Les lois scélérates se multiplient. Bruno Bertez

Les lois scélérates se multiplient dans les pays développés. Sous prétexte de terrorisme, on revient en arrière sur toutes les libertés fondamentales. Mais le terrorisme a bon dos, il sert d’excuse pour épier les citoyens, les mettre sur écoute, les ficher, les normaliser, réduire la liberté d’expression. La multiplication des Lois sert un Projet inconscient du Système : vous mettre en faute perpétuelle afin que vous baissiez la tête. Faire de vous des sujets. Le pouvoir politique est à son comble quand vous êtes laminés, standardisés, tous conformes et que vous réagissez pareillement aux stimuli et aux impulsions des pouvoirs. La mystification est à son apogée quand, comme maintenant , on escamote le politique, on occulte la lutte des groupes et classes sociales pour les remplacer par la guerre des races et celle des religions. Quel meilleur moyen de cliver, de diviser les sociétés que ces conflits de races et de religion ? Le clivage et la division sont  les armes des tyrans qui faisaient se battre entre eux les esclaves dans l’arène.

  • En Angleterre, on donne de nouvelles définitions à des mots comme « extrémisme », et « terrorisme ». On prétend déceler les enfants déviants qui seraient dangereux pour la société. Et les rééduquer. En Espagne , les lois interdisent maintenant de critiquer la police, de la prendre en photo, de filmer ses brutalités. Malheur aux lanceurs d’alerte, aux « whitsle blowers ». On étend le concept de racisme, on n’a plus le droit de stigmatiser le monde de l’usure. On interdit toute critique de cette pseudo société ouverte et universelle qui incarne le Nouvel Ordre du Monde. Celui qui n’est ni mondialiste, ni globaliste, celui qui aime son pays, son histoire, son identité sa famille , celui là est réduit au silence.
  • L’opposition doit non seulement être déclarée impossible, mais impensable. Etre minoritaire est déjà un crime. L’idéologie dominante est devenue le collectivisme, qu’il soit dans sa forme communiste, socialiste, nazie, fasciste. C’est la dictature du groupe, la priorité de la masse manipulée sur l’individu grâce au renforcement de l’autorité jusque dans la conduite de la vie privée. La seule chose qui change dans ces dictatures, c’est le mode de désignation apparent de l’autorité. Il masque la similitude, le même processus d’asservissement. Le but, l’objectif, c’est la docilité, le renoncement , l’aliénation et l’abandon de toute idée même de rébellion. Il faut, et on le constate quotidiennement, que chacun se dise « à quoi bon, il n’y a rien à faire », il faut que celui qui, simplement, pense autrement se sente et se sache perdant d’avance. Car c’est le grand ressort : la résignation.
  • La vraie raison de la mise en place de cet arsenal de répression contre les peuples est : la Crise. Contrairement à la propagande des politiciens, des élites et de la classe médiatique, la Crise est là, on n’en parle plus parce qu’il faut faire croire qu’elle est vaincue, que les chefs sont crédibles, que les remèdes sont efficaces. Malgré 6 ans de remèdes exceptionnels, d’austérité et de régression, elle est toujours là, simplement noyée, enfouie sous des montagnes de liquidités et de crédit qui ne pourront jamais être honorés. Malgré cela, le chômage et la déflation s’enracinent, les systèmes de protection sociale et de retraite sont en perdition.
  • La crise de notre époque n’est guère différente de celles que l’on a connu dans le passé comme en 1873 ou 1929. C’est une crise globale, systémique, elle touche les fondements même de notre ordre social. La dureté de la Dépression n’a pas été évitée, elle a été retardée, diluée au prix d’un enracinement des causes même de cette crise. La crise exprime, reflète la généralisation des fausses valeurs, l’écart entre les valeurs financières, monétaires, boursières et le monde réel, le monde de l’économie.et de la production de richesses. Toutes les valeurs ont été inflatées, perverties par le crédit, la création monétaire et l’inflation de la masse des promesses, alors que le progrès des sciences, des technologies et des procédés de fabrication provoque une tendance continue à la baisse des prix.
  • A la tendance à la déflation produite par le progrès, les élites veulent s’opposer par l’inflation des valeurs financières, boursières et bancaires. Ils impriment de la fausse monnaie, gonflent les bilans de leurs  banques centrales, afin de maintenir en lévitation ces fausses valeurs qui constituent leur fictif capital . Ce qui se passe en ce moment en Chine est, en caricature, en accéléré et en expressionniste ce que nous vivons et allons vivre par petites touches, soft et graduelles. En Chine s’attaquer aux valeurs, vendre sur le marché boursier est devenu motif de prison. La Chine donne à voir ce qui est caché chez nous. Tenir les marchés financiers est devenu partout une priorité publique au mépris de toutes les autres. Ne vous y trompez pas, maintenir des valeurs, des valorisations fausses est une priorité nationale, politique et vouloir s’y opposer sera considéré comme une atteinte à la sécurité des pays.
  • Il faut nier la Crise pour une autre raison : pour gagner du temps. Le temps de mettre en place les sauvegardes qui seront nécessaire pour maintenir le (dés)ordre ancien quand la Crise s’extériorisera à nouveau. Il faut militariser la police, mettre en place les réseaux de contrôle et de renseignement, prendre les textes et les lois. Le temps présent est celui qui est mis à profit pour encadrer, pour quadriller, pour préparer, se doter de l’arsenal de maintien de l’ordre. Mais pendant ce temps, la crise continue de saper les bases de nos sociétés par le mensonge de la fausse monnaie, des fausses statistiques, et des fausses promesses. Ah 2017 !
  • En attendant, on met en place le Grand Transfert.  Ainsi de  la loi qui autorise le pillage des dépôts bancaires des classes moyennes , de celles qui petit à petit restreignent l’usage et la possession du cash. Nous l’avons dit et redit, la seule question intéressante posée par la Crise est de savoir qui va payer quand l’addition, la vraie, la réelle, va être présentée. Si vous en doutez pensez à l’exemple Grec.
  • Qui va payer ? Les travailleurs sous forme de chômage accru et de rémunérations directes et indirectes amputées ; les classes moyennes sous forme de confiscation d’une partie de leur épargne ; les petites entreprises sous forme d’alourdissement des impôts et taxes ; les grandes entreprises sous forme d’impôts, de nationalisations et confiscation ? A moins que ce ne soient tous ceux qui n’ont pour seul actif qu’un peu de monnaie prochainement hyperinflatée.
  • Le refus de restructurer la finance et ses créances va conduire à des décisions dramatiques. Car les choix sont politiques. Ils sont difficiles, douloureux et surtout déstabilisants. Les précédents historiques sont clairs et instructifs. Ils ne laissent aucun doute sur ce qui va se passer. Le poids des dettes fragmente nos sociétés, les disloque et détruit le tissus social. La construction politique Européenne va vaciller. L’Allemagne va bien entendu refuser de payer pour les autres. A l’intérieur, les consensus vont voler en éclat avec, soit des partis classiques qui se radicalisent, soit des partis nouveaux qui les supplantent..
  • L’ordre ou ce que les élites dominantes appellent l’ordre va être contesté et c’est à cela qu’ils se préparent. Durement. Comment comprendre autrement la férocité de la leçon qui a été donnée aux Grecs qui ont tenté de se rebeller ?
  • Alors que des journalistes Allemands sont menacés et accusés de trahison par le Procureur Général pour avoir révélé la mise en place de dispositifs de contrôle et d’écoutes, la presse Britannique a choisi de monter les faits en épingle. Bravo.

Nous apportons notre contribution par le rappel de la célèbre lettre de Martin Luther King que nous avons déjà publiée par ailleurs.

  • Puissent tous ceux qui se sont sont fait flouer par le sinistre « Je suis Charlie » auquel Merkel elle même a assisté, prendre le temps de la lire et de la méditer.
  • Le problème de la Loi , des lois justes et injustes est vieux comme le monde. Vieux comme le Pouvoir. Il nous a donné les plus touchantes  tragédies dont l’une des plus belles : Antigone

Bruno Bertez

Le blog à Lupus

La lettre de Martin Luther-King en prison à Birmingham . Extraits

I am in Birmingham because injustice is here.
Injustice anywhere is a threat to justice everywhere. We are caught in an inescapable network of mutuality, tied in a single garment of destiny. Whatever affects one directly, affects all indirectly.
Lamentably, it is an historical fact that privileged groups seldom give up their privileges voluntarily. Individuals may see the moral light and voluntarily give up their unjust posture; but, as Reinhold Niebuhr has reminded us, groups tend to be more immoral than individuals.
We know through painful experience that freedom is never voluntarily given by the oppressor; it must be demanded by the oppressed.
The answer lies in the fact that there are two types of laws: just and unjust. I would be the first to advocate obeying just laws. One has not only a legal but a moral responsibility to obey just laws. Conversely, one has a moral responsibility to disobey unjust laws. I would agree with St. Augustine that “an unjust law is no law at all.”
To put it in the terms of St. Thomas Aquinas: An unjust law is a human law that is not rooted in eternal law and natural law. Any law that uplifts human personality is just. Any law that degrades human personality is unjust.
Let us consider a more concrete example of just and unjust laws. An unjust law is a code that a numerical or power majority group compels a minority group to obey but does not make binding on itself. This is difference made legal.
One who breaks an unjust law must do so openly, lovingly, and with a willingness to accept the penalty. I submit that an individual who breaks a law that conscience tells him is unjust, and who willingly accepts the penalty of imprisonment in order to arouse the conscience of the community over its injustice, is in reality expressing the highest respect for law.
We should never forget that everything Adolf Hitler did in Germany was “legal” and everything the Hungarian freedom fighters did in Hungary was “illegal.” It was “illegal” to aid and comfort a Jew in Hitler’s Germany. Even so, I am sure that, had I lived in Germany at the time, I would have aided and comforted my Jewish brothers.
I must make two honest confessions to you, my Christian and Jewish brothers. First, I must confess that over the past few years I have been gravely disappointed with the white moderate. I have almost reached the regrettable conclusion that the Negro’s great stumbling block in his stride toward freedom is not the White Citizen’s Counciler or the Ku Klux Klanner, but the white moderate, who is more devoted to “order” than to justice.
Shallow understanding from people of good will is more frustrating than absolute misunderstanding from people of ill will. Lukewarm acceptance is much more bewildering than outright rejection.
Actually, we who engage in nonviolent direct action are not the creators of tension. We merely bring to the surface the hidden tension that is already alive. We bring it out in the open, where it can be seen and dealt with. Like a boil that can never be cured so long as it is covered up but must be opened with all its ugliness to the natural medicines of air and light, injustice must be exposed, with all the tension its exposure creates, to the light of human conscience and the air of national opinion before it can be cured.
Oppressed people cannot remain oppressed forever. The yearning for freedom eventually manifests itself, and that is what has happened to the American Negro. Something within has reminded him of his birthright of freedom, and something without has reminded him that it can be gained.
If his repressed emotions are not released in nonviolent ways, they will seek expression through violence; this is not a threat but a fact of history. So I have not said to my people: “Get rid of your discontent.” Rather, I have tried to say that this normal and healthy discontent can be channeled into the creative outlet of nonviolent direct action. And now this approach is being termed extremist.
So the question is not whether we will be extremists, but what kind of extremists we will be. Will we be extremists for hate or for love? Will we be extremists for the preservation of injustice or for the extension of justice?
I have heard numerous southern religious leaders admonish their worshipers to comply with a desegregation decision because it is the law.
There can be no deep disappointment where there is not deep love.
I have no fear about the outcome of our struggle in Birmingham, even if our motives are at present misunderstood. We will reach the goal of freedom in Birmingham and all over the nation, because the goal of America is freedom.

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