Finma, entre pouvoir régalien et dysfonctionnements – Par Liliane Held-Khawam

La Finma – pour « Financial market authority » ou « Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers » – est le gendarme des marchés financiers suisses. Cette structure de type privée est dotée de pouvoirs extrêmement étendus, puisqu’elle émet toute seule des ordonnances fédérales qui concernent tant l’avenir du gros de la masse financière gérée en Suisse que la totalité des emplois et du devenir de l’industrie financière du pays.

Or, cette entité hautement indépendante interpelle de manière aigüe et lancinante sur sa nature de type privé, alors qu’elle est chargée de gérer et de protéger le bien commun.

Le mélange des genres est d’autant plus frappant que Finma bénéficie de pouvoirs régaliens qui mélangent émission de lois et saisie des biens de la population, et qu’elle réalise son chiffre d’affaires précisément grâce aux bénéficiaires de ces saisies… Un exemple illustratif serait le fait que Finma confisque les avoirs de clients de UBS pour renflouer les fonds propres de celle-ci. Or, la même UBS finance une partie du chiffre d’affaires de Finma!!! Lire la suite

La BNS est fan de Wall Street, par Liliane Held-khawam

Le franc suisse est trop fort. Ceci est le leitmotiv de la BNS (Banque nationale suisse) pour expliquer officiellement sa politique monétaire. Du coup, sa mission officielle pourrait être la suivante :

« La BNS doit affaiblir le franc suisse face à l’euro (étape 1) pour préserver les intérêts des exportateurs suisses (étape 2). Pour ce faire, la BNS se donne TOUS les moyens possibles y c de fixer des taux d’intérêt négatifs, de racheter des dettes publiques toxiques, d’alimenter massivement les comptes de virement des banques, de pratiquer le REPO sans limite etc.».

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Le nouveau-taux-plancher 1euro=1franc est posé!

Voici un graphique qui tendrait à confirmer notre hypothèse que la BNS se cherchait un nouveau taux-plancher qui lui permettra de continuer ses emplettes européennes 20% moins cher…  La courbe franc suisse -euro tourne autour de la parité après son redressement.

Si cela devait se confirmer dans les prochains jours, cela irait dans le sens d’une BNS toujours au service de la BCE… A suivre donc!

Comment la BNS a piégé la Suisse pour adhérer à la zone euro par Liliane Held-Khawam

Nouveau taux-plancher

Source: http://www.zonebourse.com/EURO–SWISS-FRANC-EURC-4594/analyse_technique-plein/&plein=1

Le franc suisse retrouve une liberté plombée par une gestion suicidaire

La BNS nous gratifie de deux nouvelles majeures coup-sur-coup en l’espace d’une semaine. La première concerne l’annonce de 38 milliards de francs de bénéfice promettant dividendes et provisions. Une manne qui a réjoui d’emblée élus et citoyens qui n’ont plus eu assez de mots pour faire l’éloge du professionnalisme de l’institution nationale!

Cliquer pour accéder à pre_20150109.fr.pdf

Pourtant la deuxième information datée du 15 janvier 2015 a eu l’effet d’une bombe dans le monde helvétique. La BNS abolit le cours plancher avec l’euro s’emmêlant dans des explications que nous laissons le soin à chacun d’évaluer (http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20150115/source/pre_20150115.fr.pdf ). En quelques instants l’euro a perdu plus de 14% atteignant le niveau de 1.02.

Les répercussions vont être immédiates sur le bilan de la BNS. C’est lui qui est en question et c’est lui qu’il faut surveiller car in fine, c’est lui que garantit le contribuable suisse.

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La stratégie monétaire européiste à haut risque de la Suisse + Mise à jour

38 milliards de francs ! Cette somme mirobolante est le bénéfice annoncée pour l’année 2014 par la BNS. Il est bien évident que grâce au taux-plancher, cette somme n’intègre pas la perte gigantesque sur ses investissements en euros. Mais voilà les élus et le peuple vont être satisfaits de cette manne tombée du ciel.
La réalité du bilan de la BNS est qu’il ressemble plus à celui d’un hedge fund géant qui met l’indépendance et l’avenir immédiat de l’établissement en danger. De plus, elle qui devrait être soumise selon la Constitution à la Confédération n’est dans les faits auditée que par une entreprise américaine privée qu’elle finance elle-même.

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