La Haute finance à l’assaut de votre patrimoine génétique. (Votation 14 juin DPI) Par Liliane held-Khawam

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Le dieu-argent de la haute finance est un dieu gourmand voire vorace. Il n’a jamais de sensation de satiété. Ce 21ème siècle est son heure. Il s’est coup sur coup approprié sans grande difficulté le marché de l’emploi, a saboté le concept d’Etat-Nation, a privatisé les services publics, a démantelé les institutions publiques de plus en plus soumises aux besoins impératifs du marché mondial, a confisqué les capitaux de retraite et autres épargnes, a mis la main sur les ressources naturelles mondiales, a siphonné les monnaies nationales et les excédents des balances publiques, etc. La privatisation de la planète et de ses ressources est ainsi une réalité difficilement contestable.
Les exploits du dieu-argent sont innombrables. Le plus déterminant pour l’avenir de l’humanité serait la réussite du renversement déjà bien engagé de la suprématie des législations nationales en sa faveur. Pour faire simple, le système du dieu-argent supplante aujourd’hui les gouvernements qui lui ouvrent grand les portes de leurs territoires et de leur législation dans une ambiance d’impuissance mêlée d’un certain fatalisme.
Que ce transfert de la suprématie du peuple en faveur des marchés financiers soit reconnu constitutionnellement et l’on verra tomber tout rempart protecteur de l’homme, de son identité et par extension de l’humanité.
Cette fragilisation des droits de l’humain et de sa liberté de disposer de lui-même dans un environnement sécurisé est fortement aggravée actuellement par une technologie massivement soutenue par les marchés financiers qui a pris une option claire pour le transhumanisme.
Eugénisme, marchandisation de l’être humain, captation du patrimoine génétique, humanisation des robots et robotisation de l’humain sont devenus non seulement possibles mais exigés par des décideurs inconnus cachés derrière les marchés financiers.
La bataille de fond qui se livre actuellement est celle de l’identité de l’humanité, des libertés inaliénables et gratuites de l’homme. L’enjeu : La privatisation de la VIE et de l’immortalité. Rien de moins !

Le transhumanisme

Le transhumanisme est un concept très peu connu du grand public. Pourtant, le mouvement qui est derrière ce concept vise la mutation de l’humain vers une catégorie appelée « posthumain ».

Association française transhumaniste en France, Neohumanitas en Suisse sont les représentants de cette mouvance transhumaniste mondiale qui veut renouveler l’humain en le combinant à la technologie.
Les adeptes du transhumanisme prônent l’usage des sciences et des techniques, ainsi que les croyances spirituelles afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables. Dans cette optique, les penseurs transhumanistes comptent sur les biotechnologies et sur d’autres techniques émergentes (extrait et traduction par Wikipedia de l’article en ligne de Nick Bostrom : « A history of transhumanist thought », Journal of Evolution and Technology ).
La fusion de l’homme et de la machine est beaucoup plus avancée que ce que certains pourraient imaginer. Actuellement, elle est utilisée dans des cas de maladie (stimulateur cardiaque). Pourtant, le processus va beaucoup plus loin que ce que l’on peut imaginer avec à la clé les promesses de bonheur, de santé et in fine d’immortalité….
Voici ce qu’écrivaient Frédérique ROUSSEL et Marie LECHNER le 18 juin 2011 : « Le transhumanisme, frange extrême de la cyberculture californienne, professe que l’humanité se trouverait au seuil de la plus grande transformation de son histoire. Grâce à l’union des biotechnologies et des nanotechnologies, des sciences de l’information (robotique et informatique) et des sciences cognitives, l’homme pourra enfin s’affranchir des limites assignées au corps, ce tombeau de l’âme décrit par Platon. Ses capacités physiques et mentales vont être sublimées. Et le dispenseront bientôt de naître, de souffrir, de vieillir, et même de mourir » (cf. schéma ci-dessous)

NBIC

Voici un extrait édifiant d’une présentation faite à l’ESSEC par le Dr Laurent Alexandre intitulée : « Faire reculer la mort : jusqu’où irons-nous ? »
Source. Vidéo https://www.youtube.com/watch?v=ZEu_WSwi4AQ&feature=youtu.be ( article avec vidéos ici)
Le Dr Alexandre, président de VISION DNA, société de séquençage d’ADN présente quelques exemples du « bricolage du vivant ». Tout y passe, du séquençage de l’ADN complet du fœtus à la fabrication de spermatozoïde en passant par la greffe d’utérus (artificiel ?)…
Le NBIC est donc le lieu de rencontre :

• des sciences cognitives liées au cerveau et ses cellules que sont les neurones
• la biotechnologie centrée sur les gênes et bien évidemment ce qui va avec : l’appareil germinal (sperme, ovule), les chromosomes et le fœtus.
• de l’informatique (Bits) qui appliquée au champ de la biologie devient la bio-informatique
• La nanotechnologie (Atomes) qui est une science qui relève de l’électronique ou de la chimie ramenée à l’infiniment petit, soit de l’ordre de l’atome. Selon des spécialistes, la nanotechnologie serait elle-même dépassée et nous devrions parler de « technologie quantique »…

Bricolage du vivant

Objet de votation du 14 juin pour modification de la Constitution

Le peuple suisse est invité à se prononcer le 14 juin sur la modification de l’article 119 de la Constitution qui dit actuellement ceci dans son alinéa c:

« le recours aux méthodes de procréation médicalement assistée n’est autorisé que lorsque la stérilité ou le danger de transmission d’une grave maladie ne peuvent être écartés d’une autre manière, et non pour développer chez l’enfant certaines qualités ou pour faire de la recherche; la fécondation d’ovules humains hors du corps de la femme n’est autorisée qu’aux conditions prévues par la loi; ne peuvent être développés hors du corps de la femme jusqu’au stade d’embryon que le nombre d’ovules humains pouvant être immédiatement implantés ».

Le Conseil fédéral propose de le remplacer par ceci :

« le recours aux méthodes de procréation médicalement assistée n’est autorisé que lorsque la stérilité ou le danger de transmission d’une grave maladie ne peuvent être écartés d’une autre manière, et non pour développer chez l’enfant certaines qualités ou pour faire de la recherche; la fécondation d’ovules humains hors du corps de la femme n’est autorisée qu’aux conditions prévues par la loi; ne peuvent être développés hors du corps de la femme jusqu’au stade d’embryon que le nombre d’ovules humains nécessaire à la procréation médicalement assistée »

En disant oui, le peuple suisse lève toute limitation dans le temps et au niveau de l’emploi de ces ovules. En levant la notion de l’implantation immédiate, on introduit la notion de stockage de plus ou moins longue durée d’ovocytes.
Pourtant l’appareil législatif existant en Suisse est déjà bien riche. On relèvera quelques observations sur ce qui existe déjà :

1. LA LRH (loi relative à la recherche sur l’être humain)

Une Loi fédérale a été votée en Suisse le 29 septembre 2011 concernant la recherche sur l’être humain. Le message des autorités fédérales la présentait en tant que outil protecteur de la dignité, la personnalité et la santé de l’être humain dans la recherche.
Or, dès son article 2, on voit un champ d’autorisation plus que vaste de la recherche sur l’humain Voici l’étendue de cette loi initiée par le Conseil Fédéral dont le contenu a été fort peu relayé (pas du tout ?) auprès du peuple.

ART.2 Champ d’application
1La présente loi s’applique à la recherche sur les maladies humaines et sur la structure et le fonctionnement du corps humain, pratiquée:
a. sur des personnes;
b. sur des personnes décédées;
c. sur des embryons et des fœtus;
d. sur du matériel biologique;
e. sur des données personnelles liées à la santé

2. L’Ordonnance relative à la recherche (ORH) sur l’être humain à l’exception des essais cliniques.
L’enjeu mondial du moment étant le Big data et le stockage de données génétiques et humaines en général, le regard peut être attiré à la lecture de l’ORH par le fait qu’elle veille à conserver les données personnelles. D’où nos questions : Sont-elles conservées au-delà des besoins des « traitements » ? Ceci n’entre-t-il pas en conflit avec la protection de la sphère privée prévue par la Constitution ? Qui sont « les personnes qui en ont besoin pour accomplir leurs tâches » ? Voici ce que l’on peut y lire :

Art. 5 Conservation de données personnelles liées à la santé et de matériel biologique (ORH)
1 Quiconque conserve des données personnelles liées à la santé à des fins de recherche doit garantir leur protection par le biais de mesures opérationnelles et organisationnelles appropriées, notamment:
a. permettre l’emploi des données personnelles liées à la santé aux seules personnes qui en ont besoin pour accomplir leurs tâches;
b. empêcher la publication, la modification, la suppression et la copie des données personnelles liées à la santé sans autorisation ou par inadvertance;
c. documenter l’ensemble des processus de traitement déterminants pour garantir la traçabilité.
2 Quiconque conserve du matériel biologique à des fins de recherche doit notamment:
a.respecter les principes au sens de l’al. 1;
b. garantir le respect des exigences techniques pour la conservation appropriée du matériel biologique;
c. mettre à disposition les ressources nécessaires à la conservation

3. La Loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA)
Une autre loi attire l’attention avec le modèle du NBIC en arrière-plan : la Loi fédérale sur la procréation médicalement assistée (LPMA). Dans cette loi ce qui y est intéressant est ce qu’elle interdit.
On y trouve le clonage, la formation d’hybrides et de chimères ainsi que l’utilisation abusive d’un matériel germinal pour créer un embryon. Si on peut saluer ces interdictions, on prend conscience que de tels abus et infractions pourraient exister.

 La vitrification, don et création de banque publique d’ovocytes

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La demande de lever la  temporalité  liée à l’utilisation des ovocytes découle l’amélioration des conditions de congélation/vitrification. Ce système permet de stopper le vieillissement. Il peut être assimilé à une mesure préventive voire de confort.
Voici ce qu’en dit le centre de la reproduction humaine belge (CRG):

« Grâce à de récents développements, il est aujourd’hui possible de congeler des ovocytes. La technique utilisée est appelée la vitrification.
La congélation des ovocytes permet aux femmes de conserver leur potentiel de procréation sans qu’il doive d’abord y avoir fécondation (pour congeler les embryons). Les jeunes femmes qui n’ont pas encore de partenaire peuvent faire congeler leurs ovocytes avant de débuter un traitement qui pourrait endommager leurs ovaires (tel que la chimiothérapie).
Comme la congélation arrête l’horloge biologique des ovocytes – ils ne vieillissent plus et ne peuvent pas être endommagés par des facteurs externes – la congélation préventive est une mesure qui permet de préserver la fécondité. « 

La technique de la vitrification des ovocytes semble permettre avant tout la simplification des DONS d’ovocytes. Un article du Figaro nous apprend ceci :

« «La vitrification d’ovocytes issus d’un don permet une préservation totale de l’anonymat de la donneuse. Le couple receveur d’ovocytes ne risque pas de la croiser dans les couloirs de l’hôpital», résume le Pr Samir Hamamah. Plus efficace que les autres techniques, la vitrification apporte d’après ce dernier une garantie éthique supplémentaire au don d’ovocytes. » On y apprend aussi :  «La vitrification permet plus de confort à la donneuse qui peut accomplir sa démarche indépendamment des contraintes de traitements lourds et longs administrés à la receveuse», détaille le Pr Bernard Hédon, gynécologue et président du Collège national des gynécologues et obstétriciens.

La création d’une banque d’ovocytes est une suite logique à tout ce qui précède… J-Y Nau relevait dans un article les deux raisons pour lesquelles le besoin de créer une banque publique d’ovocytes se faisait ressentir :

« Le premier réside dans la pénurie de cellules sexuelles féminines destinées à être «données». Entendons-nous : pé¬nurie dans les pays ayant adopté des dispositions interdisant la commercialisation (ouverte ou déguisée) des cellules sexuelles féminines utilisées dans le cadre de procédures d’assistance médicale à la procréation (AMP). Le second élément tient aux progrès accomplis dans le maniement de la technique de vitrification ovocytaire. »

Voilà qui a le mérite d’être clair !

Vitrification et dons d’embryons

Selon François-Xavier Putallaz , la loi actuelle permet le développement de 3 embryons par cycle menstruel. La nouvelle loi permettrait de passer à 12 embryons par cycle…. Le professeur Putallaz relève ceci :

« Le DPI (diagnostic préimplantatoire) implique structurellement une sélection et un tri d’embryons, dont la plupart sont détruits, ou congelés, ou consommés pour la recherche. »

Cette tendance qui risque d’atteindre la Suisse est confirmée par un avis de droit rédigé par Andrea Büchler à la demande de l’Office fédéral de la santé. On peut relever ceci dans les recommandations sur la réforme entreprise (p 51 du document):

« 6. L’autorisation du don d’embryons devrait aller de pair avec celle du don d’ovules. »

Or, dans sa déclaration de principes de la Société Suisse de Bioéthique dit ceci :

« 4.-L’embryon humain possède la dignité et les droits fondamentaux reconnus à l’être humain. On ne peut porter atteinte à son intégrité ni le détruire, que ce soit intentionnellement ou par négligence. Construire pour l’embryon un statut artificiel, au gré de nos désirs, d’une idéologie, au gré des besoins de la science ou de ceux de la société, constitue un détournement irrecevable de la raison. »

« 5. La science et la technique ne sauraient s’engager dans une recherche qui ferait fi de la dignité et des droits fondamentaux d’un être humain. Une prouesse de la médecine, si prometteuse qu’elle puisse paraître, n’est pas, en tant que telle, licite. L’admettre reviendrait à consacrer le droit du plus fort. »

Congélation et don d’ovocytes/foetus, un business juteux et prometteur

Récemment, Facebook, Apple et Google ont annoncé qu’ils pourraient faciliter la congélation d’ovocytes de leurs employées. Sous des allures d’employeurs attentionnés, la congélation devient un moyen qui permet de mieux contrôler la vie intime des collaboratrices.
Cet amalgame insoutenable en temps normal est de plus en plus admis au nom de la compétitivité de l’entreprise, lieu où le droit à l’intimité est relativisé. Les gouvernants contemporains, grands facilitateurs de cette révolution, multiplient les législations pour toujours plus d’intrusion dans la sphère privée, intime voire génétique. On y verra bien sûr l’action des lobbyistes fortement présents dans les allées du pouvoir autrefois public.
Bertrand Vergeley, philosophe et théologien s’insurgeait récemment dans le figaro contre cette pratique aux premiers abords féministes mais qui selon lui « Les entreprises comme Google, Apple ou Facebook, se mêlent donc aujourd’hui de la reproduction du genre humain. Au-delà d’une intrusion dans la vie privée des employés, je pense qu’il faut parler de manipulation de la vie en elle-même ! ».
Il poursuit plus loin : « A mon sens, nous entrons dans un processus préoccupant. Notre société souhaite appliquer les techniques de la science à l’homme ; autrement dit, elle cherche à déréaliser homme, à nier son individualité, pour appliquer plus facilement des algorithmes, des clés de lecture sur le monde. Le but est alors bien de simplifier l’être humain, de le dématérialiser, de le désindividualiser, au nom de cette simplification rendue possible par la technologie moderne. L’homme est ainsi peu à peu sacrifié à l’argent, à l’entreprise, au capitalisme, nouvelles religions du monde. »
Un autre exemple étonnant vient d’avoir lieu en Europe. Une société américaine est venue à Bruxelles présenter son programme d’adoption de bébés. Malgré son statut de société non bénéficiaire, vous devez compter entre 60 et 150’000 euros le bébé. Une grande chaîne américaine hôtelière sponsorisait l’évènement en offrant de substantiels rabais aux participants.
Un article publié dans le Figaro par une personne qui a participé à la présentation relevait notamment 2 choses :

  • Le témoignage d’un participant à la conférence expliquait : «mon partenaire et moi, nous avons fait fabriquer 12 embryons, qui ont été congelés dans un soucis de planification et d’économies. Un premier enfant est né, suivi d’un deuxième enfant 3 ans plus tard.»
  • • L’auteur de l’article semble consterner quand le médecin qui semblait fort sympathique ajoute « «son agence peut tout sélectionner moyennant supplément de prix, notamment le sexe, la couleur de peau, les tests génétiques, la sélection des embryons»…

La « chosification » des personnes a commencé avec un risque réel d’eugénisme :

Un fait qui en dit long sur l’évolution de la société et l’esprit des gouvernants fut l’introduction d’un numéro unique d’identifiant pour TOUTE personne (individu ou entreprise). Ce numéro anonyme supplante et supplantera toujours plus les données personnelles qui définissent l’identité de l’individu (nom, prénom, date de naissance etc…). Et à chacun de ces numéros est attribué un code-barres, symbole mercantile par définition ! Vous le trouverez facilement sur votre passeport, matériel de vote etc.
Grâce à ce code-barres, la personne n’est plus simplement identifiée par les autorités de son pays mais aussi par tout système connecté au big data, futur or noir des marchés financiers.
L’intérêt est que sous cette identification automatique, pourront être stockés l’ensemble de vos comportements en tant que consommateurs, patient (médical), contribuable, conducteur ou militant politique.
Le code-barres permet de mettre en place une méthode de traçabilité de vos moindres faits et gestes. Les réseaux sociaux et autres outils de télécommunication gratuits viendront compléter ces informations.
Bref, en transposant cet outil de gestion des stocks et de la traçabilité des marchandises à l’être humain, les gouvernants –sous la pression des lobbies- ont admis le transfert des données personnelles, individuelles et demain génétiques à des entreprises hautement financiarisées qui ne se gêneront certainement pas à tirer profit de cette manne extraordinaire.
Ce faisant, les autorités nationales ont bafoué allègrement coup sur coup, la Constitution, les lois sur la protection des données personnelles, les lois sur les droits de protection des citoyens.
Sur un plan plus psychologique, cet acte de réduire l’identité personnelle à un numéro et un code-barres -rigoureusement identique au paquet de cigarettes acheté au Kiosque du coin- est un geste supplémentaire vers le dépouillement de l’identité personnelle au profit d’une « chosification » de l’individu.
Le Big data veut votre patrimoine génétique dans le cadre de son « bricolage du vivant ». Cette gigantesque base de données vise à concentrer massivement TOUTES les informations sur TOUT et sur TOUS. Que vont-ils en faire ?
L’eugénisme, concept abominable et honni par n’importe quel être humain qui a un minimum de santé mentale est sur la sellette. Le Conseil d’Etat français a voté pour une étude qui concerne la révision des lois de bioéthique. Il y est dit ceci au sujet du DPI (le sujet de votation du 14 juin) .

« À l’inverse, tout assouplissement du DPI (diagnostic préimplantatoire) induit des risques supplémentaires d’eugénisme. ».
Plus loin, on trouve dans cette étude une définition de l’eugénisme :
« L’eugénisme peut être désigné comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l’espèce humaine. Il peut être le fruit d’une politique délibérément menée par un État et contraire à la dignité humaine. Il peut aussi être le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents, dans une société où primerait la recherche de l’« enfant parfait », ou du moins indemne de nombreuses affections graves. »
Dans cette course effrénée vers l’omniscience –autrefois réservée à Dieu-la technoscience est soutenue massivement par les marchés financiers. Les données génétiques deviennent indispensables. Les outils informatiques et scientifiques les plus performants sont mis à disposition pour développer la banque bio-informatique.
La haute finance –BNS comprise- suit et soutient largement ce mouvement. L’ambition est sans limite, l’argent déversé non plus… C’est un monde qui ne connaît pas de crise financière… mais morale et éthique sans aucun doute.
Notons aussi que ce petit monde qui a réussi à s’accaparer tout ce que la terre offre gratuitement tremble devant la seule chose qu’il ne peut acheter : la vie éternelle….

L’humanité n’a pas fini de payer avec son sang l’égo décidément malade de quelques-uns.

Liliane held-Khawam

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