La voiture à hydrogène.

VOITURES À HYDROGÈNE : Ce que l’on ne vous dit pas !
L’hydrogène est-il un carburant de substitution intéressant face au pétrole ? ↓🚗↓ Comment le produit-on ? Comment le distribue-t-on ? Comment fonctionne-t-il dans une voiture ? La conduite d’un véhicule hydrogène est-elle sure ? Y a-t-il différente façon de le produire ? Où peut-on faire le plein en France en 2018 ? Combien ça coûte ? Quels constructeurs proposent des voitures à hydrogène ? Quelle est la position de l’état français face à cette énergie ? Toutes ces questions et d’autres nous nous les posons chez POA, c’est pourquoi nous avons voulu en savoir plus avec l’aide de notre journaliste Matthieu Lauraux, Secrétaire d’État en charge des nouvelles mobilités chez POA, qui a déjà un écrit un article à ce sujet : l’Hydrogène a-t-il un avenir ? Qui roule en hydrogène aujourd’hui en France ? De façon pragmatique, nous avons voulu rencontrer un conducteur de voiture à hydrogène et nous avons découvert que la société Hype opérait une flotte de 75 taxi à hydrogène à Paris, des Hyundai IX35. Hype a été lancée en décembre 2015 pendant la COP 21, par la Société du Taxi Electrique parisien (« STEP »). Abdou, l’homme au monde qui a effectué le plus de kilomètres en hydrogène Nous avons donc interviewé Monsieur Abdou,un chaffeur de Taxi chez Hype qui conduit depuis plus de deux ans un Hyundai IX35. Il serait la personne au monde a avoir effectué le plus de kilomètres en hydrogène en Hyundai IX35. Son témoignage et son ressenti sont donc précieux. En parallèle, nous avons demandé à Mathieu Lauraux de nous éclaircir sur les forces et faiblesses de l’hydrogène. Un plein d’hydrogène à l’Alma en 5 min Puis nous sommes partis faire le plein en direct à la station de la place de l’Alma à Paris, histoire de vous faire partager notre expérience de la vraie vie. Enfin, Hyundai étant en pointe sur l’offre de voiture à hydrogène, nous en avons profité pour rencontrer son DG français, Lionel French-Kheog, qui nous livre la stratégie d’Hyundai et nous parle du Nexo le prochain modèle à hydrogène qui arrive ces mois-ci en concessions. https://www.youtube.com/watch?v=oTVVoKS8lOU

La Chine se réoriente vers le véhicule à hydrogène.

L’avenir appartient-il vraiment aux véhicules électriques? Le gouvernement chinois, lui, n’y croit plus. Il a adopté, en mars dernier, une nouvelle politique qui coupe l’aide accordée jusqu’ici aux véhicules électriques pour la réorienter vers les véhicules à hydrogène munis d’une pile à combustible. Pour la Chine, les VÉ ne sont officiellement plus qu’une solution de transition et l’avenir appartient à l’hydrogène. Cette réorientation, restée inaperçue en Occident, rend l’avenir de la mobilité alternative encore plus incertain.

Cette décision s’inscrit dans un contexte d’incertitude sur l’avenir des VÉ. Si une firme comme Tesla a démontré qu’on pouvait construire une voiture électrique performante, ses difficultés financières persistantes ont jeté le doute sur la possibilité de réaliser des profits dans ce domaine. Les fabricants chinois de voitures électriques ne font pas exception. En 2018, BYD, le géant chinois des VÉ, a vu ses profits fondre de 32 %, alors que l’étoile montante NIO a enregistré des pertes nettes de 1,44 milliards de dollars avant d’annoncer l’annulation de son projet de nouvelle usine à Shanghai. L’entreprise n’a connu que des déficits de 2016 à 2018.

La Toyota Mirai, voiture à hydrogène japonaise. Les ventes mondiales totales ont atteint 5300 exemplaires de 2014 à 2017 et se poursuivent à un rythme comparable.

Une réorientation brutale

Comme la plupart des grandes puissances technologiques, la Chine investit depuis longtemps dans la recherche sur les piles à combustible, mais rien n’indique que le pays possède une avance particulière dans ce domaine. L’étonnante décision de tout miser sur cette technologie semble avoir pour point de départ la visite officielle du premier ministre chinois Li Keqiang au Japon, en mai 2018. Son voyage l’a amené chez Toyota où la Mirai, un véhicule à hydrogène vendu à petite échelle, l’aurait fortement impressionné.

À son retour en Chine, il aurait réuni une équipe pour planifier l’expansion de l’industrie chinoise de l’hydrogène et en particulier celle des véhicules à pile à combustible. En janvier, on a annoncé que l’on prévoyait pour ce faire reprendre les stratégies déjà utilisées pour stimuler la production chinoise de VÉ dans le passé. Le 26 mars, la législature chinoise a adopté une résolution appelant à la mise en place d’une stratégie nationale de recherche sur l’hydrogène et d’un plan de développement de l’industrie.

Plus de détails ont été rendus publics en avril, notamment lors du salon de l’automobile de Shanghai. Cette année, les subventions aux véhicules électriques d’une autonomie de plus de 400 km seront coupées de moitié. L’autonomie minimale pour se qualifier pour les subventions passera de 150 à 250 km. Et les subventions cesseront complètement après 2020. La fin de cette aide pourrait avoir des conséquences pour l’industrie chinoise du VÉ, qui peine déjà à faire ses frais.

Ce brusque changement de politique est d’autant plus étonnant qu’à la fin de 2017, à peine 1 200 véhicules à hydrogène roulaient sur les routes chinoises, loin derrière les États-Unis (6 500 véhicules), le Japon, l’Allemagne et la Corée du Sud. De plus, les objectifs chinois apparaissent singulièrement modestes : 5 000 véhicules à hydrogène d’ici 2020, 50 000 d’ici 2025 et un million d’ici 2030. À titre de comparaison, il s’est vendu 1,3 million de VÉ en Chine en 2018 seulement.

Avantages et inconvénients de l’hydrogène

Beaucoup de choses ont déjà été écrites à ce sujet, mais pour résumer, on fait le plein d’un véhicule à hydrogène aussi rapidement que celui d’un véhicule à essence, ce qui élimine les problèmes liés à l’autonomie et au temps de recharge des VÉ. Ceci rend l’hydrogène particulièrement attrayant pour le amionnage. Les piles à combustible qui transforment l’hydrogène en électricité utilisent aussi moins de métaux, évitant les problèmes d’approvisionnement en cobalt, lithium, nickel et cuivre. La pile elle-même n’émet pas de gaz à effet de serre pendant son fonctionnement.

Du côté des inconvénients, les piles à combustible restent coûteuses et fragiles. La vulnérabilité aux vibrations (qui réduit leur espérance de vie) a mené à leur quasi-abandon à la fin des années 2000. Ces problèmes ont été atténués par la recherche, mais la technologie ne peut toujours pas être considérée comme 100 % éprouvée. Par ailleurs, les piles à combustible utilisent du platine comme catalyseur, un métal rare et très coûteux. La recherche vise à s’en passer ou à réduire les quantités nécessaires, mais ces technologies n’en sont toujours pas au stade commercial.

Reste ce qui est sans doute la principale faiblesse, la chaîne de l’hydrogène lui-même. Sa fabrication et sa distribution sont extrêmement énergivores, ce qui rend le rendement énergétique de l’ensemble du système très peu attrayant. De plus, 95 % de l’hydrogène commercial actuellement utilisé dans le monde est dérivé du gaz ou du charbon, de sorte que cette production est fortement émettrice. On peut produire de l’hydrogène à partir d’électricité renouvelable, mais en pratique cela se fait peu.

Vers un déclin des VÉ?

Cette étonnante décision de la Chine s’inscrit dans un contexte international de moins en moins favorable aux véhicules électriques. De nombreux nouveaux modèles arrivent actuellement sur le marché et peuvent faire illusion sur le dynamisme du secteur, mais la décision de les construire a été prise il y a quatre ou cinq ans, à une époque où le succès de Tesla avait créé un climat d’euphorie. Toutefois, les clients se laissent désirer et les profits ne sont pas au rendez-vous. Si certaines entreprises, comme Volvo et Volkswagen, ont confirmé leur entérêt pour les VÉ, d’autres, dont Toyota, lorgnent vers d’autres solutions, dont l’hydrogène.

Ce faisant, on abandonne peut-être la proie pour l’ombre. La pile à combustible était considérée comme la voie de loin la plus prometteuse il y a eu 15 ans. La difficulté de cette filière, couplée à l’exemple de Tesla, a réorienté l’industrie vers la pile au lithium. On assiste peut-être maintenant à un retour de balancier vers l’hydrogène. Il s’agit non seulement d’un choix technologique risqué, mais ce balancement entre diverses filières risque de semer la confusion chez les décideurs politiques. À terme, il se peut que la voiture à essence l’emporte par défaut.

Sources :

https://energieetenvironnement.com/2019/06/03/la-chine-se-reoriente-vers-le-vehicule-a-hydrogene/?fbclid=IwAR1H4mNhOdxtqUPFXl0FiTX3NdI9BDovk4NF-_dswKFg8z02hsfCncxjNus

9 réflexions sur “La voiture à hydrogène.

  1. Bonjour,

    En effet le balancier vers le véhicule à essence va se faire, avec les nouvelles technologies de la fabrication des culasses et blocs moteurs en céramique. Ce qui permettra de ‘ monter ‘ la température du mélange gazeux air/essence et d’obtenir un rendement énergique supérieur au 50 % actuel, avec à la clé une baisse drastique de la consommation de carburant.

    Bonne journée.

    Jean SEGUR

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  2. V E sans même parler des problèmes lies a la fabrication ou au recyclage des batteries lithium signalons que le parking des véhicules doit se faire préférentiellement a température ambiante et qu au froid ou au chaud la duree de vie des batteries diminue considérablement itou si on fait des charges rapides ( en moins dune heure , au lieu de 8heures )compte tenue de l échauffement , par ailleurs il faudrait des millions de bornes de rechargement rien que pour la France

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  3. Tout d’abord, merci Liliane pour l’info car bien entendu c’est silence radio dans les merdias !

    Moi je n’y connais rien dans ce domaine donc je ne m’étendrais pas à part que j’ai pu comme tout le monde voir les nombreux incendies des voitures électriques TESLA. Et la dernière qui a cramé en Chine est assez éloquent.

    Macron va pouvoir aller se rhabiller avant de pouvoir nous imposer en France le nouveau gadget de ses maîtres outre Atlantique…

    https://www.automobile-propre.com/voiture-electrique-macron-veut-une-strategie-europeenne-dans-les-batteries/

    Car ça rappelle salement les compteurs LINKY fabriqués par la firme américaine ITRON qui prennent feu après leur installation…

    https://www.antilinkynord.fr/articles.php?lng=fr&pg=1042&mnuid=125&tconfig=#z2

    https://www.antilinkynord.fr/articles.php?lng=fr&pg=1042&mnuid=125&tconfig=#z2

    http://stoplinkyvarest.canalblog.com/archives/2019/01/27/37053896.html

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  4. L’hydrogène c’est pas simple malgré les fables.
    Il faut la fabriquer (x-H -> H2) ou l’extraire juste avant consommation (pile à combustible), il faut éventuellement la stocker, il faut la consommer.
    LA fabriquer à partir de ..
    – de l’eau :
    – dissociation haute température : source énergétique ? quel rendement / coût / pollution ?
    – électrolyse : source de l’électricité , quel rendement / coût / pollutions ?
    – du méthane++ : donc on commence par les pb du méthane++
    – la stocker :
    – très haute pression : gros danger proche usagers
    – matériaux : masse / coût / pollution
    – la consommer :
    – pile à combustible : coût / fiabilité / pollution / rendement
    – moteur à explosion : fiabilité / danger / rendement

    On retrouve avec l’hydrogène les mêmes problèmes plus de nouveaux qu’avec les autres vecteurs d’énergies pour les mêmes usages…puisque l’hydrogène doit être fabriquée.
    Donc ce n’est pas encore une «  »bonne » » solution.
    Ni « rentable », ni moins polluante, ni rien .. encore.

    Cela-dit la recherche japonaise et chinoise est très prometteuse car bcp moins liée aux empires américains du pétrole qui bloquent tout.

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  5. Pas de détails du process mais intéressant. Je vois néanmoins une chose pas si simple y couteuse à obtenir : la production de CO (Monoxyde de carbone) qui nécessite pas mal d’énergie (fossile ?) et le CO moyennement dangereux.

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  6. le CO est produit par le brûlage des résidus humains de toutes sortes ! Chaque incinérateur industriel a vocation à en produire (à un coût très faible) si nécessaire . . .

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  7. Les nouvelles technologies n’ont jamais servi à économiser les ressources ou l’énergie mais uniquement à développer plus d’industrialisation. Le résultat nous le connaissons tous: 60% du vivant a déjà crevé et le reste va suivre avec un rythme qui, comme par le passé de la catastrophe industrielle, va accélérer avec chaque nouvelle technologie.

    Je préférerais qu’il y ait une solution dans le cadre de notre mode de vie car elle serait plus facile à faire adopter mais il n’y en a pas. Faire comprendre cela aux politiques est peine perdue tant ils sont perdus dans leurs illusions et enchaînes par les dettes de leurs budgets, ceci d’autant plus que la gauche, aliénée et vendue à ce mode de vie mortifère par le productivisme hautement hiérarchisé qu’elle soutient et réclame, continue à essayer de nous faire croire que les prolétaires, ces soldats d’élites de la catastrophe industrielles qui fabriquent les bombes et toutes les saloperies qui niquent la planète, formeraient une classe révolutionnaire.

    Débranche tout!
    Vive le vivant!

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