
Imaginez, un ancien agriculteur, qui bénéficie d’une proximité avérée du syndicalisme agricole, qui signe le traité. Cela a de quoi rassurer voire neutraliser la profession non? En tous les cas, je ne les ai pas entendus se révolter.
La Suisse a signé le 16 septembre 2025 via l’AELE un contrat de libre-échange avec les Etats du Mercosur qui offre toutes les chances d’achever la paysannerie locale. Cette mise à mort finale est l’aboutissement d’un long processus de harcèlement de nos exploitants agricoles locaux, sujet que nous dénonçons ici depuis de très nombreuses années.
La mise à mort des paysans et agriculteurs suisses a commencé il y a des décennies
Je mets volontairement le rappel d’articles pour bien montrer au lecteur que la fin des petites et moyennes exploitations agricoles occidentales est le fruit d’une politique voulue par les plus hautes instances depuis des décennies. Il n’y a rien de complotiste dans le fait d’oser affirmer que ce thème fait partie d’une planification dirigée et autoritaire, comme avaient su le faire avec brio les soviétiques.
Agriculture suisse: trop, c’est trop. 2017
Délocaliser l’agriculture, la Commission européenne est pour! 2018
Si la Suisse est encore une démocratie, alors il faut protéger les paysans. 2017
Les paysans locaux ont le choix entre vendre ou se pendre. 2018
Agriculture: Le harcèlement de nos paysans profite à… la mafia…. 2018
La globalisation est irrationnelle. L’agriculture en est sa principale victime. 2018
Silence, on achève les agriculteurs. Vincent Held 2019
Les petits élevages bio menacés par Bruxelles. Reporterre 2019
Destruction de la paysannerie occidentale, voici les grands gagnants… 2021
L’ouverture du marché suisse aux producteurs agricoles de l’UE en… 1999. (Partie basée sur une publication du site de 2014)
Le 18 avril 1999, le peuple suisse et les cantons approuvaient, lors d’un référendum, une nouvelle Constitution. Ce nouveau texte modifiait en profondeur le paysage de la gouvernance helvétique. Il conférait entre autres au Conseil fédéral (CF) un pouvoir exécutif étendu. Ce jour-là, un processus centralisateur des pouvoirs à Berne était lancé…
Il fallait absolument cette réforme de la Constitution pour permettre aux conseillers fédéraux successifs un rapprochement déterminant avec Bruxelles, avec ou sans le peuple. Fort de cette nouvelle donne, le CF signe dès le 21 juin 1999 un premier paquet de sept accords bilatéraux avec Bruxelles. Le but affiché était de permettre à la Suisse d’accéder au « marché interne » (unique) de l’UE. Cet accord est accepté le 8 octobre 1999 par l’Assemblée fédérale.
En 92, le CF jurait par ses grands dieux que les produits agricoles ne seraient pas touchés en cas d’adhésion à l’EEE. Plus récemment, l’un ou l’autre des conseillers fédéraux promettait que la politique agricole serait toujours protégée…
Quelques décennies plus tard, c’est l’emblème helvétique agricole même qu’est la production de lait qui fut remis en question…

En 2014, nous avions découvert ce petit passage prévue et signée dès 1999:
« Le commerce de produits agricoles est simplifié dans certains domaines (fromage, produits laitiers transformés) par la réduction des droits de douane, d’une part, et par la reconnaissance de l’équivalence des règles en matière de médecine vétérinaire, de protection phytosanitaire et agriculture biologique, d’autre part. »
La dégradation de la qualité et des conditions de production de l’industrie agroalimentaire avait déjà accusé un sacré coup avec les bilatérales avec l’UE. Il était admis « la reconnaissance de l’équivalence des règles en matière de médecine vétérinaire, de protection phytosanitaire et agriculture biologique, d’autre part » La Suisse devait déjà s’adapter au niveau alimentaire à des normes beaucoup moins regardantes au niveau des conditions d’élevage, de production…
Bref, en 2014 nous constations que: Aucun membre du marché unique ne peut introduire des quotas ou critiqué la qualité des produits labellisés par Bruxelles. Les paysans suisses n’y survivront pas.
Prédiction atteinte. Les PME agricoles coulent tranquillement sous le regard d’un Conseil fédéral indifférent.

https://www.rts.ch/info/suisse/4180766-lagriculture-suisse-continue-a-perdre-des-exploitations.

L’agression fiscale contre les exploitants agricoles, une vieille histoire
Derrière la disparition de ces fermes se cachent la massue fiscale qui pénalise les transmissions d’exploitations agricoles. Sujet honteux peu abordé par les médias grand public.

En Suisse, une véritable guerre financière et économique a été déclarée aux paysans par le fisc.
La guerre financière et fiscale lancée contre les exploitants agricoles locaux. 2018
Voilà ce que je vous écrivais il y a quelques années:
2018 – De nombreux agriculteurs vaudois ont reçu un parpaing sur la tête en décembre 2011. Le Tribunal fédéral (TF) rendait un jugement modifiant illico les pratiques fiscales en cours depuis des décennies en Suisse, lors de la cession d’un domaine situé en zone à bâtir. Grosso modo, la plus-value réalisée n’est plus taxée via l’impôt sur le gain immobilier mais via l’impôt sur le revenu (lire ci-contre). Signifiant de facto un important alourdissement de la charge fiscale, auquel les concernés ne s’étaient pas préparés. Depuis six ans, la soudaineté de la décision et son impact parfois très dur étaient atténués par l’espoir d’un changement de loi salvateur. Espoir qui s’est éteint mercredi, sous les lambris du Palais fédéral.
«Je suis amer. On ne change jamais un régime fiscal sans prévoir une période transitoire»
La Commission de l’économie et des redevances du Conseil national (CER-CN) a jeté l’éponge, elle qui défendait encore l’introduction d’une «période transitoire» pour ménager les paysans jusqu’en 2020. Mais impossible d’arriver à un compromis avec l’organe homologue du Conseil des Etats, pour qui la jurisprudence du Tribunal fédéral doit désormais faire loi. En principe, la Chambre du peuple va donc, mi-juin, se ranger à cet avis. Très impliqué dans ce combat au sein de la CER-CN, le PLR Olivier Feller accuse le coup. «Je suis amer. On ne change jamais un régime fiscal sans prévoir une période transitoire. Cela fait des années qu’on se bat et on était vraiment proche du but, il y a une année.»
Une jeune politicienne tente de s’opposer à la déferlante fiscale qui noie les exploitants agricoles. Retour de bâton politique fulgurant.
2023 – Une jeune femme descendue depuis en flamme a mis les pieds dans le plat. Elle a osé l’impensable. En 2023, la conseillère d’État vaudoise Valérie Dittli a signé un recours pour contester la vente de parcelles agricoles à un promoteur immobilier (Orllati), agissant contre l’avis de certains collègues et remettant en question une opération protégée par la loi, ce qui a provoqué des tensions au sein du Conseil d’État, explique Blick. Cette action s’inscrit dans un contexte plus large de critiques et d’enquêtes concernant son département, notamment sur le « bouclier fiscal », bien que le recours sur les terres agricoles soit une affaire distincte, liée à la protection du territoire (…)

Bref, Mme Dittli n’a pas résisté à un tsunami politique qui s’est déclaré pour des raisons obscures. Finalement, sur la base d’un rapport rédigé par Jean Studer, l’ancien président de la Banque nationale suisse, devenue président de la Banque cantonale neuchâteloise, le Conseil d’Etat vaudois lui retirera les Finances.
Dans un timing parfait, Berne désavoue tout aménagement fiscal accordé Mme Dittli
Quelques semaines plus tard, on nous dit que « Sur le terrain de la fiscalité agricole, qui empoisonne aussi bien la vie de dizaines de familles concernées que l’Administration cantonale des impôts (ACI), la solution dénichée par Valérie Dittli en ce début d’année – révélée par «24 heures» – vient de se prendre une sacrée gifle envoyée par Berne.
Au détour d’une publication ce mardi dans la «Feuille des avis officiels», dévoilée par le quotidien « Le Temps», l’Administration fédérale des contributions ( AFC) indique en effet qu’elle n’a que peu goûté l’esprit d’indépendance des Vaudois dans ce dossier.
Pour rappel, les agriculteurs qui cèdent leur exploitation – y compris sans échange d’argent dans le cadre familial – sont lourdement frappés par le fisc à la suite d’un changement de pratique dicté par un arrêt du Tribunal fédéral datant de 2011, raison pour laquelle des allégements ont été proposés par Valérie Dittli, alors chargée des Finances jusqu’ici.«
Un rétropédalage a été effectué immédiatement par les autorités qui avaient repris le dossier à Mme Dittli: Sur le plan vaudois, le fisc, désormais dans les mains de Christelle Luisier, revient immédiatement en arrière puisque l’ACI «informe les contribuables vaudois concernés que, s’agissant de l’application d’une norme de droit fédéral harmonisé, l’assouplissement concernant le logement de l’exploitant pour les exploitations de petite taille ne saurait être mis en œuvre également en matière d’impôts cantonal et communal».
https://www.24heures.ch/fiscalite-agricole-vaudoise-berne-rejette-la-solution-dittli-810778716682
Le traité Suisse-Mercosur
Tout ce qui précède sert à vous présenter le traité comme une formalité dans un processus global qui vise à achever les agriculteurs occidentaux non financiarisés. Symboliquement, le thème reste très fort en termes de liquidation du territoire national et de toute idée de souveraineté nationale en quelque domaine que ce soit.
Voici le communique publié par la Confédération qui célèbre l’action de son Conseiller fédéral. On y parle de protection des appellations Gruyère et Sbrinz. On aurait envie d’en ire si cela n’avait été tragique pour toute une profession qui n’a que faire de ce genre d’argumentaires.
Quant à la politique de libre-échange fructueuse, il va falloir le dire très vite. Même les plus grands défenseurs de la globalisation commencent à se poser des questions sur l’avenir de la Suisse. Leur solution passe par l’innovation. Comprenez que les secteurs traditionnels n’ont plus d’avenir dans ce pays. Et l’on n’a que faire du petit agriculteur…
Je finirais cette publication avec ce passage du Communiqué qui porte à confusion:
« L’accord signé le 16 septembre est en outre important afin d’éviter que la Suisse soit désavantagée par rapport à l’Union européenne, qui a conclu un ALE avec les États du Mercosur en 2024.«
En fait, pour le lecteur non initié, on comprend que la Suisse n’a fait que suivre ses voisins n’est-ce pas? Or, le fameux accord conclu par l’UE n’est pas entré en force car n’a pas été ratifié. Un effet de com que je n’apprécie pas personnellement.

Commentaire de Grok de Twitter

Complément de Grok:

Et vous qu’en pensez-vous?
LHK
Le conseiller fédéral Guy Parmelin signe l’accord de libre-échange avec les États du Mercosur
Textes de l’accord :https://www.efta.int/trade-relations/free-trade-network/mercosur https://www.wbf.admin.ch/fr/newnsb/8nobas0dXQK-iP6Y3WoIB




Pingback: La Suisse signe l’Accord de Libre-échange avec le Mercosur. Un point final à la guerre livrée aux paysans locaux — Der Friedensstifter
une votation d’opposition en masse pour faire sauter ce gouvernements de tueurs de la paysannerie suisse et l’abolition de l’accord « mercosur » !
Le gouvernement suisse épouse l’UE, le mondialisme et le satanisme talmudique. Nos dirigeants suivent et parfois précèdent l’UE en signant le Mercosur avant tout le monde.
Après leur carrière politique, Micheline Calmy-Rey et Doris Leuthard ont travaillé pour Soros. Berset est patron dans l’UE. Le conseil fédéral semble acquis à la doctrine coercitive de Klaus Schwab et du WEF.
La Poste suisse a racheté l’entreprise Scytl qui développe des logiciels informatiques pour les votations. On sait que Smartmatic a été conçu au Venezuela pour frauder les élections. Ces systèmes ont été utilisés aux USA en 2020 et ont permis à Biden d’être honteusement élu, c’est prouvé. François de Siebenthal, ancien scrutateur des votations, a été emporté par le Covid il y a 2 ans. Il avait émis des doutes sur les intentions de la Suisse en achetant Scytl. Certaines votations importantes qui dirigent le pays vers l’UE, le mondialisme et les projets du WEF ont probablement besoin d’un coup de pouce.
La Suisse a renoncé à sa neutralité en prenant des sanctions contre la Russie, mais pas contre Israël. Quand on fait n’importe quoi, les esprits finissent par perdre le nord, la raison et la cohérence. Le talmudo-satanisme adore ça. Etre une chose et son contraire, c’est kabbalistique, mais pas chrétien, ni suisse.
Le dénominateur commun de tous les politiques, c’est leur appartenance à la Franc-maçonnerie.
Si l’on veut comprendre nos politiciens, il faut étudier la maçonnerie dans ses origines. Cette société politico-financière a été créée par Weisshaupt, Rothschild et quelques autres financiers protestants en 1717. Ce sont des mondialistes talmudiques qui prônent la laïcité. Messianisme, sionisme, anti-christianisme, anti-nationalisme, noachisme, mondialisme, wokisme, communisme, transhumanisme, ploutocratisme et talmudisme sont les thèmes directeurs dans les loges.
Le Mercosur est l’acceptation de livrer l’agriculture aux lobbies mondiaux de l’agro-alimentaire. Haricots du Kénia, gigots de Nouvelle-Zélande, entrecôtes d’Argentine, etc. La mort des producteurs indigènes, des agriculteurs de petites et moyennes exploitations sont les signaux d’un impérialisme cartellaire qui vole le travail aux indépendants, aux PME et à la nation. Si l’on ajoute l’IA qui va aussi faire des dégâts dans le monde du travail, il ne restera que la dépopulation pour résoudre le problème social.
On peut empêcher cette évolution en réindustrialisant le pays, en démondialisant et en protégeant les PME. Il faut fuir les lobbies et les cartels internationaux qui sont des prédateurs d’entreprises. Cette mafia rafle tout sans aucune morale. L’UE est un poison pour les nations européennes. Partout, les dirigeants mondialistes sont en contradiction avec leur peuple. Cela signifie qu’ils obéissent à travers les loges à une élite secrète contre les intérêts communs.
Le mondialisme, c’est la domination d’un petit groupe sans conscience et irresponsable. Il ne pense qu’à ses profits, à soumettre l’Humanité et à la réduire par les guerres, les pandémies et les vaccins.
Une entreprise Orlotti créée par des Kosovars devenue « incontournable », et qui s’est dotée d’une fondation ? Voilà qui pue la mafia kosovare à plein nez !
Pratiquement que peut-on faire?
@Doris-Cécilia Stucki
Madame, C’est très délicat pour moi de répondre à votre question. Je peux simplement vous dire que nos gouvernants sont très sensibles à l’opinion du grand public surtout si les influenceurs échappent au cadrage des partis politiques.