Vers une décroissance inéluctable. The Telegraph

Nous avertissons depuis quelques années sur les risques de récession. La déflation de la BNS qui s’est installée en 2011 en était un indicateur avancé. Le risque d’un effondrement global de l’économie ne peut être exclu pour les temps à venir. LHK

Les évolutions de la masse monétaire mondiale annoncent un ralentissement économique (Or-argent.eu)

Les indicateurs monétaires clés des États-Unis, de l’Europe, du Japon et de la Chine sont en train de clignoter, un ralentissement économique au cours de cette année est probable. Nous pourrions connaître une récession économique mondiale en 2019 ainsi qu’une correction sur les marchés actions si rien n’est fait.

Les monétaristes avertissent que la croissance de la masse monétaire mondiale ralentit bien plus vite que ce qui est désirable. Cela suggère que l’abandon des assouplissements quantitatifs des grandes banques centrales du monde commence déjà à avoir des conséquences profondes.

Ces données semblent incompatibles avec les prévisions du FMI et des autres entités mondiales qui prévoient une accélération synchronisée de la croissance cette année.

Le taux de croissance de la masse monétaire « large » M3 aux États-Unis, qui inclut une grande variété de types de comptes en banque ainsi que le liquide, a chuté jusqu’à un plus bas de 6 ans pour flirter avec la stagnation. Durant les 3 derniers mois, cet indicateur a chuté jusqu’à un rythme annuel de 2 % aux États-Unis et de 1,2 % au Japon.

Les agrégats monétaires larges sont traditionnellement un prédicteur puissant de l’activité économique à venir dans un an ou au-delà. Une croissance constance de 4 à 5 % est considérée comme l’objectif optimal pour M3.

Le professeur Tim Congdon, de l’Institute of International Monetary Research, a déclaré que la Federal Reserve a mal apprécié l’impact global de l’inversement de son QE. La banque américaine a peut-être commis une sérieuse erreur de politique en mettant trop rapidement un terme à ces stimulations monétaires. « Je ne pense pas qu’il y aura une récession car la FED changera de cap, mais nous pourrions connaître une ‘récession de la croissance’, ce qui est une menace sérieuse pour les prix des actifs », a-t-il déclaré.

La FED est en train de réduire la taille de son bilan de 20 milliards de dollars par mois. La volonté de la FED de passer à un rythme mensuel de 50 milliards de dollars d’ici septembre est ce qui inquiète les monétaristes. L’institution semble déterminée à exécuter son plan, peu importe les effets monétaires.

Les ventes d’obligations de la FED ralentissent automatiquement la croissance des dépôts tout en limitant la création monétaire. Des preuves sont déjà visibles dans le taux de croissance des prêts accordés aux États-Unis, qui est tombé à zéro durant les 5 derniers mois.

Les critiques affirment que la FED se base sur un modèle dysfonctionnel, qu’elle ne prend pas en compte les agrégats monétaires larges. Elle préfère se focaliser sur des indicateurs du passé tels que le chômage ou la croissance des salaires. Cette nouvelle perspective keynésienne a débouché sur toute une série d’erreurs en 2018, lorsque des signaux d’alarme émis par les agrégats monétaires ont été ignorés et ont permis la métastase de la crise financière naissante.

Robert Hetzel, monétariste à la FED de Richmond, a écrit plus tard une analyse accusatrice de son propre employeur, intitulée « Grande récession : échec des marchés ou des politiques (monétaires) ? » Il a accusé la FED d’avoir provoqué le désastre qui a entraîné Lehman, AIG et les géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac. Les signaux monétaires sont moins aigus aujourd’hui, mais le risque de voir la FED de Powell poursuivre son resserrement quantitatif méthodique jusqu’à ce que cela casse existe.

La zone euro se trouve dans une autre étape du cycle mais les données monétaires y sont également inquiétantes. Simon Ward, de Janus Henderson, affirme que le taux de croissance de M3 a baissé jusqu’à 2,3 % durant les 3 derniers mois pour afficher la croissance la plus basse depuis la crise de la dette de la zone euro.
Il s’agit de la conséquence mécanique du resserrement de vis monétaire de la BCE. Le Conseil des Gouverneurs a réduit son QE à 30 milliards d’euros mensuels. À son pic en 2006, il était à 80 milliards. La fin de ce programme d’achats obligataires est programmée pour septembre.

La BCE exécute son plan d’abandon des stimulations même si l’inflation de la zone euro est toujours engluée à 1,1 %, ce qui laisse la région exposée à un choc déflationniste ou à un ralentissement mondial. « Il va clairement y avoir beaucoup de problèmes d’ici l’année prochaine », a déclaré le professeur Congdon.

La Banque centrale européenne est à court d’options. Elle a déjà fait gonfler son bilan à 42 % du PIB sous Mario Draghi. Elle a atteint les limites techniques et politiques du QE. Un groupe de faucons monétaires mené par les Allemands s’oppose de façon véhémente à davantage d’achats d’obligations, encore plus depuis la victoire des partis anti-austérité en Italie, qui ont ouvertement appelé à enfreindre les règles fiscales européennes.

M. Ward a déclaré que la masse monétaire M1 de la zone euro a chuté depuis septembre dernier, avec une baisse prononcée des dépôts réels M1 en France et en Espagne, un événement qui n’a que très peu attiré l’attention jusqu’à présent.

Avec la latence habituelle, le ralentissement est en train de devenir visible dans les données objectives. La production industrielle de la zone euro a baissé de 1,1 % en février. L’enquête IHS Markit concernant la production a ralenti durant 2 mois consécutifs, avec une baisse prononcée des nouvelles commandes. L’indice de la surprise économique de Citigroup dans la région a chuté jusqu’à -31,5 en mars, signe que les analystes ont été pris par surprise.

La Grande-Bretagne semble ralentir de concert. Dans une note récente, Janus Henderson a été jusqu’à évoquer « des signaux d’alarme monétaire » qui résonnent encore plus fort au Royaume-Uni. Son indicateur préféré, M1 réel sur 6 mois, a chuté jusqu’à presque zéro tandis que les dépôts des ménages se sont tout simplement contractés.

Cela présage un revirement économique aigu d’ici la fin de l’année, un horizon qui correspond avec les pourparlers finaux concernant le Brexit. Le groupe affirme que poursuivre la hausse des taux dans une telle tempête à venir serait une sérieuse erreur de la Bank of England.

La situation n’est pas plus réconfortante en Chine. Les stimulations explosives via le crédit et les politiques fiscales, lancées par les autorités chinoises en 2015 et 2016, arrivent à leur terme après avoir poussé le ratio dette/PIB à 257 %. La Banque centrale chinoise appuie sur la pédale de frein depuis le milieu de l’année dernière. Cela commence à faire mal.

Janus Henderson affirme que la croissance de la masse monétaire véritable M1 a baissé jusqu’à 1,6 % après avoir atteint 2 chiffres en 2016. La croissance économique sous-jacente a baissé jusqu’à 5 % selon leurs calculs. Cela commence à être visible dans les stocks en augmention de minerai de fer et de matières premières. La Chine est de nouveau à l’aube d’un petit ralentissement.

Il est difficile de séparer ce ralentissement monétaire mondial des effets de la hausse des taux aux États-Unis. Le taux directeur de la FED a été relevé à 6 reprises pour atteindre 1,75 %, ce qui étrangle un système financier mondial qui n’a jamais été autant exposé à de la dette en dollars. La BRI estime que les crédits libellés en dollars, ainsi que les dérivés équivalents, ont gonflé jusqu’à 25 trillions de dollars.

Le taux du Libor sur 3 mois a grimpé de 62 points de base pour atteindre un plus haut de 9 ans à 2,31 % depuis le début de l’année. Un rapport publié la semaine dernière par la FED de New York affirme que 200 trillions de produits dérivés dépendent des taux du Libor. Soit 10 fois le PIB américain. Sans compter les 2,3 trillions de crédits syndiqués, les 2,3 trillions de crédits hypothécaires, 1,1 trillion d’emprunts à taux variable, etc. Les taux en hausse déboucheront sur un choc mondial du crédit.

La situation du Libor est en train d’attirer l’attention de par le monde. Mais l’étranglement monétaire qui a lieu simultanément est jusqu’à présent largement ignoré, alors que cela pourrait être aussi significatif.

Article d’Ambrose Evans-Pritchard, publié le 3 avril 2018 sur le Telegraph

https://or-argent.eu/les-evolutions-de-la-masse-monetaire-mondiale-annoncent-ralentissement-economique-pritchard/

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-evolutions-de-la-masse-monetaire-mondiale-annoncent-un-ralentissement-economique-.aspx?article=12734378866H11690&redirect=false&contributor=PIECES+OR

9 réflexions sur “Vers une décroissance inéluctable. The Telegraph

  1. Au passage : pourquoi il est important de soutenir la grève des cheminots même si ce n’est pas marrant pour ceux qui dépendent du train pour aller travailler.

    Saviez vous que la Grande Bretagne qui a privatisé son réseau de chemin de fer il y a des années est rendue depuis au 19ème rang sur 20 pays dans le classement des réseaux ferroviaires ?

    Saviez vous que la France et ses cheminots est pourtant au 5ème rang de ce classement mondial derrière la Suisse, le Japon, Hong Kong et Singapour ?

    Saviez vous que depuis la privatisation, les anglais paient leur billet de train 6 fois plus cher que les français ? Le Navigo en Ile de France coute actuellement 75 euros et son équivalent en Angleterre se paie 686 euros !

    Saviez vous que malgré la privatisation, les anglais continuent à payer dans leurs impôts une rente à la société privée qui gère le rail chez eux pour un résultat calamiteux ? En 2015/2016, ils ont raqué pas moins de 5 milliards d’euros !

    https://www.agoravox.fr/actualites/article/privatiser-la-sncf-augmentation-203010?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

    « La privatisation et l’ouverture à la concurrence, cela revient simplement à permettre à des milliardaires de faire de l’argent sur notre dos, tandis que nos impôts continueront de payer les investissements – c’est à dire la dette de la SNCF – qui seront transférés à l’Etat. La manoeuvre lancée par le régime Macron, c’est ni plus ni moins que de nous faire les poches. Comme avec la privatisation des autoroutes. »

    « Parce que c’est notre projet ! » (Emmanuel Macron – Avril 2017)

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  2. @Literato : Vous faîtes bien d’énoncer ces vérités. Le « français moyen » est actuellement l’objet d’une campagne de désinformation de grande ampleur sur les « privilèges » de la SNCF, et le plupart des gens n’ont qu’une vague idée de la question. Le dépeçage des avoirs de l’ Etat français continue…

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  3. Une décroissance inéluctable de l’économie et une décroissance aussi de la drogue, non c’est une fausse nouvelle pour la drogue….

    Selon un article de Bangkok Post d’ hier il existe bien 11 industrie de la drogue qui produit bien 20 millions par jour de pilule de crystal methamphetamine, cette florissante économie en croissance se situe au Myanmar près de la frontière au nord de la Thaïlande, oui, vous avez bien lus 20.000.000 de pilule par jour qui doive rejoindre le marché des consommateurs tous les jours…. Et tout cela dans la plus grande hypocrisie de tous les présidents élus du monde, y compris la Aung San Suu Kyi prix Nobel.

    Au lieu d’aller bombarder femme et enfants en Syrie, pourquoi n’utilisez pas les missiles pour détruire ces installations au Myanmar, non cela ne se fait pas, parce qu’on est en décroissance du PIB puisque la drogue rentre dans ce calcul hypocrite….

    https://www.bangkokpost.com/news/general/1443119/11-drug-plants-churn-out-20m-pills-a-day

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  4. @Robert

    Je reviens un peu sur le tard car les infos en ce moment arrivent à la pelle. Voilà que le gros verrat de la Maison Blanche éructe et menace la Russie de représailles. Comme d’habitude du bluff mais qui affole tout de même le net avec le blanc bec de l’Elysée qui n’arrête pas d’accumuler les bourdes. Enfin on verra bien. The show must go on;;;;

    Et oui ami Robert, la France est victime des chacals qui veulent tous leur part de la bête avec des Français peu réactifs bien que la colère commence à monter d’un cran. Comme d’habitude, l’ingenierie sociale avec l’aide d’une campagne de totale désinformation bat son plein. Diviser pour mieux régner, voilà ce que les français n’ont toujours pas compris et ça marche à tous les coups.

    Le français a toujours préféré taper sur son voisin plutot que sur ceux qui ont le cul bien au chaud à l’abri de leur ministère et qui sont réellement à l’origine de ses problèmes. C’est une maladie chronique et bien de chez nous

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  5. @jeanmonti

    Cher Jean, vous avez le chic pour trouver des infos pas piquées des vers hors des sentiers battus et en voilà une qui est fort intéressante.

    N’hésitez pas à balancer, moi je suis toujours preneur !

    Merci et bien à vous

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  6. @Literato

    Je ne fais que partager quelle informations qui sont en relations et intégrante avec les articles de LKM. Le gros problème c’est d’avoir des informations viables dans la jungle d’internet, mais pour vous faire plaisir voici une information pour les Français.

    Selon ce rapport, en décembre dernier (2017), les services militaires et de renseignement russes se sont alarmés lorsque le président français Emmanuel Macron a effectué une visite surprise dans son pays, l’ancienne colonie africaine d’ Algérie où il cherchait à établir une  » nouvelle relation « . Le véritable objectif était de créer de nouvelles bases d’entraînement pour les terroristes qui y opèrent – et qui, la semaine dernière, se préparaient à être déplacés dans la zone de guerre du Levant sous la protection du navire de guerre française de missiles guidés Aquitaine – mais en vain puisque la France s’est positionnée avec les États-Unis pour lancer les frappes aériennes non provoquées sur la Syrie.

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  7. @ Literato

    Puisqu’il semblerait qu’on est passé tout prêt d’une guerre mondiale, je vous indique ici des éditeurs de Mises, une excellente réquisitoire sur la nouvelle guerre contre les peuples.

    President Donald Trump has announced that he plans new missile strikes against the Syrian regime in response to an alleged chemical attack on Syrian civilians in a rebel-held suburb of Damascus.

    The US has offered no evidence of the attack, since, as the Financial Times has admitted, confirmation of any such attack could take weeks. Moreover, confirming the attack took place at all is not the same thing as confirming that the Syrian regime was responsible for it.

    The Trump administration, apparently, has little interest in such technicalities. Advocates for immediate military intervention argue that evidence could be lost in the meantime.

    So the absence of evidence is evidence.

    But, as Tucker Carlson noted in an important segment at Fox News, even if it can be proven that the Syrian regime is responsible for the attack, it’s unclear how a new attack on Syria will « make the US safer. »

    The administration and its pro-war backers do not appear to even be making this case, as it is quite apparent that the Syrian regime is no danger to the United States, whatsoever. The regime’s tiny air force and virtually-non-existent navy pose no threat to a country with a navy ten times larger than any other navy, and which spends more on military projects than the next eight most militarized regimes combined. As President Dwight Eisenhower understood — as he cut military spending in the face of a resurgent Soviet Union — the US’s huge nuclear arsenal renders threats from regimes like Assad’s utterly moot.

    But even if none of this were true, the burden is still on the US government to affirmatively demonstrate that Assad’s Syria is a threat to the American voters and taxpayers.

    This will not happen, however, because that’s not how foreign policy is made in the US. There will be no meaningful debate in Congress, and nothing more than accusations and innuendo will be issued from the administration and other organs of the executive branch. « Trust us, we wouldn’t lie » will be the central claim of the American war promoters. Americans will, yet again, be told to sacrifice both treasure and freedoms to satisfy the latest schemes of the American military establishment.

    Given that only a portion of the population will buy any claims that Americans are in danger, we’ll hear vague platitudes about humanitarian missions, and how the Syrian regime must be stopped for the sake of decency. We heard the same thing in both Iraq and Libya before regime change was effected there in the name of humanitarianism. In both cases, however, the region was only made less stable, and more prone to radical Islamism. The result has been anything but humanitarian or decent. Nor can advocates for war supply any answer to the question of what will replace Assad’s regime. The most likely candidates are radical Islamists. Moreover, so long as the US continues to ignore the humanitarian disaster in Yemen being perpetrated by American ally Saudi Arabia, any claims of « humanitarian » intent are dubious at best.

    The real motivation behind the latest drive for war might be found by employing a strategy recently suggested by Lew Rockwell, who notes:

    When you hear the words « national security » or « national interest » used by people in Washington, I think it’s important to substitute « imperial » for « national. » So is it in the national interest of the United States to bomb Syria? No. Is it in the imperial interest of the American Empire to do so? Yes.

    In other words, the US state and many of its allies stand to benefit significantly from war with Syria. As Randolf Bourne pointed out a century ago, « war is the health of the state, » and yet another war will help the American regime justify larger budgets, larger deficits, more taxes, and more state power in general.

    For this reason, there has always been a close connection between the ideology of laissez-faire liberalism, and the ideology of peace. In the 19th century, it was free-market liberals like Richard Cobden and his friend Frédéric Bastiat who regarded economic intervention, slavery, and war as all part of one authoritarian package. This mantle was later picked up by the great liberal economist Ludwig von Mises, and then by his student Murray Rothbard.

    Even in the cases where defensive war might have been justified, the costs of war, the liberals understood, have been far more grave than our rulers would have us believe. War is always a disaster for life, for liberty, and for the quality of life for those who survive. The only exception, it seems, are those organs of the state that benefit so handsomely from armed conflict.

    But, on the matter of war, the position of the liberals — those we now know as « libertarians » — have long been firmly on the side of peace whenever possible:

    But wars are not made by common folk, scratching for livings in the heat of the day; they are made by demagogues infesting palaces. It is not necessary for these demagogues to complete the sale of a war before they send the goods home, as a storekeeper must complete the sale of, say, a suit of clothes. They send the goods home first, then convince the customer that he wants them. … But the main reason why it is easy to sell war to peaceful people is that the demagogues who act as salesmen quickly acquire a monopoly of both public information and public instruction. … The dead are still dead, the fellows who lost legs still lack them, war widows go on suffering the orneriness of their second husbands, and taxpayers continue to pay, pay, pay. In the schools children are taught that the war was fought for freedom, the home and God. — H.L. Mencken

    Modern war is merciless, it does not spare pregnant women or infants; it is indiscriminate killing and destroying. It does not respect the rights of neutrals. Millions are killed, enslaved, or expelled from the dwelling places in which their ancestors lived for centuries. Nobody can foretell what will happen in the next chapter of this endless struggle. This has little to do with the atomic bomb. The root of the evil is not the construction of new, more dreadful weapons. It is the spirit of conquest. It is probable that scientists will discover some methods of defense against the atomic bomb. But this will not alter things, it will merely prolong for a short time the process of the complete destruction of civilization. — Ludwig von Mises

    Only one thing can conquer war — the liberal attitude of mind which can see nothing in war but destruction and annihilation, and which can never wish to bring about a war, because it regards war as injurious even to the victors. Where Liberalism prevails, there will never be war. But where there are other opinions concerning the profitability and injuriousness of war, no rules or regulations, however cunningly devised, can make war impossible. — Ludwig von Mises

    Modern war is not a war of royal armies. It is a war of the peoples, a total war. It is a war of states which do not leave to their subjects any private sphere; they consider the whole population a part of the armed forces. Whoever does not fight must work for the support and equipment of the army. Army and people are one and the same. The citizens passionately participate in the war. For it is their state, their God, who fights. — Ludwig von Mises

    ​The middle and industrious classes of England can have no interest apart from the preservation of peace. The honours, the fame, the emoluments of war belong not to them; the battle-plain is the harvest-field of the aristocracy, watered by the blood of the people. — Richard Cobden

    Public opinion must undergo a change; our ministers must no longer be held responsible for the everyday political quarrels all over Europe; nor, when an opposition journalist wishes to assail a foreign secretary, must he be suffered to taunt him with the neglect of the honor of Great Britain, if he should prudently abstain from involving her in the dissensions that afflict distant communities. — Richard Cobden

    England, by calmly directing her undivided energies to the purifying of her own internal institutions, to the emancipation of her commerce … would, by thus serving as it were for the beacon of other nations, aid more effectually the cause of political progression all over the continent than she could possibly do by plunging herself into the strife of European wars. — Richard Cobden

    The libertarian’s basic attitude toward war must then be: it is legitimate to use violence against criminals in defense of one’s rights of person and property; it is completely impermissible to violate the rights of other innocent people. War, then, is only proper when the exercise of violence is rigorously limited to the individual criminals. We may judge for ourselves how many wars or conflicts in history have met this criterion. … If classical international law limited and checked warfare, and kept it from spreading, modern international law, in an attempt to stamp out « aggression » and to abolish war, only insures, as the great historian Charles Beard put it, a futile policy of « perpetual war for perpetual peace. » — Murray Rothbard

    The second Wilsonian excuse for perpetual war … is even more utopian: the idea that it is the moral obligation of America and of all other nations to impose « democracy » and « human rights » throughout the globe. In short, in a world where « democracy » is generally meaningless, and « human rights » of any genuine sort virtually nonexistent, that we are obligated to take up the sword and wage a perpetual war to force utopia on the entire world by guns, tanks, and bombs. — Murray Rothbard

    https://mises.org/wire/against-war-syria

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