la bonne personne au bon endroit. Un régime autoritaire peut dès lors se déployer. La « Lex USA » est un des innombrables exemples qui choquent le citoyen.

Avec cette nouvelle Constitution, on voit apparaître un phénomène inconnu jusqu’alors. Le poids direct des partis politiques et des lobbies. L’art. 147 se présente ainsi: « Les cantons, les partis politiques et les milieux intéressés sont invités à se prononcer sur les actes législatifs importants et sur les autres projets de grande portée lors des travaux préparatoires, ainsi que sur les traités internationaux importants ». Les lobbies sont les bienvenus dans la Constitution ! Les partis politiques dont le financement est garanti en partie par les banques y sont aussi reconnus ! Il faut y reconnaître une avancée spectaculaire. Le bétonnage à tout va du paysage suisse , couvert de grues n’est qu’un des effets visibles de cette révolution d’un État-business qui s’approprie tout sur son chemin.

Cette nouvelle Constitution a donc morcelé la souveraineté légendaire du peuple suisse. Une partie a été transférée de facto aux Conseillers fédéraux. La BNS a bénéficié d’un autre bout de la souveraineté qui lui a donné la possibilité pêle-mêle de vendre de larges parties des réserves d’or à un prix ridiculement bas. Elle a pu vendre des actifs sérieux, fait fonctionner la planche à billets et noyer le franc suisse par des euros, créer artificiellement un bilan géant, déconnecter la monnaie de la production réelle… Ce faisant elle participait fortement au sauvetage des banques, de la zone euro et des dettes européennes pourries faisant porter tous les risques au seul citoyen-contribuable. A aucun moment, elle n’a cherché à réduire ses risques par la création d’un fond souverain, la vente d’euros…

Aujourd’hui, en cas de suppression de dettes européennes le peuple suisse sera le premier à trébucher. Cela pourrait même selon l’importance le jeter dans les bras des marchés financiers au même titre que ses voisins. Le seul souci de ces dernières années de la BNS s’appelle le sauvetage des « too big to fail », banques répertoriées par l’administration américaine en 2010. En revanche, si on parle au patron de la BNS du sauvetage éventuel d’une banque cantonale, il répond que la BNS n’a pas pour vocation de sauver des banques… Cherchez l’erreur… L’intérêt public a changé de nature de même que la souveraineté du pays a été « disloquée et délocalisée ».

La Justice n’est pas en reste. L’art 139 al3 touche la démocratie directe ainsi: « Lorsqu’une initiative populaire ne respecte pas le principe de l’unité de la forme, celui de l’unité de la matière ou les règles impératives du droit international, l’Assemblée fédérale la déclare totalement ou partiellement nulle. » L’art. 190 complète ainsi l’entrée en force du droit international – comprenez européen – en Suisse : « Le Tribunal fédéral et les autres autorités sont tenus d’appliquer les lois fédérales et le droit international ». Les articles continuent en faveur du droit international en cas d’initiative et de révision de la Constitution. Berne est devenue en quelque sorte une succursale de Bruxelles… Quand on sait à quel point Bruxelles légifère sur les détails du quotidien de la vie…

Bruxelles, ce lieu où les dirigeants ne sont pas élus et où les lobbies sont chez eux, a gagné ce que le peuple suisse a perdu en souveraineté. Est-il alors étonnant de constater la disparition du mot « nation » et la remise en question de la souveraineté dans la nouvelle Constitution ? La Suisse est en train de disparaître en tant que État-nation souverain et démocratique au nez et à la barbe du peuple. Il ne reste plus qu’à supprimer l’armée, ciment culturel du pays. On est en droit de s’inquiéter pour l’avenir de nos enfants.

Liliane Held-Khawam, Le Temps 12 septembre 2013

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  3. septembre 5, 2013 par LHK
    La Suisse est un concept en danger (article paru dans Le Temps du 13.09.2013)

    Tout ou presque, a été dit dans cette excellente analyse du « comment » et du « pourquoi ». RESTE À NOUS RELEVER avant d’être morts et figés complètement sous le poids des dérives de ces désormais baillis bruxellois, comme sortis d’un CHEVAL DE TROIE, qui ont place dans les rangs du Conseil Fédéral, et dans de trop nombreux rangs des Chambres fédérales.

    Ces soit disant Sages et autres élus  » PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE » devenus de véritables larbins-laquais, passent, tel une moissonneuse-batteuse-arracheuse de nos racines, par dessus les derniers intérêts vitaux et de toutes les vertus cardinales de la Suisse, en hachant les fondements de notre Raison d’État, d’être et de vouloir demeurer SOUVERAINS et une NATION NEUTRE ET INDÉPENDANTE

    Tels de petits soldats et soldates sans gloire au service d’un Empire, ceux-ci et celles-là veulent nous noyer sous la chape UE et ses déclinaisons : du droit dit supérieur, du droit international, du droit européen et ses reprises automatiques envisagées, des droit de l’homme version Strasbourgeoise, du droit des juges étrangers de juger le droit suisse comme incompatible avec tout autre droit non suisse, du droit américain (Voir entre autres FATCA) de s’arroger la prédominance du droit made in USA, sur le droit suisse.

    HEUREUSEMENT QUE !
    Dans notre pays, des voix s’élèvent, toujours plus nombreuses, toujours plus conscientes, plus forcément issues que de la seule UDC, pour ENFIN dire HALTE au bradage des valeurs qui ont permis à la Nation d’Hélvètes que nous sommes devenus, d’être ce qu’elle est encore aujourd’hui, mais jusqu’à quand ?

    Comme nos FEUX des 1ers aoûts sur nos MONTS, faisons sonner nos clairons, oeuvrons ensemble et pérennisons sans faiblesses cette UNION SACRÉE et scellée SOUS SERMENT.

    Ne trahissons pas NOS AÏEUX ni nos ENFANTS en ne leurs laissant qu’une SUISSE EN FRICHE pour qu’ils doivent tout recommencer.

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  8. Voici des documents qui aident à comprendre l’enjeu de cette votation, afin d’assurer un futur indépendant pour la Confédération suisse.
    Et tout d’abord un texte relatif à l’initiative à lire, à faire lire et… aussi à redistribuer ! :

    VOTATIONS DU 9 FEVRIER 2014

    INITIATIVE CONTRE L’IMMIGRATION MASSIVE

    1 Les pays industrialisés reconnus (Canada, USA, Japon, Inde, etc.) disposent tous d’une politique d’immigration. Elle leur permet de lutter contre l’immigration illégale, le travail au noir, le dumping salarial, la précarisation des conditions de vie dans le pays, la criminalité et le chômage montants. Invoquer la libre circulation UE comme principe fondamental pour refuser ce droit de contrôle aux Suisses est irrespectueux de la part de nos élus politiques. Aujourd’hui, les accords bilatéraux privent la Suisse d’une capacité de mise en œuvre d’une politique d’immigration autonome, non conforme à la volonté de Bruxelles.

    2 Sur recommandation du Grand Capital, l’EU fédérale a édité la directive concernant le détachement des travailleurs étrangers sur un modèle ultralibéral permettant la mise en concurrence des peuples à l’intérieur des frontières européennes (salaires pratiqués selon le niveau dans le pays du lieu de travail additionné des charges sociales pratiquées dans le pays d’origine). En 2005, lors des votations sur les accords bilatéraux, notre classe dirigeante ne nous a pas expliqué les conséquences de ces dispositions européennes. Elle a préféré mettre l’accent sur des mesures soi-disant accompagnatrices qui se sont révélées finalement inappliquées, (cf. motion de la Conseillère nationale Viola AMHERD qui n’a pas été reçue).
    Pourquoi la Suisse a-t-elle imposé aux entreprises du gros-œuvre de la construction le modèle de « la responsabilité solidaire des entreprises face à l’immigration de masse due à la libre circulation » ?
    Réponse : notre classe politique dogmatique, eu égard aux accords bilatéraux qu’elle ordonne en accord avec Bruxelles, applique la politique élaborée par cette dernière. Ainsi dès le milieu de l’année 2013, la Suisse a mis en pratique une nouvelle disposition de cette directive européenne, relative à la responsabilité solidaire aux seules entreprises de construction (plus tard ce sera le tour des autres branches économiques, en fonction du souhait de Bruxelles). Cela sans débat en Suisse et bien avant que cette responsabilité solidaire fasse l’objet d’un accord définitif et clair entre les 28 membres de l’UE… Elle n’entrera en vigueur probablement qu’en 2016, a souligné Mme Annick LEPETIT, porte-parole PS rapportant ces propos du groupe des députés socialistes français à Bruxelles !
    En Suisse à travail égal on tend à donner un salaire égal. Or maintenant, en raison de la directive européenne, la concurrence est déloyale ; car il est possible de verser à un travailleur européen détaché en Suisse un salaire et des charges sociales inférieures de plus de 30% à ce qu’elles sont pour les travailleurs fixes. Dans ces conditions, comment les entreprises utilisant du personnel établit en Suisse peuvent-elles encore rester compétitives face à des concurrents cupides desserrant leurs responsabilités sociales et leurs devoirs économiques, en défaveur de la population de notre pays ?
    Des modifications éventuelles de cette directive annoncées par l’UE fédérale ne règleront rien en Europe et en Suisse… en accord avec le Grand Capital. Ainsi en Suisse, le contrôle de l’immigration massive en votation constituera le moyen de rajustement uniforme du niveau de vie du pays, actuellement menacé par une pratique de concurrence déloyale d’origine européenne autorisée par les accords bilatéraux dans notre économie.

    3 Avant nos accords bilatéraux avec l’UE fédérale, la Suisse disposait d’une économie qui fonctionnait déjà… clients et entreprises commerçants auparavant par-dessus les frontières, sans accords bilatéraux. Un bon produit s’impose de lui-même. N’ayons crainte d’abandonner ces accords bilatéraux, car les produits de qualité renverseront toujours toutes les barrières pour arriver vers une clientèle séduite et ainsi s’imposer. Pensons à reconstruire le goût du bien commun et soyons soucieux de protéger la solidarité nationale en danger, à travers la répartition de l’aisance, 1er rôle social des entreprises.

    4 Etre contre l’immigration de masse, c’est surtout permettre l’entrée d’immigrants aidant à renforcer le bien-être du pays, face à une politique d’ouverture non maîtrisée par l’UE. Cela en répartissant mieux les revenus et par une lutte efficace contre : le travail au noir, l’immigration inégale, la criminalité, le dumping salarial, le chômage montant et la précarisation des conditions de travail en imposant aux travailleurs entrants en Suisse des salaires et des prestations sociales agréés par les partenaires sociaux suisses.

    5 Le contrôle des immigrants ne compliquera pas le recrutement de main-d’œuvre étrangère. Au contraire, il va l’optimiser en permettant d’accueillir en nombre les travailleurs dont nous avons besoin, sans exhumer le statut de saisonnier dépassé. Cela contrairement aux affirmations des personnes favorables à l’UE fédérale.

    6 Le contrôle de l’immigration ne demandera pas plus de travail administratif que la situation actuelle ne l’exige, puisque les travailleurs étrangers doivent déjà aujourd’hui régulariser leurs rapports de travail. Seuls les papiers échangés différeront de ceux actuellement. Dans un même temps une baisse des effectifs de police et un regain de respect du savoir-vivre et des mœurs suisses pourraient être appréciés par tous…

    7 Etre contre l’immigration de masse ne permettrait-il pas de renégocier avec l’UE fédérale ? Et même si, en raison de la clause guillotine, tout l’édifice bilatéral s’écroulerait, cela constituerait-il vraiment une menace rédhibitoire pour notre économie ! Soyons pragmatiques : la Suisse est un petit hors-bord économique et non un pétrolier. Multiplions des accords économiques respectueux avec des pays d’Asie. Il y a là-bas un avenir pour notre Etat-nation.

    8 Une politicienne a dit que le contrôle de l’immigration est un poison pour la Suisse. Elle ne considère pas la grande quantité de mauvais cholestérol que nos accords bilatéraux avec l’UE fédérale déversent dans notre économie, sang de notre pays : dumping salarial, risque de coûts accrus du chômage, démographie et insécurité ainsi qu’incivilité montantes, perte de notre culture et de nos valeurs, pollution grandissante, augmentation des fréquences d’expertises des véhicules, contraintes sans valeur ajoutée pour devenir « euro-compatible », etc. Le peuple suisse supporte beaucoup d’obligations jugées inutiles. Il souffre de la baisse de sa qualité de vie, de ses routes surchargées, de ses trains bondés, de ses écoles et de ses hôpitaux débordés !

    9 Les politiciens suisses affirment que la paupérisation grandissante, résultant de la concentration du capital et du pouvoir en main d’un tout petit nombre, est causée par la crise économique. Aussi pour y voir plus clair, il y a lieu d’évoquer une suite vraisemblable :
    En même temps que cette course effrénée à la concentration des richesses et du pouvoir, Economie Suisse nous propose d’engager les femmes pour lutter contre l’immigration de masse. A première vue, cette proposition séduisante permet aussi à certains ménages – de la classe moyenne – de rester à flot en envoyant épouses et mères de famille au travail. Certes, l’émancipation des femmes joue un rôle important, ainsi que l’offre croissante d’emplois dans le secteur des services où l’activité est moins pénible que dans l’industrie. Mais cette féminisation du travail est surtout dictée par la nécessité… d’atteindre les buts économiques visés. Grâce à cela, demain les salaires pourront à nouveau baisser et le supplément de revenu deviendra à terme insuffisant pour prendre en charge les frais de garde d’enfant(s) …, comme c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui en Espagne et au Portugal.
    Puis, lorsque ce levier financier sera totalement exploité, il nous sera proposé un deuxième mécanisme d’adaptation : tous ceux qui le pourront allongeront leurs temps de travail. D’autres, de plus en plus nombreux, cumuleront deux ou trois emplois exigeant chacun au moins 20 ( ?) heures de présence. Le troisième mécanisme sera alors la ponction de l’épargne et le recours massif au crédit simple ou hypothécaire gagé sur la résidence principale, dont la valeur ne cesse(ra) d’augmenter… jusqu’à l’effondrement de l’immobilier et le rachat des plus beaux morceaux par…, devinez qui ?
    C’est ainsi que le dépouillement et l’asservissement des peuples s’obtient pour le Grand Capital, au nez et à la barbe des honnêtes travailleurs, des bien-intentionnés, des ignorants et des simples d’esprit, tous collaborant à leur insu. Aujourd’hui, les armes sont essentiellement économiques : la pauvreté (réduction de la force du peuple) et la dette (asservissement du peuple)… Aussi il faut être conscient que, durant cette dernière décennie en Europe, les actions du Grand Capital, agissant à travers les organes de l’UE fédérale, ont été couvertes de succès retentissants : il dispose désormais d’une vaste zone territoriale et d’une population à coûts de production de plus en plus faibles, avec des systèmes sociaux différents aux services des populations qui seront finalement déclarés contraires aux règlements économiques européens que la Bruxelles fédérale développe…

    Lire les « PRINCIPES DE RICARDO », chapitre 7, d’après l’essai de Robert TORRENS : (…) le taux de profit ne peut jamais hausser qu’en raison d’une baisse des salaires.

    10 Pour réduire un peuple en esclavage, on pénètre son territoire, on s’installe chez lui et on lui confisque ses droits, en particulier celui de battre monnaie. De façon inavouée, l’Europe fédérale poursuit la dissolution des Etats-nations en imposant des pratiques de coûts de main-d’œuvre inégaux, appauvrissant ainsi les Européens et permettant de dévaloriser les places de travail existantes en Suisse ! Cette misère montante est révoltante. Un oui le 9 février prochain en faveur de l’initiative contre l’immigration massive permettra à la Suisse de garder le contrôle des niveaux des salaires et des charges sociales pratiqués par les Suisses et les travailleurs européens détachés en Suisse.

    11 Selon l’AFP, en France actuellement, un débat sur la limitation de l’immigration fait colère. Au-delà de ce thème récurrent inscrit au programme du Front National depuis longtemps, c’est maintenant l’UMP et son Président, M. Jean-François COPE, qui s’en emparent. Déclarant cette question « trop sérieuse pour être laissée à la gauche et aux démagogues de l’extrême droite », il dépose 41 propositions pour « reprendre le contrôle ». Dans un document de travail d’une trentaine de pages, le groupe de travail UMP coordonné par M. Hervé MARITON déroule des propositions qu’il veut « concrètes, fermes, et justes, inspirées des meilleures pratiques des grandes démocraties occidentales ». L’objectif, explique sans détour le député de la Drône au Journal Le Point, est de mettre en place une immigration non plus subie mais choisie. Un principe fondateur qui rappelle à s’y méprendre le projet porté par M. Nicolas SARKOZY en… 2006. « Nous ne voulons pas d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie », avait-il déclaré alors qu’il était ministre de l’Intérieur.
    Cette thématique fait également l’objet d’un rapport que la gauche au pouvoir conduit non sans quelques fuites provoquant une situation facétieuse entre le Président Hollande et son Premier Ministre… Ces évènements peuvent être compris grâce à Internet. Observez l’évolution de la France, comprenez le lien intime entre immigration non contrôlée et insécurité montante, conséquence des volontés de l’Europe fédérale et de ses mécanismes révélés fin 2013 à un peuple de France impuissant face à Bruxelles.

    12 …
    • Comprendre les motivations de l’actuelle UE imposant une Europe fédérale. Etre conscient des volontés de dissolution des Etats-nations poursuivies par l’UE.
    • Comprendre la différence entre l’Europe fédérale actuelle et une autre Europe, celle « des Etats-nations », respectueuse des peuples et de leurs différences.
    • M. David CAMERON (Angleterre) veut réformer l’immigration légale …
    • Volonté d’indépendance affichée par la Catalogne vis-à-vis de l’Espagne.
    • Emeutes en Grèce… ; Trajectoire des Français et de la France…
    • Révolte des fourches en Italie…
    • Confiscation des dépôts bancaires (bail-in) à Chypres, et demain ailleurs …
    • Consulter les sites Web européens concernés et leurs blogs… etc.
    XII/2014.

    Puis toujours au sujet de cette initiative, encore quelques documents permettant de mieux saisir les actions de l’Union Européenne actuelle et l’enjeu qui pend au nez des Suisses, en matière de souveraineté nationale :
    http://www.lecontrarien.com/la-dissolution-de-letat-nation-18-12-2013-edito
    http://www.contrepoints.org/2013/12/31/151797-suisse-une-prosperite-en-trompe-loeil
    http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article184

    Enfin, pour savoir où en est la démocratie Suisse et son concept à travers la mise aux ordres demandée par L’UE à ses nombreux vassaux, voici deux articles instructifs. Notamment pour comprendre cette sorte de Grande Alliance de notre classe politique supérieure qui se trouvent légitimée par l’idéologie « économiste » et par la guerre économique :
    http://leblogalupus.com/2013/12/31/la-democratie-suisse-a-lepreuve-de-la-mondialisation/
    https://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/09/05/la-democratie-suisse-devoyee/

    Bonne lecture. Avec mes meilleures salutations.

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  22. Bonjour mme je découvre votre blog parce que je suis le démentèlement de la Grèce de près…

    Je vous remercie pour l’acuité de vos textes.

    nous sommes quelques uns à penser que nous ne sommes pas/plus en démocratie en Europe et que celle-ci mérite d’être (re)mise en place. Quleques lectures ont éclairé mon horizon citoyen :
    -Mogens HANSEN la démocratie athénienne à l’époque de Démosthène
    -Francis DUPUIS_DERY, Démocratie : Histoire politique d’un mot en France et aux Etats-Unis
    -David VAN REYBROUCK, contre les élections
    -etc
    Des hommes également, Jacques Testard, Yves Sintomer, Etienne Chouard, David Van Reybrouck, Dominique Rousseau
    Des documentaires et entrevues, « jAi pas voté », « le tirage au sort en politique »,

    Je milite donc à mon échelle pour le tirage au sort en politique de citoyens volontaires afin d’écrire nos lois et rédiger notre propre consitution !
    D’autres le font peut-être aussi en Suisse, qu’ils se fassent connaître afin d’éveiller nos consciences citoyennes… en Europe et ailleurs

    Merci, bonne continuation

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  23. Merci Laurent! Je ne suis pas une adepte du tirage au sort ou au RBI mais il faut reconnaître que le système actuel est moribond et que tout ce qui fait bouger est bon à prendre.

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  24. Merci Liliane.
    Quel système politique à donc votre faveur pour faire bouger nos institutions ?
    Je me permets d’ajouter que des femmes ont également influencé mon opinion : Simone Weil « Note sur la suppression générale des partis politiques », Hannah Arendt par l’entremise de Catherine Vallée « Hannah Arendt : Socrate et la question du totalitarisme ».

    Aimé par 1 personne

  25. Je suis pour tout ce qui est sur la liste des droits de l’homme de la révolution française. J’ajouterais à titre personnel mon référentiel chrétien dont manifestement découlent les droits de l’homme.

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