Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

Les interactions financières, technologiques, économiques dans un monde globalisé où le Territoire national et le Droit y relatif ont été dissouts présentent un défi insurmontables de notre point de vue pour oser prétendre à une souveraineté numérique quelconque… A tout cela s’ajoutent, depuis plus de 2 décennies, la captation, le transfert, et la vente des données personnelles couverts par des accords laxistes… Le résultat est une reconnaissance vocale et faciale imposée à tout un chacun hors de tout consentement des sujets devenus objets à surveiller. Un peu tard pour prétendre à une quelconque souveraineté qui laisserait imaginer que le citoyen aurait encore un quelconque pouvoir sur la destinée de sa vie numérique pour ne pas dire de sa vie tout court. Image Souveraineté numérique. Illustration originale. — © Kathrin Federer pour Le Temps

Les médias nous expliquent que certains managers français font trembler la Silicon Valley. Dans cet article, nous verrons que non seulement la Silicon Valley ne tremble pas, mais ce sont des entreprises américaines de la Silicon Valley qui équipent les machines numériques installées dans les Data centers français. De même, ces entreprises du numérique dites françaises travaillent main dans la main avec les financeurs US. Leur destin, et notamment celui de leur endettement, est soumis aux agences de notation. Enfin, dans ce monde qui a concentré les liquidités de la planète entre les quelques mains, nous verrons que Blackrock occupe une place de choix dans la vie du numérique « souverain » français.

« Cet entrepreneur français, peu connu du grand public, avait face à lui un homme qui détonne dans la Silicon Valley : un docteur en philosophie, formé à l’école de Francfort et ancien élève de Jürgen Habermas, Alex Karp. L’iconique boss de Palantir a su charmer de grandes entreprises européennes comme Airbus, BMW ou Engie, mais aussi l’État français dans la foulée des attentats de 2015″. Le Point

Nous allons voir dans cette publication les différentes composantes de l’impossibilité de la chose dans une structure gouvernementale mondiale globalisée, gangrénée par les Partenariats Publics Privés et autre création monétaire privée sous contrôle hégémonique des institutions bancaires et financières américaines.. Promettre une souveraineté est une imposture aussi longtemps que n’auront pas été remis en question: l’aspect juridique des unions douanières, la présence de capitaux américains et asiatiques dans le capital des sociétés des pays prônant la souveraineté, la présence de puissants créanciers anglo-saxons dotés de pouvoir de vie et de mort sur TOUTES les entreprises locales, la présence de puissants réseaux de fellowships atlantistes au sein de la classe dirigeant aussi bien les entités numériques que le secteur gouvernemental, etc.

Promettre une souveraineté numérique en 2026 est au mieux une erreur conceptuelle et au pire un gros mensonge politique manipulatoire visant à induire les gens en erreur pour tenter de les amadouer. Par conséquent, selon notre compréhension de la situation, le titre de la vidéo en annexe, la France lâche Palantir pour protéger ses secrets, est faux!

Le gouvernement français motive sa volonté d’indépendance technologique suite à la décision du gouvernement américain de contraindre, à la mi-juin, Anthropic à suspendre l’accès mondial aux modèles Claude Fable 5 et Mythos 5 pour des raisons de sécurité nationale. Pourtant, le Communiqué suisse ci-dessous et daté de novembre 2025 démontre que cette com française de juin 2026 sur la souveraineté numérique était depuis un bon moment dans les cartons de la Suisse et certainement de l’UE…

Il fallait un prétexte.

Le Premier ministre français promet un numérique français souverain

Débloquant quelques centaines de millions d’euros, le Premier ministre français a eu cette phrase, au sujet de la stratégie française en matière d’Intelligence artificielle: « Nous pouvons subir cette révolution. Ou nous pouvons la conduire. » Cela revient à dire que le gouvernement français va dicter à des entreprises franco-françaises la stratégie qu’elles doivent suivre afin de répondre aux exigences d’une indépendance technologique de la France face aux géants américains.

Cela signifie une indépendance en matière d’infrastructure, libre de tout logiciel espion, de savoir-faire -soigneusement transmis depuis des décennies-, une indépendance en matière de capitaux qui seraient français, une indépendance du management dont le background et les intérêts personnels seraient français, etc. Mais par-dessus tout, cela revient à dire aux américains que la France s’oppose au transfert des données personnelles à but commercial vers les Etats-Unis et aussi qu’elle s’oppose à l’extraterritorialité du droit américain dont la portée s’arrêterait aux portes de l’Hexagone. En a-t-elle les moyens?

Même si politiques et médias grand public vantent la stratégie qui mettrait en place la souveraineté numérique de la France, le patron de ChapsVision parle plutôt de celle de l’Europe! Or, même européenne, nous verrons ici qu’il ne saurait être réaliste d’envisager une quelconque souveraineté numérique.

Bref, inutile de dire que les leaders de la Bigtech du pays de l’Oncle Sam ne peuvent croire à pareille stratégie! La globalisation est déjà passée par là, et elle fut précédée par la Dépossession des capitaux ET des processus et des outils de production. Où sont les puces et les microprocesseurs français ou même européens?

Un exemple ultime qui résume le scepticisme de cet article. France identité met en place la centralisation de l’ensemble des pièces d’identités dans un portefeuille numérique sur votre… téléphone portable. Qu’y a-t-il de français dans cet appareil?

Remplacer l’américain Palantir par le français ChapsVision

« La DGSI abandonne le géant américain Palantir au profit d’une solution 100% française ». L’annonce du Premier ministre a fait grand bruit en France et ailleurs. Dans un battage médiatique intense, on nous a expliqué que la France avait remplacé son partenaire américain par ChapsVision, et ce pour des raisons de souveraineté numérique. L’effet médiatique était garanti. Le public qui en a encore la force a applaudi! https://www.bfmtv.com/tech/actualites/video-la-dgsi-abandonne-le-geant-americain-palantir-au-profit-d-une-solution-100-francaise_VN-202606160751.html

Bon, la chose n’aura pas lieu demain matin. Le contrat entre la DGSI et Palantir courait effectivement jusqu’en 2028, mais la France a annoncé son remplacement par l’éditeur français ChapsVision. Bien que le partenariat soit en cours d’arrêt, la transition et le désengagement des outils américains s’étaleront sur plusieurs années pour garantir la continuité des opérations.

Et Matignon d’admettre qu' »une phase de formation des agents et de préparation au déploiement de la [nouvelle] solution est nécessaire ». Et le cabinet du Premier ministre de poursuivre qu’“Au regard des enjeux opérationnels, cette phase devrait courir sur plus d’une année”. L’éviction de nos amis américains n’est donc pas pour demain.https://www.politico.eu/article/la-dgsi-va-remplacer-palantir-par-chapsvision-annonce-sebastien-lecornu/

Résumons. Le contrat avec l’américain se poursuivra jusqu’en 2028 même si un nouveau démarre avec ChapsVision qui n’est pas prêt à reprendre la main tout de suite. Autrement dit, il faudra payer 2 partenaires jusqu’en 2028 au plus tôt! Il faut mettre de l’argent supplémentaire sur la table, d’où les 655 millions d’euros supplémentaires annoncés?

À la veille de l’ouverture du salon VivaTech à Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un investissement supplémentaire de 655 millions d’euros dans l’intelligence artificielle. Au-delà du soutien à la recherche et aux infrastructures, le gouvernement entend faire de l’IA un levier de modernisation de l’État tout en renforçant l’indépendance technologique de la France face aux géants américains. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/ia-la-france-debloque-655-millions-deuros-pour-accelerer-sa-souverainete-numerique

Le mot souveraineté est I-N-C-O-M-P-A-T-I-B-L-E avec la globalisation

De l’impossible souveraineté nationale en France et ailleurs.- A l’heure de la globalisation et de la corporatisation, la souveraineté ne veut plus rien dire. Il ne peut y avoir de souveraineté quand on a signé ne serait-ce qu’un seul des Accords internationaux actuellement en vigueur. Prenez le cas de celui du Marché unique signé en 1993 et qui assure  » la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux – les « quatre libertés » – dans tous les États membres de l’UE. » Or, pour ce faire, ce Marché unique désigne un espace sans frontières intérieures. De facto, lorsque l’on signe ce genre d’accord qui inclut les 4 libertés, il ne peut plus y avoir de souveraineté. C’est une impossibilité!

La souveraineté est le pouvoir suprême et exclusif détenu par un État ou une nation, lui garantissant une indépendance totale sur son territoire (souveraineté interne) et une liberté d’action sur la scène internationale. Elle s’exerce aujourd’hui à travers deux grands principes démocratiques : la souveraineté nationale (la Nation) et la souveraineté populaire (le peuple).
Définition de la souveraineté, Larousse

La notion de territoire national au sens compris par nos Constitutions est essentielle quand nous préconisons une souveraineté. Et quand celui-ci tombe, la souveraineté nationale tombe automatiquement avec. Dans ce contexte, tout usage du mot souveraineté devient abusif. On ne peut se targuer politiquement de quelque chose qui n’existe pas. Par conséquent, au-delà du discours politique, une souveraineté numérique est impossible à mettre en place dans un Etat qui ne dispose plus de son territoire national.

La Suisse par exemple ne peut être considérée comme souveraine à l’heure actuelle

En 2013, nous prévenions le public du danger d’une dérive de voir l’Etat autrefois démocratique devenir une Société Anonyme (SA) antidémocratique par définition: « Bref, la gouvernance de la Suisse contourne depuis plus de 20 ans ce qui reste de démocratie directe à une double fin. Satisfaire toujours plus l’UE, les US et les transnationales globalisées qui bénéficient du monde entier comme territoire d’une part. D’autre part, travailler à recenser et localiser les citoyens (personnes physiques) suisses mais aussi français et américains. Ceux-ci pourraient devenir autant de centre de coûts/bénéfices d’un futur Etat-commercial. La Suisse SA…«  .La démocratie suisse à l’épreuve de la mondialisation.

La Constitution qui garantit la souveraineté garantit aussi la protection de la sphère privée en Suisse par son art.13:

« 1 Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et des relations qu’elle établit par la poste et les télécommunications.

2 Toute personne a le droit d’être protégée contre l’emploi abusif des données qui la concernent.« 

Nous avons à différentes reprises dénoncer la violation de l’art.13 de la Constitution. La reconnaissance faciale et vocale s’est développée grâce à la captation massive de données personnelles SANS autorisation des sujets concernés. Or,les populations du monde ont été mises devant le fait accompli par les entreprises du numérique avec l’approbation tacite des dirigeants politiques! La Suisse, une SA en devenir…

Et malgré une silencieuse inscription de la Suisse au Registre du Commerce Belge en 2014, le Conseil fédéral annonce lui aussi la mise en place d’une souveraineté numérique!

La Confédération Suisse inscrite en tant qu’entité commerciale au Registre du Commerce belge.

Il s’agit du même Conseil fédéral qui en 2022 avait mis de côté les entreprises suisses pour signer avec des américains et un chinois des contrats pour des services de cloud!

De l’impossibilité d’une souveraineté numérique à cause de la libre circulation de l’information et des données.

En 2011, c’est Pierre Bellanger, le président de Skyrock, qui avait tenté de définir la souveraineté numérique en indiquant dans un entretien accordé à la revue Le Débat, puis dans une tribune parue dans Les Échos, que « (…) la souveraineté numérique est la maîtrise de notre présent et de notre destin tels qu’ils se manifestent et s’orientent par l’usage des technologies et des réseaux informatiques » Au minimum, la définition manque de clarté… La définition de l’Université de Genève est bien plus intéressante:

La souveraineté numérique est la capacité pour un État, une institution ou une entreprise de maîtriser ses propres technologies (infrastructures, données, logiciels) et de décider de façon autonome de ses usages digitaux, sans subir de dépendance excessive envers des puissances étrangères ou des géants technologiques

https://www.unige.ch/lejournal/analyse/printemps-2025/souverainete-numerique

Les industries des Technologies de l’Information et des Communications sont aux mains des milliardaires de la BigTech,et éventuellement de certaines agences indépendantes américaines. Hors de ce périmètre privé, aucun pays ne peut se targuer à l’heure actuelle d’une souveraineté nationale. Quant à la collecte des données qu’elles génèrent et à leur traitement, cela fait belle lurette que leur libre circulation constitue une 5ème L pour 5ème liberté de circulation que les unions douanières telle que l’UE ont oublié d’annoncer.

Nous avions dénoncé dès 2013 le Safe Harbor qui admettait le transfert et la commercialisation de nos données vers les US. Safe Harbor: Un accord qui met en difficulté la protection des données personnelles est invalidé par la CJUE2015

Un nouvel Accord a été signé en 2024 entre la Suisse et les Etats-Unis et après 20 ans d’abus en tous genres, on nous promet un meilleur encadrement du transfert et de l’usage fait de nos données personnelles.

Bref, nos données personnelles circulent depuis des décennies dans le monde du business. Venir nous parler aujourd’hui d’une supposée souveraineté numérique relève de l’abus intellectuel!

L’extraterritorialité du Droit américain empêche de facto n’importe quel pays de se targuer de souveraineté

Quant à la belle idée de tenir tête à l’empire anglo-saxon de la Tech avec le RGPD qui contrerait le Cloud Act US, il suffit de rappeler l’extraterritorialité de la législation américaine qui balaierait sévèrement toute entité internationale qui voudrait s’y opposer. Aucun des acteurs que nous verrons ci-dessous n’osera prendre le risque de tenir tête au Léviathan qui a ficelé son projet de conquête de la planète. Et là, je ne pense pas aux Etats-Unis en tant qu’Etat public, mais aux acteurs qui ont construit un immense réseau d’interdépendances planétaires assis sur la création privée de sa monnaie, le dollar, et de toute la législation qui s’étire grâce à lui à travers le monde.

Rappel: L’empire américain impose ses lois au monde. https://lilianeheldkhawam.com/2016/03/19/lempire-americain-impose-ses-lois-au-monde-jean-michel-quatrepoint/

L’extraterritorialité du droit et du fisc américains est une réalité potentiellement amère pour la concurrence étrangère

ETUDE DU CAS CHAPSVISION

Le management de ChapsVision, très proche des américains- Exemples

Olivier Dellenbach, l’homme fort de ChapsVision

Selon les médias français, l’homme qui fait « trembler » la Silicon Valley est français. Il s’appelle Olivier Dellenbach, et vient de « réussir l’impensable, à savoir déloger l’américain Palantir de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et rendre une partie de leur souveraineté aux services de contre-espionnage et d’antiterrorisme français.

https://www.lepoint.fr/high-tech-internet/olivier-dellenbach-ce-francais-qui-fait-trembler-la-silicon-valley-3DDNIOD2AZFSZL6S5D7MGIHVQQ/?at_variante=Community%20Management&at_creation=Linkedin&at_campaign=Page%20Linkedin%20Le%20Point&at_medium=Social%20Management

Evidemment, nous ne demandons qu’à croire le journal:

« Analyse de données, classement de profils de suspects, recommandations d’actions : ce seront bientôt des algorithmes français qui assisteront les super-flics en traitant les informations les plus sensibles de l’État, des bases de données policières et judiciaires aux profils fiscaux en passant par les fiches de renseignement fournies par nos alliés, parsemées d’historiques de navigation sur Internet ou de comptes rendus de filatures. »

La France de M Dupont est en train de reprendre en main ses gigantesques données numériques produites H24. En gros, on nous fait croire que M Dupont ne sera plus fliqué jour et nuit par ses cousins américains, mais par de véritables français amoureux du Général de Gaulle, de Piaff, de Camembert et de Beaujolais nouveau.

Mais voilà que, simultanément à ce marketing, circule un deuxième flux de com qui vante une souveraineté numérique européenne. Alors de quoi parle-t-on? de souveraineté numérique d’un Etat-Nation ou d’un bloc commercial européen? Plutôt de la 2ème option.

« … cette société fondée par l’entrepreneur Olivier Dellenbach de collecte et d’analyse de données sensibles se veut être une solution entièrement construite pour les infrastructures européennes. »

Olivier Dellenbach, le fondateur de ChapsVision, ancien partenaire de Blackrock

Il est particulièrement intéressant d’étudier le parcours professionnel d’une personne qui est supposée faire « trembler » l’Amérique de la BigTech et ses financeurs de Wall Street, n’est-ce pas? Alors, nous avons mené une brève enquête. Avant de fonder ChapsVision en 2019, Olivier Dellenbach développe en 1987 NAT Systèmes, en 1999 il fonde la société eFront.

  • NAT Systèmes: 1987-1999: Olivier Dellenbach a co-fondé et dirigé sa première société de logiciels NAT Systèmes en 1987, qu’il a revendue au Canadien Cognicase en 1998. (corporate.coheris.com)
  • eFront: 1999-2019: En 1999, Olivier Dellenbach fonde eFront, un éditeur de logiciels spécialisé dans la gestion de portefeuilles d’investissements non-côtés (Private Equity et Venture Capital). Quand Olivier Dellenbach vend eFront en 2019, l’entreprise est leader mondial dans son secteur, avec au moment de sa cession, plus de 850 collaborateurs, 800 clients, une présence dans plus de 30 pays à travers une vingtaine de bureaux et un revenu mondial supérieur à 130 millions d’euros. (corporate.coheris.com)

Olivier Dellenbach vend eFront à Blackrock en avril 2019 pour un montant supérieur à 1,5 milliards de dollars.

corporate.coheris.com
  • ChapsVision 2019- aujourd’hui « Mi 2019, Olivier Dellenbach crée ChapsVision avec comme objectif d’en faire rapidement un éditeur très important dans le monde de la Data, par croissance organique et par des acquisitions ciblées dans les domaines du Customer Engagement et du Commerce Unifié.

Qui est le franco-italien Silvano Sansoni, Directeur général de ChapsVision?

Silvano Sansoni est un Young Leaders de la French-American Foundation, comme le Président Emmanuel Macron; Silvano Sansoni est un haut dirigeant du secteur technologique et un ancien directeur général d’IBM France, qui a également été promu comme l’une des personnalités du programme Young Leaders de la French-American Foundation. Son lien avec Emmanuel Macron s’inscrit dans la sphère de l’influence économique, ces Young Leaders formant un réseau influent souvent proche des sphères politiques

Silvano Sansoni fait une carrière de près de 20 ans chez le géant américain IBM!

Silvano Sansoni commence sa vie professionnelle en tant que Conseiller junior auprès du Premier ministre italien (Public Affairs) et à l’UNESCO. A l’issue de ces 3 années, il rejoint l’américain IBM. Comme on voit ici sur l’extrait de son Linkedin, c’est un familier, précurseur et promoteur de longue date du e-Government, soit l’administration publique numérique, sous bannière américaine. En effet, sa carrière s’est faite essentiellement chez IBM. Un parcours de très longue durée et au top niveau chez le géant bleu, aussi bien en France que dans le monde. Une sacrée carte de visite très proche de la BigTech de la Silicon Valley que l’équipe de ChapsVision est supposée faire trembler…

La mission européiste de Silvano Sansoni en tant que DG de ChapsVision?

En tant que Directeur Général Groupe, la mission de Silvano Sansoni consiste à accélérer la croissance, structurer l’entreprise pour la suite de son développement en Europe et à l’international, et positionner ChapsVision comme un leader global de la Data et de l’IA aux racines européennes.

Reconnu pour ses plateformes technologiques avancées appuyant les prises de décision éclairées, et pour son expertise métier, ChapsVision poursuit sa stratégie de croissance en Europe et au niveau mondial via des objectifs de croissance organique et d’acquisitions ciblées.

Son objectif : faire émerger un groupe résolument européen capable de rivaliser avec les géants internationaux.

https://www.chapsvision.com/fr/press-release/chapsvision-nomme-silvano-sansoni-au-poste-de-directeur-general-groupe/

Le groupe prépare également une accélération de son développement en Amérique du Nord, au Moyen Orient et en Asie, avec en ligne de mire – à terme – une introduction en Bourse pour soutenir cette dynamique de croissance. L’arrivée de Silvano Sansoni au sein de ChapsVision s’articulera autour de quatre grandes priorités :

  • Définir et mettre en œuvre la stratégie de croissance à l’international ;
  • Accélérer le développement du portefeuille produits et service autour de la Data et l’IA agentique ;
  • Renforcer les partenariats stratégiques avec l’écosystème Européen et mondial ;
  • Organiser le passage à l’échelle du groupe pour soutenir une performance durable et rentable

On a beau chercher une quelconque quête de souveraineté française en matière numérique, on n’en trouve point. Cela est normal dans un monde globalisé, tenu par les financiers anglosaxons, à la tête desquels se trouvent Blackrock!

Qui est Jean-David Levitte, le Président du Comité d’éthique de ChapsVision?

ChapsVision est doté d’un comité d’éthique indépendant chapeauté par Jean-David Levitte. Selon Wikipédia, Jean-David Levitte a fait toute sa carrière dans la diplomatie française. Il a été conseiller diplomatique et sherpa de deux présidents de la République : Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Il a à son actif le réchauffement des relations entre Jacques Chirac et le président américain George W. Bush. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 2007 et membre du comité de parrainage du Collège des Bernardins.

Jean-David Levitte s’est ensuite reconverti dans les affaires, monnayant son influence et son carnet d’adresse à travers l’entreprise « JDL Conseil », suscitant l’indignation de certains médias. Il a également été nommé conseiller spécial par Rock Creek Global Advisors, une société de conseil fondée par Joshua Bolten, ancien directeur de cabinet du président George W. Bush et également ancien employé de la banque Goldman Sachs. Il est également associé du cabinet d’influence ESL & Network depuis 2015, intégré à l’ADIT en 2020.

À l’occasion de l’élection présidentielle de 2017, il fait partie des 60 diplomates qui apportent leur soutien à Emmanuel Macron.

Le transfert de eFront par Olivier Dellenbach à Blackrock est plus qu’une simple vente d’entreprise

Au 31 mars 2019, Blackrock gérait alors environ 6 520 milliards de dollars d’actifs pour le compte d’investisseurs du monde entier. C’est à cette période, le 10 mai 2019 plus précisément, que grâce à Olivier Dellenbach, BlackRock, Inc.a finalisé l’acquisition d’eFront, leader mondial des solutions et logiciels de gestion d’investissements alternatifs. Et cela ne semble pas consister en un simple investissement. eFront va permettre à Aladdin, le superordinateur de Blackrock, d’asseoir si bien sa technologie que Blackrock pourra imposer ses propres normes en matière de technologies de gestion des investissements et des risques!

L’intégration d’eFront à Aladdin établira une nouvelle norme en matière de technologies de gestion des investissements et des risques, élargissant considérablement les capacités d’Aladdin dans le domaine des investissements alternatifs et offrant à ses clients une solution technologique complète pour la gestion de portefeuille.

Communiqué de Blackrock au sujet de l’achat de eFront.com – News

eFront n’est pas un simple produit acheté par Blackrock, mais un produit de fond qui permet à cette entité d’asseoir sa domination sur le marché en question! Difficile de revenir avec un discours souverainiste même européen.

« Alors que de plus en plus d’investisseurs intègrent des actifs alternatifs à leurs portefeuilles, la capacité de gérer de manière fluide des portefeuilles d’actifs publics et privés sur une plateforme unique est essentielle »,  a déclaré Rob Goldstein , directeur des opérations de BlackRock. « eFront étendra les capacités de traitement de bout en bout d’Aladdin aux actifs alternatifs, permettant ainsi à nos clients d’obtenir une vision globale de leur portefeuille. Nous sommes ravis d’accueillir les 700 collaborateurs d’eFront au sein de BlackRock, tout en continuant à proposer eFront comme une plateforme indépendante et à enrichir son offre grâce aux analyses d’Aladdin. BlackRock et eFront partagent la même vision : rendre les actifs alternatifs plus accessibles. Nous collaborerons pour atteindre cet objectif. »  Extrait du communiqué de Blackrcok

« Aladdin est depuis longtemps reconnue comme la meilleure plateforme technologique unifiée de gestion des investissements et des risques du secteur »,  a déclaré Tarek Chouman , PDG d’eFront. « En rejoignant BlackRock, en adoptant son modèle utilisateur-fournisseur et en intégrant Aladdin, nos clients investisseurs, administrateurs et gestionnaires de fonds bénéficieront de normes constamment améliorées et de fonctionnalités innovantes. »  Extrait du communiqué de Blackrcok

Le Communiqué de Blackrock relève à l’occasion de l’acquisition de eFront: Aladdin a toujours été au cœur de BlackRock. Cette plateforme unique combine des analyses de risques, d’exposition et de performance sophistiquées avec des outils complets de gestion de portefeuille, de négociation, de conformité et d’opérations. Conçue initialement pour gérer les activités de BlackRock, elle reste aujourd’hui encore le principal utilisateur de la plateforme. Grâce à Aladdin, BlackRock offre à ses clients la même technologie et le même savoir-faire que ceux utilisés au quotidien pour la gestion de ses investissements. Ce modèle unique, qui associe BlackRock à un fournisseur de services, apporte à Aladdin une expertise pratique. Extrait du communiqué de Blackrcok

Des personnages-clés de eFront-Blackrock-ChapsVision – Aux côtés de OD, on trouve Eric Bourry qui rejoint en 2020 ChapsVision en tant que Chief Architect Officer. Le site de Coheris nous apprend que M Bourry a participé activement au succès de la cession à l’américain BlackRock pour un montant supérieur à 1,3 milliards de dollars. Au sein de ce nouveau groupe, Eric Bourry se voit attribuer le pilotage de l’intégration technique des produits eFront avec Aladdin, la plateforme développée par BlackRock, afin de créer la première solution de gestion d’actifs financiers couvrant à la fois les investissements côtés et non-côtés

Nous re-voici de nouveau dans un monde où Blackrock et son réseau influencent les règles du jeu dans lequel tout le monde joue autour de la table du Casino du billet vert.

Des levées de fond sur fond de sponsoring par BPI France

En Septembre 2022, Chapsvision entrait en négociations exclusives pour l’acquisition de Deveryware, et annonçait l’arrivée à son capital de Bpifrance, Tikehau Ace Capital et Tikehau Capital à travers une levée de fonds de plus de 100 millions d’euros. https://presse.bpifrance.fr/chapsvision-entre-en-negociations-exclusives-pour-lacquisition-de-deveryware-et-annonce-larrivee-a-son-capital-de-bpifrance-tikehau-ace-capital-et-tikehau-capital-a-travers-une-levee-de-fonds-de/?lang=fra

  • BPI France en investisseur de ChapsVision. Rien d’étonnant à cette présence. Cet organisme pousse les entreprises qu’elle choisit avec l’argent public de la France. Nous avions publié en son temps 2 documents que vous trouverez ici en cas d’intérêt:

Bpifrance, l’argent public au service du privé.

Bpifrance, l’argent public au service du privé.
Créée fin 2012 sur le modèle de la banque publique allemande KFW, pourvoyeuse de fonds pour le Mittelstand, Bpifrance naît de la fusion de trois structures de financement préexistantes: Oseo, Caisse des dépôts Entreprises et le Fonds Stratégique d’Investissement. Son objectif est simple : soutenir les startups, PME et ETI pour les aider à croître. Conformément aux promesses de campagne de François Hollande, les efforts de Bpifrance devaient rendre l’économie française compétitive et créatrice d’emplois. (Les Echos)

-Mars 2020 Bpifrance, le bras armé économique de la France sert un petit club privé. « Art. 1er A. – La Banque publique d’investissement est un groupe public au service du financement et du développement des entreprises, agissant en appui des politiques publiques conduites par l’Etat et conduites par les régions. « En vue de soutenir la croissance durable, l’emploi et la compétitivité de l’économie, elle favorise l’innovation, l’amorçage, le […]

Tikehau Capital est le principal investisseur de ChapsVision

Cher lecteur, des entreprises comme ChapsVision sont avant toute chose des entités financières à très très gros budget. La finance y occupe forcément une place centrale! Les compétences technologiques et autres innovations viennent APRES l’argent. Pourquoi, parce qu’elles peuvent se payer n’importe quel génie de la technoscience. C’est exactement ce qu’ont fait des gens de la Business philanthropie comme Rockefeller, Gates, Wellcome, et de bien d’autres.

Cela pour dire que dans le cas de ChapsVision, nous devons regarder de près le premier financeur qu’est Tikehau Capital. Cette entreprise est admise officiellement comme française, oui, mais est-ce que les investisseurs qui comptent sont français?

Tikehau Capital est fondée le 25 juin 2004 par deux banquiers, Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, et oriente son modèle économique sur les produits de dette (Wikipédia). Les deux hommes se sont rencontrés rencontrés en 1998 au sein de la banque d’investissement américaine Merrill Lynch à Paris. Quelques années avant de fonder Goldman Tikehau Capital, Flamarion ira chez Goldman Sachs alors que Chabran optera pour la Deutsche bank!

Leur proximité avec la sphère publique interroge sur l’éthique qui est derrière leur croissance fulgurante. Exemple: « Plusieurs hauts fonctionnaires tels que Xavier Musca, ancien secrétaire général de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, Pierre de Bousquet de Florian, ancien directeur de cabinet de Gérald Darmanin Place Beauvau, et Ombeline Gras conseillère d’Emmanuel Macron à l’Élysée, intègrent Tikehau Capital« . C’est exactement le modèle d’affaires que nous avions dénoncé dans notre article sur Kissinger Associés. https://lilianeheldkhawam.com/2023/09/07/kissinger-a-100-ans-le-parrain-de-klaus-schwab-est-une-puissante-cheville-ouvriere-du-coup-detat-planetaire-enquete-explosive-de-the-intercept-qui-le-presente-comme-criminel-de-guerre/

Bien qu’incomplète, la vidéo qui suit est un must pour savoir qui sont les deux partenaires. Vous constaterez que le moment venu, Tilkehau Capital revend selon les opportunités les entreprises françaises (des fleurons) aux Américains.

L’empire Tikehau Capital est français de nom.

L’argent américain y occupe une place centrale dans l’entité Advisors qui est la Holding non cotée en bourse!

En 2019, la prise de participations d’un investisseur américain, le fonds de Morgan Stanley Investment Management via North Haven Tactical Value, dans Tikehau Capital Advisors, une structure privée non cotée en bourse, a rendu cette entité nettement moins « française » que ce que l’on veut bien raconter! Ce sont 300 millions d’euros que le partenaire d’outre-Atlantique aurait injectés dans le capital de l’entreprise. Celle-ci affichait une participation très importante de 5,5% dans la société d’investissement parisienne. https://www.penews.com/articles/morgan-stanley-takes-stake-in-frances-tikehau-capital-advisors-20190520 https://www.lesechos.fr/finance-marches/gestion-actifs/tikehau-capital-advisors-accueille-un-fonds-de-morgan-stanley-investment-managers-a-son-capital-1022494

Aux dernières nouvelles, la participation est toujours d’actualité et il n’y a pas eu d’annonces de revente.

De l’argent asiatique singapourien dans la structure opérationnelle qui elle est cotée en bourse

En revanche, en 2025, c’est dans la société cotée en bourse Tikehau Capital que l’on trouve une société véhicule d’un fonds souverain singapourien Temasek détenant une participation à hauteur de près de 5,5%!

Actionnariat de Tikehau Capital – En première position, nous trouvons les participations détenues en direct par la société-mère. Sauf que celle-ci n’étant pas cotée en bourse a tout d’une boîte noire puisque détenue à titre privée. On voit que le véhicule financier de Morgan Stanley North Haven Tactical Value, a aussi investi dans Tikehau Capital. https://www.boursorama.com AF&Co et Makemo sont des holdings appartenant aux 2 fondateurs.

On voit bien que le champion français de la Tech dont la mission est tout de même la surveillance au minimum de la population française, voire européenne, présente une structure du Capital parfaitement intriquée dans le grand capital anglo-saxon et asiatique. Le champion n’a rien de français au sens strict et ne peut offrir une quelconque souveraineté numérique!

Note- Relevons au passage qu’Un signalement visant Tikehau Capital atterrit au Parquet national financier https://observatoire.anticor.org/2025/01/10/un-signalement-visant-tikehau-capital-atterrit-au-parquet-national-financier/ ET Les mauvais comptes de Tikehau, un fonds spéculatif gavé d’argent public https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/090726/les-mauvais-comptes-de-tikehau-un-fonds-speculatif-gave-d-argent-public

Les Data centers de ChapsVision. Matériel et financeurs

Dès qu’il est question de numérique et d’IA, il faut voir qui est en charge du stockage des données. Dans un monde où le contrôle de l’info compte plus que ses propriétaires (à savoir nous), celui qui détient les data centers détient l’or numérique! Et dans le cas de notre champion français de la surveillance, ses données seront déposées auprès d’un autre français sur papier, Scaleway.

Au premier jour du salon VivaTech à Paris de juin 2026, Scaleway et ChapsVision ont annoncé un partenariat. « Dans les faits, il s’agit pour ChapsVision de migrer dans les datacenters de l’hébergeur français. Les détails financiers du contrat ne sont pas précisés, tout juste savons nous que Scaleway sera à terme le seul hébergeur de ChapsVision (serveurs, stockage, puissance de calcul…). La ministre déléguée en charge de l’IA et du Numérique s’est félicitée de cet accord durant une conférence de presse sur le stand de Scaleway, rappelant que Scaleway était aussi la nouvelle plateforme d’hébergement des données de santé, à la place de Microsoft.« https://next.ink/242897/chapsvision-migre-chez-scaleway-nous-parle-de-sa-plateforme-ouverte-et-de-son-contrat/

« C’est la situation que je considère comme idéale. C’est de la souveraineté avec deux acteurs français et sécurisés, notamment avec Scaleway qui est SecNumCloud »

Anne Le Hénanff, ministre déléguée en charge de l’IA et du Numérique

Qui détient le « français » Scaleway?

Scaleway a été fondé par le français Arnaud de Bermingham. Actuellement, Scaleway est détenue à 97,58 % par Iliad SA, la maison mère de l’opérateur Free fondée par Xavier Niel. Cette structure d’actionnariat garantit à l’hébergeur cloud un capital 100 % européen, le protégeant des législations extraterritoriales comme le Cloud Act américain. (Wikipédia) Vraiment? Ce que Wikipédia écrit là est une description de premier niveau de lecture. Elle devient discutable quand on voit la présence notable de capitaux américains pour financer les montagnes de dettes en milliards d’euros (20,9 fin 2024)* de la Holding qui chapeaute l’ensemble des entreprises-filles. universfreebox.com/article/583551/xavier-niel-et-la-maison-mere-de-free-au-final-endettes-de-21-milliards-deuros-mais-cela-ninquiete-pas-le-marche

Mais alors qui détient Iliad?

  • Xavier Niel

Iliad est le 5e groupe de télécommunication européen avec 50 millions d’abonnés via ses filiales en France, en Italie et en Pologne. Après une offre publique d’achat (OPA) de Xavier Niel lancée le 9 septembre 2021, Iliad, maison mère de Free, quitte la Bourse après plus de 17 ans de présence sur Euronext Paris. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a officialisé la mise en œuvre de la procédure de retrait du groupe de la place boursière parisienne dans un avis publié mercredi 29 septembre. Xavier Niel devait détenir plus de 90 % des actions d’Iliad pour procéder à son retrait des marchés financiers. Il en détient aujourd’hui 96,58 % (94,17 % des droits de vote) par l’intermédiaire de sa holding HoldCo II. https://www.lesnumeriques.com/pro/le-retrait-d-iliad-de-la-bourse-symbole-d-une-nouvelle-donne-entre-operateurs-marches-et-gafam-n169255.html (HoldCo II est en fait la même entité que Iliad Holding ICI)

  • Le pouvoir vital des agences de notation américaines pour assurer financement, refinancements et autres levées de fonds

Dans le monde de la haute finance, il est connu que celui qui paie commande. Il peut bien sûr s’agir des actionnaires ou des créanciers qui apportent de l’argent frais! Ces derniers ont un pouvoir de contrôle sur un débiteur, petit ou grand, public ou privé, bien plus grand et plus décisif. Et le pouvoir des agences de notation américaines qui donnent le ton à ces mêmes créanciers détient un pouvoir encore plus grand.

Avant de regarder qui a fourni le financement qui a permis à Xavier Niel à racheter le groupe, il y a les incontournables notations américaines qui vont évaluer la qualité du risque lié aux créances de Iliad SA qui s’élèvent donc à environ 10 milliards d’euros (environ la moitiés de l’endettement de 20 milliards de sa holding). Et selon Iliad, une nouvelle émission obligataire de 750 millions a pu avoir lieu ce mois de juin, alors qu’elle intervient quelques semaines seulement après l’annonce de la sécurisation de 10 milliards d’euros de financements bancaires, illustrant la volonté du groupe de renforcer durablement sa structure financière.ce succès reflète la solidité de ses fondamentaux financiers, l’amélioration continue de ses performances ainsi que le récent relèvement de ses notations de crédit par Moody’s, S&P et Fitch, qui évaluent désormais ses obligations senior non sécurisées à Ba1/BB+/BB+ https://www.universfreebox.com/article/595877/apres-avoir-securise-10-milliards-deuros-de-financement-iliad-confirme-sa-solidite-financiere-avec-une-nouvelle-levee-de-650-millions-deuros Les capitaux américains soutiennent les Iliad holding et fille qui détient la société qui hébergera les gigantesques data de ChapsVision.

Xavier Niel, ainsi que ses entités Iliad n’auraient rien si les créanciers et les agences de notation lui retiraient leur confiance

La Sillicon Valley ne tremble absolument pas devant les Français. Au contraire, ils ont des financeurs en commun et ceux-ci aident la souveraineté numérique française à se mettre en place.

  • Blackrock, important actionnaire des agences de notation!

Avec les agences de notation dont l’humeur peut faire fermer illico tout financement à n’importe quelle entité, nous retombons sur … Blackrock. Un article traitant du pouvoir des agences de notation titre: « Notation financière, un pouvoir privé au-dessus des États » écrit:

« Certains analystes soulignent la proximité des agences de notation avec le Forum économique mondial, soulignant des intérêts communs (idéologiques, économiques, politiques…) et une forte porosité avec les grandes banques, fonds d’investissement et les institutions financières internationales. Par exemple, Blackrock – la plus grande société de gestion d’actifs au monde – est actionnaire majoritaire de Moody’s et de S&P, et son PDG, Larry Fink, est aussi directeur du FEM. Elles fonctionnent comme une sorte de ministère des finances mondial, dans un gouvernement suprême non élu. Il ne s’agit pas ici d’observations populistes, mais de constats factuels. Ce système reste un facteur de risque permanent. »

https://www.laselectiondujour.com/notation-financiere-pouvoir-prive-dessus-etats

Résumons : Ainsi, dans le cadre du financement d’Iliad qui détient les Data centers de ChapsVision, nous retrouvons un pool de banquiers créanciers tels que BBVA, Santander, ING, Helaba, MUFG, RBC Capital Markets, SMBC et la Société Générale. Aucune de ces entités ne défendra la souveraineté de qui que ce soit! A côté de celles-ci, il existe un pool d’investisseurs obligataires dont nous n’avons pas l’identité. Tout cela est enrichi d’argent public via la Banque Européenne d’Investissement (BEI) qui soutient M Niel via Iliad depuis 2009 à hauteur de 1,7 milliards d’euros! De l’argent provenant de la technocratie européenne qui se méfie du mot souveraineté comme de la peste. https://echanges.dila.gouv.fr/OPENDATA/AMF/MKW/2023/12/FCMKW135285_20231220.pdf

Le véritable pouvoir de toute cette démonstration revient aux agences de notation américaines qui permettent à l’argent de circuler dans les entités dites françaises telles que le groupe Iliad. Or, celles-ci sont soumises à l’influence de Blackrock, tout comme peuvent l’être certains membres des entités étudiées tout le long de cette publication! Donc, Scaleway peut aspirer à offrir un cloud « souverain », mais la dure réalité du financement et autres backdoors se passe de l’opinion publique.

Le matériel des Data centers de Scaleway sont sous contrôle américain et de la Silicon Valley!

Nous finirons notre démonstration de l’impossibilité de mettre en place une souveraineté numérique en nous penchant sur le matériel utilisé par les Data centers qui hébergent le précieux trésor, à savoir les données numérisées de la France, des citoyens, de l’économie française, de la Justice, etc.

Voici la question posée à l’IA de Google: Avec quel matériel travaillent les centres de données de Scaleway?

Réponse IA Google

Le matériel utilisé par Scaleway pour son Cloud souverain est issu à 100% d’entités américaines californiennes! Trois sont basées dans la Silicon Valley et une se trouve dans le Sud californien qui serait en voie de devenir une Silicon Valley bis.

1.- Les Processeurs : Les serveurs de Scaleway sont basés sur les gammes AMD EPYC et Intel Xeon.

1.1.-Regardons d’où provient AMD EPYC:

  • Ce produit est fabriqué par la société AMD (Advanced Micro Devices) qui est une entreprise américaine spécialisée dans la conception de semi-conducteurs, processeurs (CPU) et cartes graphiques (GPU). Fondée le 1er mai 1969, son siège social est basé à Santa Clara, en Californie (au cœur de la Silicon Valley). Elle est notamment connue pour ses gammes de processeurs Ryzen et Athlon, ainsi que pour ses cartes graphiques Radeon– Wikipédia
  • Quant à la fabrication des processeurs AMD EPYC, celle-ci fait appel à une chaîne d’approvisionnement mondiale. Le silicium est gravé par le fondeur taïwanais TSMC (principalement dans ses usines de Taïwan, avec une montée en puissance à Phoenix, Arizona). L’assemblage et les tests finaux sont ensuite réalisés dans des usines spécialisées, notamment en Malaisie et en Chine https://www.lemagit.fr/actualites/366622914/Processeurs-AMD-signe-la-production-dEpyc-en-2-nm-chez-TSMC
  • Blackrock est présent dans cette société AMD à hauteur de 6-7% des participations! https://fintel.io/so/us/amd/blackrock

https://www.amd.com/content/dam/amd/en/documents/resources/case-studies/scaleway-case-study.pdf https://www.scaleway.com/en/docs/dedibox-hardware/reference-content/server-comparison-table/

1.2.-Voici ce que nous avons trouvé pour: Intel Xeon. Comme son nom l’indique, Xeon est une marque de microprocesseurs fabriqués par l’américain Intel. Et le siège social mondial d’Intel est situé au 2200 Mission College Blvd, Santa Clara, Californie, aux États-Unis

INTEL XEON est fabriqué surtout en Oregon et en Arizona, mais aussi via un réseau mondial d’usines.

Israël est oublié du répertoire de l’IA de Google. Pourtant, elle joue un rôle majeur dans le développement et la fabrication de matériel technologique entrant dans l’IA. Il faut cibler spécifiquement la demande.

2.- Les Supercalculateurs sont équipés de GPU NVIDIA H100 Tensor Core. Les GPU NVIDIA H100 Tensor Core sont conçus aux États-Unis Santa Clara, en Californie) par NVIDIA, puis fabriqués et assemblés en Asie.

https://www.scaleway.com/fr/custom-built-clusters/

3- Stockage : Systèmes de stockage haute performance via le protocole NVMe et solutions du partenaire DDN (DataDirect Networks), dont le siège social est à Chatsworth, California, USA. Et dans cette société, c’est Blackstone, le cousin de Blackrock qui y a investi massivement.

https://www.youtube.com/watch?v=IFMySgfQ0Zw

De la présence des logiciels espions aussi dans le Hardware!

Ces logiciels espions portent le nom de backdoors, ou portes dérobées. Voici une explication de Wikipédia: Une porte dérobée matérielle (hardware backdoor) est un point d’entrée caché et non documenté intégré directement dans les composants physiques ou les microprogrammes (firmware) d’un système informatique. Conçue pour contourner les mécanismes de sécurité, elle permet à des attaquants d’obtenir un accès permanent ou de prendre le contrôle de l’appareil. Et voici des explications de l’IA de Google.

Vous constaterez l’ampleur et la profondeur du problème, ainsi que les risques majeurs que cela soulève. Exemples:

  • La Chine accuse NVIDIA

Il y a juste un an, Nvidia a été accusée par la Chine d’avoir intégré des failles de sécurité de type backdoor dans ses puces électroniques haut de gamme. Pékin redoute l’existence d’un “kill switch” pouvant suivre ou désactiver ces puces à distance – une allégation que Nvidia dément fermement.

https://youtell.re/kill-switch-nvidia-accuse-par-la-chine/
  • Faille sécurité dans les processeurs INTEL

En mai 2025, une nouvelle faille de sécurité est apparue dans les processeurs Intel. Et cela concerne les processeurs de PC, d’ordinateurs portables et de serveurs. Et on nous explique que cette faille mine fondamentalement la sécurité des données, en particulier dans l’environnement du cloud, où de nombreux utilisateurs se partagent les mêmes ressources matérielles.

De nos jours, la souveraineté numérique est un concept illusoire pour ne pas dire mensonger qui ne peut convaincre que des personnes ignorant tout de la globalisation, de la financiarisation, de la corporatisation, et par-dessus tout de la volonté de mettre sous tutelle numérique les populations. Typiquement, la double casquette de Larry Fink en tant que président de Blackrock et du World Economic Forum n’aide pas à rassurer quand on a jeté un oeil sur le programme de cette organisation.

La vérité est que nous sommes confrontés à un consensus acquis par les entités et les individus connus et inconnus les plus puissants de la planète. Et le numérique est leur arme avec laquelle ils sont en train de conquérir la biosphère dans son ensemble.

Liliane Held-Khawam

ANNEXES

2 réflexions sur “Souveraineté numérique, le mensonge politique d’une Europe qui n’a plus les moyens de son ambition!

  1. Oui, aucune souveraineté d’aucun pays du monde… Tant y croient encore pourtant, c’est sidérant.
    Ce qui est appelé IA, mais qui n’est rien d’autre que de la programmation, est encore un moyen de détourner des masses de fonds publics pour enrichir et engraisser les déjà si obèses multimilliardaires. L’informatique est toujours la même : le vocabulaire est modifié.
    Reconnaissance faciale : la banque cantonale en Valais jette les clients qui n’en veulent pas pour leur ebanking, et ceux qui n’ont pas de smartphone.
    Ils peuvent bouffer leur reconnaissance faciale et leurs empreintes digitales jusqu’à en faire une indigestion, mais ils n’auront pas les miens.
    Jetez votre lolette numérique qu’est le smartphone. Redevenez adultes et libres, de nouveau capables de réfléchir. Ces trucs abrutissent.

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