Espagne: l’industrie de l’automobile sauve l’économie. Mais jusqu’à quand? Nicolas Klein

Avant-propos:

A l’heure de la signature du plus grand contrat de libre-échange qui unit l’UE au Japon, le texte de Nicolas Klein peut soulever quelques inquiétudes.

https://www.rts.ch/info/monde/9718809-l-ue-et-le-japon-signent-un-accord-historique-de-libre-echange.html

En effet, le contrat Japon-UE, Jefta, va lever les barrières douanières sur les véhicules japonais… Alors faudra-t-il s’inquiéter pour le secteur décrit automobile ci-dessous comme planche de salut des citoyens espagnoles après l’effondrement du marché du BTP?

Ou faut-il se réjouir du fait que Jefta va ouvrir les portes nipponnes à l’agroalimentaire européen, auquel cas, l’Espagne en serait bénéficiaire…?

A suivre donc.

LHK

Toutes ces menaces sur l’économie espagnole sont réelles et doivent être prises au sérieux. Il est douteux que la classe politique de notre voisin pyrénéen ait les idées et ressources nécessaires pour les affronter avec sérénité et détermination mais elle en a conscience. En réalité, tout comme dans les autres pays, les dirigeants espagnols n’ont que peu de prise sur le cours de l’économie. Ils font pour l’essentiel de la représentation, du colmatage de brèches et de la communication, la plupart de leurs compétences étant désormais entre les mains des institutions européennes[1].

            Pourtant, je suis aussi convaincu, à la suite de plusieurs analystes, que les structures économiques de l’Espagne se sont transformées durant la crise économique qui a débuté en 2008. Ces mutations sont à la fois le fait des circonstances adverses, de la ténacité et de la capacité des Espagnols à avancer dans la souffrance et d’atouts propres à l’économie de notre voisin ibérique. Ce sont précisément ces atouts que nous allons tenter de « disséquer » ici.

La fin de la dépendance au BTP ?

                        Comme je l’expliquais plus haut, le secteur du bâtiment et des travaux publics (ce que les Espagnols appellent el ladrillo – littéralement, « la brique ») a tourné à plein rendement durant les années de vaches grasses et a même généré une bulle immobilière telle que le pays n’en avait jamais connue. En 2005 et 2006, la construction représentait pas moins de 10,4 % du produit intérieur brut espagnol et cette part est restée relativement stable jusqu’en 2009 (10,1 % en 2007 et 2008 puis 9,9 % l’année suivante). C’est à partir de 2010, avec l’écroulement de ce pan de l’économie espagnole, que la proportion va baisser : 8,1 % cette année-là, puis 6,9 % en 2011, 6,1 % en 2012, 5,3 % en 2013, 5,2 % en 2014, 5,1 % en 2015[2] et 2016[3]. C’est en 2017 que le BTP commence tout doucement à relever la tête dans le pays puisqu’il passe à 5,2 % de la richesse produite[4]. Dans certaines communautés autonomes, la construction a généré une part encore plus grande de la valeur ajoutée brute (VAB), comme en Andalousie (12,1 % en 2005)[5]. De façon générale, les côtes ont été prises d’assaut à partir des années 80 et c’est elles qui ont le plus souffert de l’éclatement de la bulle[6]. Cette localisation traduit le formidable essor du tourisme dans le pays, notamment à la faveur des Jeux olympiques de Barcelone et de l’Exposition universelle de Séville, en 1992[7].

            La perspective d’un emploi facile (et rémunérateur) dans le secteur du BTP a poussé de nombreux jeunes Espagnols à abandonner leurs études, parfois même avant de passer le baccalauréat (bachillerato), pour travailler dans l’immobilier. En 2011, 31 % des élèves de notre voisin ibérique n’allaient pas jusqu’au bout de l’Enseignement secondaire obligatoire (ESO), qui concerne les enfants jusqu’à seize ans[8]. Cette folie de la construction a entraîné la constitution d’un bataillon de jeunes chômeurs qui ne poursuivent pas non plus d’études – ceux que les Espagnols appellent familièrement les ninis et qui sont encore plus d’un million dans le pays[9].

Les exportations, planche de salut de l’Espagne

            Face à l’effondrement du secteur de la construction et au chômage de masse qui a touché les Espagnols, le pays a dû trouver des ressorts pour tenter de rebondir. Il a ainsi puisé dans ses atouts traditionnels, qui avaient été occultés par le bâtiment et les travaux publics, et les exportations de biens et de service ont peu à peu permis à l’économie nationale de redémarrer. Cette tendance n’a été réellement observée et analysée comme telle en Espagne et à l’étranger qu’à partir de 2017[10]. Elle suscite d’ailleurs les inquiétudes de plusieurs commentateurs, qui estiment qu’elle n’est due qu’à la baisse des salaires enregistrée dans le pays avec la crise[11].

            Il est évident que la contention salariale, qui a permis au pays de gagner en « compétitivité » interne (ce dont se réjouit régulièrement le gouvernement par des communiqués officiels[12]), a joué un rôle non négligeable dans l’essor des exportations de biens et de services. Il serait toutefois réducteur de n’attribuer ce succès qu’à une baisse du « coût du travail », surtout dans un contexte où la course au moins-disant s’est généralisée au sein de l’Union européenne et où tous les pays membres adoptent cette stratégie, sur le modèle de l’Allemagne.

Il faut en effet noter que ce n’est pas seulement la valeur globale des ventes à l’étranger qui s’est accrue – elle est en effet passée de 185 milliards d’euros en 2007 (soit 17,5 % du produit intérieur brut espagnol) à 240 milliards d’euros en 2014 (22,6 %)[13] et a même battu plusieurs records (plus de 277 milliards d’euros en 2017)[14]. L’année dernière, le taux de couverture (c’est-à-dire le pourcentage des importations couvert par les exportations) était de 91,41 % contre à peine 65,02 % en 2006[15] alors que les importations, après avoir chuté brutalement en 2009 (210 milliards d’euros environ, contre 286 milliards l’année précédente), n’ont cessé de remonter jusqu’à 310 milliards d’euros en 2017[16]. En effet, le nombre d’entreprises exportatrices a lui aussi augmenté durant la crise, allant jusqu’à tripler en dix ans (150 000 en 2017 contre 50 000 en 2007)[17]. À l’heure actuelle, selon les chiffres officiels, notre voisin pyrénéen exporte des biens et des services pour un tiers de sa richesse nationale[18] et il a partiellement réussi à diversifier ses clients, misant notamment sur l’Asie et l’Afrique[19]. Les petites et moyennes entreprises (appelées pymes en Espagne) ont elles aussi su tirer leur épingle du jeu pour s’insérer dans ce flux exportateurs[20].

Comme le reconnaissait le ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité de l’époque, Luis de Guindos, en 2013, l’Espagne profite également de la bonne santé de l’industrie allemande, qui lui achète de nombreux bien intermédiaires pour les transformer et les réexporter vers la Chine et les autres pays émergents[21]. Cette dépendance à l’égard du voisin germanique peut être vue comme une faiblesse de la part de l’Espagne[22] mais aussi comme une démonstration de la capacité d’adaptation de cette dernière à son environnement. La première hypothèse est parfois soulevée en France car, il faut bien le reconnaître, la croissance industrielle et exportatrice de notre voisin se fait à notre détriment au sein d’une zone monétaire non optimale[23]. Les entreprises espagnoles, devenues de concurrentes sérieuses des firmes françaises, ont même détrôné notre pays dans certains de ses marchés historiques, comme le Maroc[24].

Mais les marchandises ne font pas tout car les exportations de services en provenance de l’Espagne, après avoir accusé le coup en 2009 (80,7 milliards d’euros contre 89,7 milliards en 2008) ont retrouvé des couleurs et représentaient 9,6 % du produit intérieur brut en 2014 (101,4 milliards d’euros)[25].

Sur les routes du succès automobile

            Quels secteurs exportateurs espagnols se sont montrés résilients ? Qu’est-ce que peut bien exporter notre voisin ibérique en dehors des fraises cultivées sous serre du côté d’El Ejido, en Andalousie ? La question est volontairement posée sur le ton méprisant souvent adopté par les élites françaises. Ces dernières conçoivent tout à fait que l’Allemagne, le Royaume-Uni ou même l’Italie soient des géants de l’export, que ce soit dans le domaine des biens ou des services. Le discours médiatique a beaucoup plus de mal à l’accepter concernant l’Espagne.

            Pourtant, si l’agroalimentaire est en effet l’un des fers de lance de ce pays, l’industrie n’est absolument pas en reste, comme le reconnaissait la Deutsche Bank en 2017 : les machines-outils et l’automobile constituent des fleurons de notre voisin[26]. Du côté des véhicules, l’année 2017 a été quelque peu décevante avec plus de 2,8 millions d’unités assemblées (1,5 % de moins qu’en 2016), à une certaine distance de l’objectif des 3 millions. Pourtant, les constructeurs se montrent optimistes car la plupart des marques mondiales ont choisi notre pays à la fois pour ses salaires mais aussi pour l’excellent état de ses infrastructures, le savoir-faire et l’expérience de ses travailleurs[27], l’existence de géants de l’équipement dans le domaine[28], etc. N’oublions pas que, si seul le « coût du travail » était une variable pour les multinationales, ces dernières pourraient choisir des pays où il est inférieur à celui de l’Espagne, même en restant en Europe (Roumanie, Hongrie, Pologne, etc.) À l’heure actuelle, les marques suivantes sont implantées avec des usines outre-Pyrénées :

  • le groupe PSA-Opel à Figueruelas (province de Saragosse, Aragon), Vigo (province de Pontevedra, Galice) et Madrid ;
  • le groupe Volkswagen-Seat à Martorell (province de Barcelone, Catalogne) et à Pampelune (Navarre) ;
  • le groupe Renault-Nissan à Barcelone (Catalogne), Palencia, Valladolid et Ávila (Castille-et-León) ;
  • le groupe Mercedes à Vitoria (province d’Alava, Pays basque) ;
  • le groupe Fiat-Ford-Iveco à Valladolid (Castille-et-León), Madrid et Almusafes (province de Valence, Communauté de Valence)[29].

Ce sont tous ces sites de production qui ont permis à l’Espagne de revenir dans la liste des dix premiers pays fabricants d’automobiles dès 2012[30], après quelques années d’éclipse. L’année 2018 réserve encore quelques belles surprises du côté d’Almusafes, avec 130 nouveaux emplois prévus pour la fabrication d’un nouveau moteur[31], ou de Figueruelas (même si, dans ce dernier cas, le maintien de l’activité n’a pu se faire qu’au prix d’une nouvelle convention collective moins avantageuse pour les travailleurs)[32]. Désormais, à la faveur de l’essor de l’automobile, les équipementiers de notre voisin cherchent à conquérir de nouveaux marchés et à faire des pays de la rive sud de la Méditerranée des plateformes de production, à l’image de ce qu’est l’Europe centrale et orientale pour l’Allemagne[33].

Les voitures, utilitaires et camions (dont l’Espagne est le deuxième fabricant de l’Union européenne[34]) représentaient l’année dernière 16,4 % des exportations nationales, au même titre que l’alimentation, derrière les biens d’équipement (20,3 %) et devant les produits chimiques (14,1 %)[35]. Selon les données de l’ANFAC (Association espagnole des Fabricants d’Automobiles et de Camions), en 2016, 9 % de la population active du pays dépendait de ce secteur. La Castille-et-León est depuis 2016 la première communauté autonome dans le domaine, avec environ 21 % de la production totale, devant la Catalogne (environ 19 %), la Galice et l’Aragon (14 % pour chacune des deux) ainsi que la Communauté de Valence (13 % approximativement)[36].

Quelques autres secteurs

L’automobile n’est bien entendu que l’un des nombreux secteurs industriels qui permettent à l’Espagne de rattraper le temps perdu. En 2017, notre voisin ibérique était par exemple le deuxième producteur européen de navires et 82 % du chiffre d’affaires du secteur venait de l’étranger[1].

Du côté de l’énergie et de la pétrochimie, avec ses nombreuses raffineries et usines de regazéification, le pays exporte massivement du gaz de pétrole liquéfié vers le reste de l’Europe[2] et se permet de vendre de l’électricité à la France lors de vagues de froid[3].

Les technologies liées au monde des transports sont un des autres points forts du pays, puisqu’une entreprise comme Indra Sistemas, sise à Alcobendas (banlieue de Madrid), fournit désormais des outils de contrôle de l’espace aérien à une bonne partie du monde, dont les nations du golfe Persique[4] ou encore l’Allemagne[5].

Le textile, qui est l’une des industries traditionnelles espagnoles, renaît lui aussi après des années difficiles, la production de chaussures en étant un bon exemple[6]. Le modèle de confection espagnole est fondé à la fois sur un savoir-faire historique et de bonne qualité[7] et sur le succès des collections bon marchés et régulièrement renouvelées. C’est le choix adopté par Inditex (première firme textile au monde, dont le quartier général est à Arteijo, dans la banlieue de La Corogne, en Galice)[8], Mango (sise dans la commune de Palau de Plegamans, non loin de Barcelone)[9] ou Desigual (installée dans la capitale catalane)[10].

Avec des entreprises comme Airbus, EADS-CASA, SENNER, AERNOVA ou Eurocopter, notre voisin ibérique a aussi su positionner dans le domaine de la construction aéronautique. Les firmes qui composent la TEDAE (Association espagnole des Technologies de la Défense, de l’Aéronautique et de l’Espace) emploient environ 50 000 travailleurs qualifiés en 2018 et leur chiffre d’affaires dépasse aujourd’hui les 8,5 milliards d’euros[11]. Avec plus de 60 % des ventes totales et plus de 130 entreprises implantées localement, la Communauté de Madrid est la première région espagnole dans le secteur, devant l’Andalousie (17 % des ventes et plus de 75 firmes) et le Pays basque (11 % des ventes et plus de 55 compagnies)[12].

Plus globalement, au niveau mondial, les multinationales espagnoles ont su se faire un nom et projeter l’image du pays[13] – même si cette représentation positive a eu beaucoup de mal à résister à la crise de 2008. Les travailleurs espagnols ne peuvent pas souvent profiter du succès international de ces entreprises, qui raflent des marchés parfois considérables dans des pays étrangers, notamment dans le domaine des infrastructures. En revanche, les ingénieurs et chefs de projet venus de notre voisin ibérique sont très appréciés desdits pays, ce qui renforce leur savoir-faire et s’avère d’autant plus précieux à une époque où l’Espagne risque de manquer de main d’œuvre qualifiée dans le domaine du bâtiment[14]. L’Amérique latine est, dans ce cadre, une zone porteuse pour les firmes espagnoles[15] tout comme le Moyen-Orient[16]. Par ailleurs, cette internationalisation est aussi celle des sites de production de matériaux de construction implantés outre-Pyrénées, qui profite désormais de la réputation planétaire de leur pays[17].

Que penser de ce « modèle » exportateur ?

Nous n’allons pas poursuivre la liste des domaines économiques dans lesquels l’industrie espagnole connaît le succès hors de ses frontières. L’on peut en revanche s’interroger avec plusieurs analystes sur les conséquences et la pérennité d’un tel modèle. Il est évident que l’Espagne a augmenté sa part dans les exportations mondiales de 2012 à 2017, passant à 1,81 % du commerce international (alors qu’elle ne représente que 1,64 % de la richesse produite sur la planète)[18]. De plus, les marges des entreprises exportatrices se sont elles aussi accrues, tout comme leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales[19]. L’économiste Enrique Fanjul en conclut que le modèle économique national a véritablement connu un tournant. Il semblerait que, probablement sans le savoir, le tissu économique espagnol ait suivi ceux qui lui conseillaient d’imiter le « modèle allemand » et de miser sur l’étranger afin de se sortir de sa mauvaise passe[20]. C’est aussi ce qui a permis de compenser la faiblesse de la consommation intérieure et de l’investissement public durant plusieurs années[21].

Toutefois, à court et moyen terme, l’Espagne va devoir se poser un certain nombre de questions concernant la vitalité de son secteur extérieur. En effet, la diversification géographique reste un défi à relever car l’Union européenne est toujours le principal client du pays (66,3 % des ventes à l’étranger en 2016)[22]. Par ailleurs, les entreprises exportatrices sont, outre-Pyrénées, de taille encore un peu modeste et trop atomisées, ce qui les empêche d’être de vrais compétiteurs internationaux ou de disposer du personnel qualifié pour gérer cette internationalisation[23]. Notons également que quatre entreprises espagnoles sur dix cessent d’exporter au bout d’une durée moyenne d’un an, souvent car elles se sont rendues comptes qu’elles n’étaient pas suffisamment préparées[24]. De même, un travail sur la qualité des produits, sur le choix de la gamme, sur la sophistication et sur la différentiation sera nécessaire si notre voisin pyrénéen veut davantage compter à l’échelle mondiale et surtout résorber ses problèmes économiques récurrents[25].

[1] Voir Gómez, Dolores, « Los astilleros españoles sitúan a España como el segundo país europeo en contratación de buques », ABC, 26 juin 2017 ou Nespereira, Mario, « El viento del mar arrastra el futuro hacia los astilleros de Navantia », ABC, 18 mars 2018.

[2] Voir « Las exportaciones de gas natural desde España a terceros países se duplicaron en enero mientras las importaciones crecieron un 5,5% », Energía Diario, 9 mars 2018.

[3] Voir « España exportará electricidad a Francia para evitar un colapso ante la ola de frío que se avecina », El Economista, 26 février 2018.

[4] Voir Ruiz del Árbol, Antonio, « Indra se consolida como proveedor de control aéreo en el golfo Pérsico », Cinco Días, 29 septembre 2011.

[5] Voir « Indra amplía el cielo de Alemania », Cinco Días, 7 février 2012.

[6] Voir « El calzado español bate récords y exporta hasta 1.154 millones en el primer semestre del año », Moda.es, 5 septembre 2013 ou « El made in de Ubrique dispara las exportaciones gaditanas de marroquinería », Moda.es, 4 novembre 2013.

[7] Voir « Las fábricas de indumentaria, calzado y marroquinería ya están regresando a España », site de Cuero América, 4 octobre 2013 ; Vizoso, Sonia, « Costureras contra el made in China », El País, 22 juin 2015 ou encore Barciela, Fernando, « Moda para clásicos inconformistas », El País, 23 janvier 2016.

[8] Voir Linares, Ana, « Inditex, el éxito de una idea global », Forbes, 24 octobre 2016.

[9] Voir « Las claves de éxito de Mango », Franquicias y emprendedores, 14 septembre 2015.

[10] Voir Baran, Renata, « Desigual, una historia de éxito », La Opinión de La Coruña, 25 août 2015.

[11] Voir Labiano Elcano, Javier, « CASA, el germen del sector aéreo español », Cinco Días, 1er avril 2018.

[12] Voir « L’industrie aéronautique espagnole », Paris : Ministère français de l’Économie et des Finances, septembre 2007, page 3.

[13] Voir Desazars de Montgailhard, Sylvia, Madrid et le monde – Les tourments d’une reconquête, Paris : Autrement, 2007, « Les multinationales espagnoles à la conquête du monde », pages 64-81.

[14] Voir Munera, Isabel, « SOS: se busca mano de obra especializada en la construcción », El Mundo, 5 février 2018.

[15] Voir Valente, Francisco, « Las infraestructuras en Latinoamérica, un oasis de oportunidad para las pymes españolas », ABC, 6 mai 2018.

[16] Voir « Un consorcio español se adjudica el «macrocontrato» del AVE La Meca-Medina por unos 6.500 millones », El Economista, 26 octobre 2011.

[17] Voir Rivas Moreno, Sara, « Al son del sector de la construcción », Cinco Días, 1er avril 2018.

[18] Voir Fanjul, Enrique, El nuevo mapa de la exportación española (1), Madrid : Institut royal Elcano, 2018, pages 1-2.

[19] Ibid., page 2.

[20] Voir, notamment, Arahuetes, Alfredo et Steinberg, Federico, La internacionalización como palanca para salir de la crisis, Madrid : Institut royal Elcano, 2013.

[21] Voir, entre autres, Callizo, Fernando, « Las perspectivas de la economía », El Empresario, 18 mai 2018.

[22] Voir López Gil, Pablo et Verdeguer Puig, Enrique, No es sólo vender más, sino mejor: la siguiente fase en la internacionalización de la economía española, Madrid : Institut royal Elcano, 2017, page 3.

[23] Ibid., pages 2-3.

[24] Ibid., page 3.

[25] Ibid., pages 3-10.

[1] Voir, à ce sujet, ce court extrait d’une conférence de François Asselineau, président fondateur de l’Union populaire républicaine : https://youtu.be/0MsxNJ_65Y4.

[2] Voir le graphique « Evolución anual del peso de la construcción en el PIB de España desde 2005 a 2015 », site de Statista : https://es.statista.com/estadisticas/549605/aportacion-del-sector-de-la-construccion-al-pib-en-espana/.

[3] Voir España en cifras – 2017, Madrid : Institut national des Statistiques (INE), « Mercado laboral », page 29.

[4] Voir « La construcción gana peso en el PIB por primera vez desde que estalló la crisis », El Empresario, 10 avril 2018.

[5] Voir González Martín, Beatriz, Auge y colapso del sector de la construcción: el impacto sociolaboral sobre los trabajadores inmigrantes y autóctonos, Almería : presses universitaires, 2013, « Evolución del sector de la construcción durante el período anterior a la crisis », page 138.

[6] Voir « El litoral, la otra gran burbuja inmobiliaria », Contexto, 14 juillet 2017.

[7] Voir López Letón, Sandra, « La burbuja que embriagó a España », El País, 25 octobre 2015.

[8] Voir Basteiro, D. et Flotats, A., « El auge del ladrillo disparó el fracaso escolar en España », Público, 1er février 2011.

[9] Voir García, Yolanda, « España cierra 2017 con casi un millón de ninis menos: su cifra más baja en diez años », El Economista, 25 janvier 2018.

[10] Voir, par exemple, Cuesta, María et Tahiri, Javier, « La exportación releva a la construcción como motor del PIB », ABC, 26 mai 2017 ; « El sector exterior es el que nos está sacando de la crisis », Radio Intereconomía, 25 août 2017 et « La déroute de notre industrie alimentaire », La Tribune, 9 juin 2017.

[11] Voir Carcar, Santiago, « La economía española ignora las lecciones de ocho años de crisis », Bez, 7 octobre 2016.

[12] Voir « España mejora su competitividad precio frente a la UE en el primer trimestre de 2018 », site officiel du palais de La Moncloa, 10 mai 2018 : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mineco/Paginas/2018/100518tendenc_competitiv.aspx.

[13] Voir Chislett, William, A new course for Spain – Beyond the crisis, op. cit., « Exports of goods: a success story », page 103.

[14] Voir Rodríguez de Paz, Alicia, « Las exportaciones alcanzan cifras récord pese a la pobre aportación del automóvil », La Vanguardia, 20 février 2018.

[15] Voir le tableau de Datos Macro : https://www.datosmacro.com/comercio/balanza/espana.

[16] Voir le tableau de Datos Macro : https://www.datosmacro.com/comercio/importaciones/espana.

[17] Voir « España triplica el número de empresas exportadoras durante la crisis », El Economista, 11 décembre 2017.

[18] Voir « Rajoy: «Exportamos un tercio de nuestro PIB» », site officiel du palais de La Moncloa, 9 janvier 2018 : http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2018/090118rajoyinvestors.aspx.

[19] Voir Chislett, William, op. cit., page 106. Voir aussi Molina, Carlos, « España gana peso en el comercio mundial por el tirón exportador », Cinco Días, 21 avril 2015.

[20] Voir Álvarez Martín-Nieto, Teresa, « Las exportaciones tiran de la contratación en las pymes », Cinco Días, 15 septembre 2015.

[21] Chislett, William, op. cit., page 108.

[22] Voir Passet, Olivier, L’UE, plateforme de production de l’économie allemande – Du marché unique européen au système de production germanique, Paris : Xerfi, 2013.

[23] Voir Mirlicourtois, Alexandre, « L’Italie et l’Espagne à l’assaut du marché français », site officiel de Xerfi, 22 février 2016.

[24] Voir « L’Espagne confirme sa place de premier partenaire commercial du Maroc », Huffington Post Maroc, 3 août 2016.

[25] Chislett, William, op. cit., « Exports of services: holding firm », page 111.

[26] Voir García-Juez, Israel, « España ha cambiado su modelo productivo: automóviles y maquinaria lo que más se exporta », OK Diario, 26 juin 2017.

[27] Voir Alonso, Nahiara S., « Más de 50.000 empleos con los coches made in Spain », El País, 2 février 2018.

[28] C’est le cas, par exemple, de Gestamp, dont le siège est situé à Abadiño, au Pays basque (voir « Gestamp aumenta un 14,2% su beneficio neto en el primer trimestre », La Vanguardia, 7 mai 2018) ; de Grupo Antolín,  sis à Burgos, en Castille-et-León (voir, par exemple, « Grupo Antolín incrementó su facturación en 2017 con más de 5.000 millones de euros », site de Mundo Plast, 20 avril 2018) ; ou de Ficosa, dont les quartiers généraux sont à Barcelone, en Catalogne (voir, entre autres, « Ficosa cierra cinco contratos por más de 200 millones en China », La Vanguardia, 23 février 2018).

[29] Voir Alonso, Nahiara S., op. cit.

[30] Voir « España vuelve al top 10 de fabricantes de vehículos », ABC, 4 mars 2015.

[31] Voir « Ford crea 130 nuevos puestos de trabajo en Almusafes para fabricar un nuevo motor », ABC, 12 mars 2018.

[32] Voir Alonso, Nahiara S., « Los trabajadores de la planta de Opel en Figueruelas aceptan el convenio colectivo », El País, 31 janvier 2018.

[33] Voir « La industria de la automoción española acelera su expansión en Marruecos », El Economista, 31 mars 2018.

[34] Voir « España se mantiene como segundo país europeo productor de automóviles », 20 minutos, 7 mars 2013.

[35] Voir Molina, Carlos, « La apreciación del euro frente al dólar amenaza a las exportaciones españolas », op. cit.

[36] Voir « Castilla y León supera a Cataluña como la primera comunidad en fabricación de vehículos hasta abril », El Economista, 25 mai 2016.

 

Plus d’articles traitant de l’Espagne: https://lilianeheldkhawam.com/?s=klein&submit=Recherche

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