Franc fort ou pas, la Suisse reste compétitive.Liliane Held-Khawam. Liliane Held-Khawam

imd

Le classement annuel de la compétitivité mondiale

Le classement annuel de la compétitivité des pays selon l’IMD a été publié. Ce classement remet la Suisse en piste pour aller chercher la première place après l’avoir perdue ces 2 dernières années. Elle occupe la 2ème place juste après Hong Kong et juste devant les Etats-Unis et Singapour.

Le slogan « Small is beautiful » prend tout son sens au vu du palmarès.

Concernant la Suisse, ce joli positionnement intervient APRES l’abolition du taux plancher avec l’euro en Janvier 2015.

Le directeur du Centre de l’IMD responsable de l’étude Arturo Bris explique même à l’ATS: « Malgré l’abolition de la mesure par la Banque nationale suisse (BNS), les exportations suisses ont augmenté, de même que les flux de capitaux », ajoute-t-il.

Voilà donc que les 500 milliards et plus qui grèvent fortement le bilan de la BNS ne peuvent plus être justifiés selon le Marketing ou propagande autour du franc fort, base de la politique monétaire non conventionnelle, plus communément appelée QE.

Toute la stratégie vantée depuis 2011 et qui a généré déflation, paupérisation et assèchement de liquidités reposait sur un faux raisonnement que nous avons dénoncé depuis le premier jour de la fixation du taux plancher! Et là nous avons la preuve chiffrée!

Tableau récapitulatif du Classement 2016 de la compétitivité mondiale selon l'IMD

Classement des pays en fonction de leur compétitivité (Bruno Bertez)

Un autre phénomène a eu lieu à Paris ces derniers jours. Nous apprenions de la CADTM que

« les représentants des pays créanciers du Club de Paris se sont rencontrés le 27 mai 2016 et ont convenu d’annuler la dette de la Grèce, son débiteur le plus important |1|, suite au dernier rapport de l’Expert indépendant des Nations Unies chargé d’examiner les effets de la dette extérieure sur le plein exercice de tous les droits de l’homme |2|. »

Nous ne pouvons bien sûr que nous réjouir pour nos pauvres voisins grecs! Mais la question qui fait suite immédiatement à cette nouvelle va être que va faire la BNS? Qui va payer l’annulation de cette dette côté suisse? L’Etat, c’est-à-dire le contribuable? Les banques commerciales, c’est -à-dire le client ou l’actionnaire? Une recapitalisation de la BNS par le contribuable?

Nous reviendrons sur ce sujet.

La BNS a fait tout faux depuis 5 ans. Nous n’en doutons pas. Elle n’a fait en réalité que suivre des injonctions venant de plus loin. (Le plancher avec l’euro est un choix partisan)

Le peuple suisse aurait pu comprendre que la Suisse devait suivre les 4 autres grandes banques centrales (Fed, BCE, Canada, Japon).

Ce qui ne passe pas, ce sont les fausses excuses, ou les raisonnements qui ne tiennent pas la route.

Si la BNS avait voulu vraiment soutenir les exportateurs suisses, elle aurait pu mettre en place un dispositif pour échanges de devises à taux préférentiels. Mais le libéralisme unilatéral ne l’aurait pas admis….

Cours euro franc suisse juin 2016

Cours euro-franc suisse. On voit bien que même sans taux plancher et malgré les achats massifs de dollars américains depuis 17 mois qui affaiblissent l’euro face au dollar, le ratio euro-franc suisse s’est redressé après janvier 2015 et a tendance à se maintenir autour des 1.10.

Attendons donc les explications de ce directoire lorsqu’il s’agira de biffer cette dette grecque et au pire la publication des résultats….

Enfin, bravo aux entreprises suisses et leurs collaborateurs qui ont toujours su faire face aux défis!

Liliane Held-Khawam

La Suisse remonte au second rang du classement de l’IMD

La Suisse gagne en compétitivité. Après un recul à la quatrième place au classement annuel 2015 de l’IMD, elle a repris cette année les deux places perdues. Le pays profite de la baisse des Etats-Unis (3e) et de Singapour (4e), derrière le nouveau leader Hong Kong.

La petite taille de la Suisse et sa recherche de qualité lui ont permis de réagir rapidement pour maintenir son économie au top, explique le Centre de la compétitivité mondiale de l’IMD à Lausanne dans son classement dévoilé lundi soir.

Concernant le renchérissement du franc lié à la fin du taux plancher avec l’euro, il avait déjà été pris en compte l’an dernier, précise à l’ats le directeur du Centre Arturo Bris. Malgré l’abolition de la mesure par la Banque nationale suisse (BNS), « les exportations suisses ont augmenté, de même que les flux de capitaux », ajoute-t-il.

La stabilité du modèle suisse et les faibles risques d’instabilité politique jouent en faveur du pays. Le contexte dans lequel évoluent les banques leur permet d’avoir des activités fleurissantes.

Puissance américaine plus suffisante

« Le classement montre clairement année après année que la croissance économique n’est en aucun cas la garantie d’une compétitivité future. La Chine et le Qatar s’en sortent très bien en terme de performance économique, mais restent faibles sur d’autres secteurs comme l’efficacité du gouvernement et des infrastructures », analyse Arturo Bris.

Ainsi, la puissance de l’économie américaine n’est plus suffisante pour maintenir le pays au sommet après trois années passées en tête face à d’autres nations qui mettent en oeuvre des mesures stratégiques. La Suède, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège et le Canada figurent aussi parmi les dix premiers du classement.

« Le modèle commun à tous les pays du top-20 vient de leur focalisation sur une régulation favorable aux affaires, avec des infrastructures physiques intangibles, parmi lesquelles les institutions », renchérit Arturo Bris.

L’Asie décline

La bonne performance de Hong Kong s’explique par l’engagement en faveur d’un environnement favorable aux affaires, avec un encouragement de l’innovation grâce à une taxation simple et basse, sans restrictions sur les flux de capitaux.

Cette région administrative spéciale de la Chine, au bénéfice d’une « large autonomie », offre une porte d’entrée pour les investissements directs étrangers dans l’empire du Milieu. Elle permet aussi un accès aux marchés globaux des capitaux.

Exception faite de Hong Kong et Singapour, l’étude met en avant un déclin marqué de l’Asie en comparaison annuelle. Taïwan (14e, -3 places), la Malaisie (19e, -5), la Corée du Sud (29e, -4) et l’Indonésie (48e, -6) ont tous subi des reculs « significatifs », tandis que la Chine se maintient juste dans le top-25 (-3 rangs).

« Ce déclin général est causé par la chute des prix des matières premières, un dollar fort et la détérioration des comptes dans les secteurs public et privé », étaye Arturo Bris.

Secteur public européen efficace

Les pays d’Europe de l’Est remontent gentiment dans le classement, en particulier la Lettonie (37e, +6 rangs), la Slovaquie (40e, +6) et la Slovénie (43e, +6). L’Irlande (7e, +9) et les Pays-Bas (8e, +7) enregistrent les plus grandes progressions du classement.

« Le principal facteur des améliorations générales en Europe réside dans l’efficacité du secteur public, qui récupère maintenant sérieusement après la crise financière », commente Arturo Bris.

Le Brésil recule

Les économies d’Amérique latine stagnent, car « le secteur public continue d’être un frein », selon Arturo Bris. Avec son 36e rang (-1), le Chili est le seul représentant de la région à ne pas être dans les 20 derniers. Le Mexique (45e, -6 places) recule également.

Le Brésil (57e, -1), qui avait pourtant montré des signes prometteurs pour devenir une « superstar » parmi les économies d’Amérique latine, a vu ses performances diminuer. Croissance stagnante du produit intérieur brut (PIB) et chômage en hausse pèsent notamment. L’Argentine (55e, +4) est la seule nation d’Amérique du Sud à avoir amélioré son classement.

Le Centre de la compétitivité mondiale de l’IMD publie son classement chaque année depuis 1989. Cette édition a permis la comparaison de 61 pays, sur la base de 342 critères analysant la performance économique, l’efficacité du gouvernement, l’efficacité des activités économiques ainsi que les infrastructures.

(ats / 30.05.2016 20h01)

Document « Classement annuel de la compétitivité mondiale »

 (…)

LES ENSEIGNEMENTS DU CLASSEMENT 2016 DE LA COMPÉTITIVITÉ MONDIALE SELON L’IMD

Le « Classement annuel de la compétitivité mondiale selon l’IMD » ( « IMD World Competitiveness Yearbook » ) pour l’année 2016 – qui porte sur 61 États du monde – est riche de plusieurs enseignements intéressants.

Tableau récapitulatif du Classement 2016 de la compétitivité mondiale selon l’IMD (disponible sur http://www.imd.org/uupload/imd.website/wcc/scoreboard.pdf )

1°) les États-Unis viennent de perdre la première place

Traditionnellement n°1 mondial de la compétitivité dans le classement de l’IMD, les États-Unis d’Amérique viennent de perdre ce rang. À la grande surprise des organisateurs du classement eux-mêmes, les États-Unis rétrogradent cette année à la troisième place.   –

2°) Hong Kong et la Suisse n°1 et n°2 mondiaux des économies les plus compétitives du monde

C’est désormais Hong Kong – qui avait toujours talonné les États-Unis – qui remporte cette année la première place mondiale.    Autre surprise, c’est la Suisse qui remporte la 2e position, alors que nos voisins helvètes ne se trouvaient qu’à la troisième ou à la quatrième place depuis 2013.

3°) les pays européens hors UE et hors euro se classent statistiquement beaucoup mieux que les États membres de l’UE et de l’euro

Seuls 26 des 28 États membres de l’UE États membres de l’UE figurent dans le classement des 61 États retenus par l’IMD. Malte et Chypre n’y figurent pas.

Avec cette réserve, le classement 2016 révèle que, parmi les 10 économies les plus compétitives du monde figurent 6 pays européens sur 10, parmi lesquels 2 sur 6 ne sont pas membres de l’UE (Suisse et Norvège) et 4 sur 6 ne sont pas membres de l’euro (les deux précédents, plus la Suède et le Danemark).

Seuls 8 des 26 États membres de l’UE classés se trouvent parmi les 20 premiers du classement.

Et parmi ces 20 premiers figurent les 3 États ouest-européens membres de l’UE ayant refusé d’entrer dans l’euro : Suède, Danemark et Royaume-Uni :

  1. Suède (5e rang sur 61)
  2. Danemark (6e rang sur 61)
  3. Irlande (7e rang sur 61)
  4. Pays-Bas (8e rang sur 61)
  5. Luxembourg (11e rang sur 61)
  6. Allemagne (12e rang sur 61)
  7. Royaume-Uni (18e rang sur 61)
  8. Finlande (20e rang sur 61)

La majorité des États membres de l’UE et de l’euro sont en revanche mal, voire très mal classés.

Dans la seconde moitié du classement figurent 14 des 26 États membres de l’UE classés par l’IMD :

  1. l’Estonie (31e rang sur 61)
  2. la France (32e rang sur 61)
  3. la Pologne (33e rang sur 61)
  4. l’Espagne (34e rang sur 61)
  5. l’Italie (35e rang sur 61)
  6. la Lettonie (37e rang sur 61)
  7. le Portugal (39e rang sur 61)
  8. la Slovaquie (40e rang sur 61)
  9. la Slovénie (43e rang sur 61)
  10. la Hongrie (46e rang sur 61)
  11. la Roumanie (49e rang sur 61)
  12. la Bulgarie (50e rang sur 61)
  13. la Grèce (56e rang sur 61)
  14. la Croatie (58e rang sur 61)

On remarque que ces 14 pays sont tous soit des pays du pourtour méditerranéen, soit d’anciens pays de l’est. Ce sont aussi les pays qui souffrent le plus de la cherté de l’euro sur les marchés des changes (pour ceux qui ont adopté l’euro).

Source : http://www.imd.org/uupload/imd.website/wcc/scoreboard.pdf

CONCLUSION : LE CLASSEMENT IMD DE LA COMPÉTITIVITÉ MONDIALE PROUVE LA FAUSSETÉ DES ARGUMENTS DE LA PROPAGANDE EUROPÉISTE

Le Classement 2016 de la compétitivité mondiale selon l’IMD présente le singulier mérite de faire voler en éclats – et même de ridiculiser – des pans entiers de la propagande européiste.

Un classement venu du monde des entreprises elles-mêmes…

Tout d’abord, il émane de l’un des tout premiers instituts de formation à la direction et à la gestion d’entreprises, créé et financé par des très grands groupes industriels mondiaux. Les prétendus « experts » en économie invités sur les grands médias et les services du MEDEF ne peuvent donc pas décemment dénigrer ou brocarder l’IMD et ses analyses.

Statistiquement, l’UE et l’euro ne sont pas gages de compétitivité, au contraire !

Ensuite, ce classement révèle que, les pays européens qui ne sont ni dans l’UE ni dans l’euro ont statistiquement plus de probabilité d’avoir une meilleure compétitivité mondiale que ceux qui sont à la fois dans l’UE et dans l’euro. Tout particulièrement les pays du sud, France comprise, et les anciens pays de l’est.

Ce n’est pas un raisonnement, c’est un fait.

Statistiquement, la taille de la population et la superficie ne sont pas gages de compétitivité, au contraire !

Ensuite, ce classement révèle une chose très intéressante : c’est qu’il n’y a strictement aucune corrélation entre la superficie d’un État, la taille de sa population et son classement dans la compétitivité de son économie.

En effet, sur les 10 premiers du classement :

7 sont des petits États comptant moins de 10 millions d’habitants ( Hong Kong 7,2 – Suisse 8,3 – Singapour 5,5 – Suède 9,8 – Danemark 5,7 – Irlande 4,6 – Norvège 5,2, soit une moyenne de 6,6 millions d’habitants par État.

9 ont moins de 40 millions d’habitants (les mêmes, plus les Pays Bas 16,8 millions et le Canada 36), soit une moyenne de 11 millions d’habitants par État.

seul le mastodonte américain (avec 320 millions d’habitants) déroge à cette règle.

Au total, les 10 économies les plus compétitives du monde selon l’IMD abritent 419 millions d’habitants – soit une moyenne de 41,9 millions d’habitants par pays ( et les ¾ de cette population habite dans un seul des 10 pays : les États-Unis ).

Quant aux 10 derniers du classement  :

3 seulement ont moins de 10 millions d’habitants (Jordanie 7,9 – Croatie 4,2 – Mongolie 2,8 )

6 seulement ont moins de 40 millions d’habitants ( les mêmes, plus Pérou 30,4 – Grèce 10,8 – Venezuela 30,6 )

Au total, les 10 économies les moins compétitives du monde, parmi les 61 économies classées par l’IMD, abritent 431,3 millions d’habitants, soit une moyenne de 43,1 millions d’habitants par pays, un peu supérieure, et plus équitablement répartie que les 10 économies les plus compétitives.

Un comparaison des superficies entre les 10 économies les plus compétitives et les 10 économies les moins compétitives donne un résultat comparable.

En bref, non seulement il n’y a aucune corrélation entre la superficie d’un État, la taille de sa population et son classement dans la compétitivité de son économie, mais on aurait même plutôt tendance à déceler l’existence d’une corrélation inverse !

Statistiquement, disposer d’une des principales monnaies du monde n’est  pas gage de compétitivité, au contraire !

Enfin, on est frappé par le fait que le haut de classement est principalement occupé par des pays, souvent petits, qui ont gardé leur monnaie nationale, et dans la quasi-totalité des cas une monnaie ne faisant pas partie de ce qui est considéré comme les 5 « principales » monnaies du monde (dollar, euro, yen, livre sterling, yuan).

Tel est le cas de :

  • Hong Kong (1er rang, dollar de Hong Kong )
  • Suisse ( 2e rang, franc suisse )
  • Singapour ( 4e rang, dollar de Singapour )
  • Suède ( 5e rang, couronne suédoise )
  • Danemark ( 6e rang, couronne danoise )
  • Norvège ( 9e rang, couronne norvégienne )
  • Canada ( 10e rang, dollar du Canada )
  • Qatar ( 13e rang, riyal qatarien )
  • Taïwan ( 14e rang, nouveau dollar de Taïwan )
  • Union des Émirats Arabes Unis ( 15e rang, dirham des Émirats arabes)
  • Nouvelle-Zélande ( 16e rang, dollar néo-zélandais )
  • Australie ( 17e rang, dollar australien )
  • Malaisie ( 19e rang, ringgit )

Ce constat contredit lui aussi totalement le postulat selon lequel seul l’euro « ferait la force ».

En bref, le classement IMD réduit à néant les principaux arguments de la propagande européiste.

Les arguments selon lesquels, pour être compétitif au XXIe siècle, un pays devrait nécessairement être vaste, avoir une population nombreuse, disposer d’une des plus grandes monnaies de référence, et donc adopter l’euro et fusionner dans l’Union européenne, sont des arguments qui ne sont absolument pas validés par les faits – bien au contraire – et qui sont donc dénués de toute valeur scientifique.

En épilogue, je rappelle qu’au Conseil européen de Lisbonne de mars 2000, les dirigeants des 15 États membres de l’Union européenne de l’époque (les élargissements à l’est sont intervenus en 2004, 2007 et 2013 ) avaient adopté la « stratégie de Lisbonne » à grands renfort de tapage médiatique.

F ASSELINEAU

5 réflexions sur “Franc fort ou pas, la Suisse reste compétitive.Liliane Held-Khawam. Liliane Held-Khawam

  1. Dites moi pourquoi ne pas cité directement la source originale de l’article de mr. Asselineau ?

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  2. Madame Girardin, j’ai une façon de faire depuis plusieurs années que je tiens à maintenir.
    Il m’arrive de prendre des extraits d’un texte en citant l’auteur et la source. Ce que j’ai fait hier.
    Je regrette votre insistance… Hier vous vous plaigniez de la censure de M Asselineau. Je tombe sur ce texte que je ne censure pas. Mais vous ne semblez pas contente… Dommage. Mais je peux aussi à la demande de l’auteur supprimer toute sa partie.

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  3. Je me suis sûrement mal exprimé, et le hasard des circonstances me surprennent tout autant.
    Je ne me plain pas, je n’insiste pas et je ne suis pas fâché. Je m’interroge juste et il se trouve que mes questions se sont tournée 2 fois de suite chez vous à propos du même sujet. Soyez assurez que ce n’était pas planifié à l’avance.

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