Osons le débat sur le Bitcoin. Liliane Held-khawam + Pourquoi le Bitcoin n’est pas une monnaie mais une religion !! Charles Sannat

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L’article sur la suppression du cash a suscité un certain nombre de commentaires de fans- défenseurs du Bitcoin. Leur présence sur le Net est remarquable.

Je viens même de recevoir un commentaire sur ce site qui dit « Tant qu’elle ne cause pas de crypto-monnaie, son discours tient la route ». C’est donc amusée que je me suis lancée à la découverte de ce nouveau monde.

Des professionnels de la technologie m’ont soutenue dans ma compréhension et mes recherches. Leur avis a été la pierre angulaire de ce papier.

Globalement, leur point de vue et commentaires étaient très sévères envers cette monnaie voire son avenir, et ce même si le modèle de  base open source continue de les fasciner.

Mais sur le plan pratique, j’ai retenu une chose de taille pour nous potentiels utilisateurs. Le système a profité à un certain nombre et que les nouveaux arrivants auront du mal à s’y faire une place.

Qu’est-ce que le Bitcoin?

Le Bitcoin vient de la juxtaposition de deux mots Bit et coin. Le premier se réfère à l’unité de mesure binaire (0/1) de base de l’information en informatique et l’autre veut dire pièce de monnaie en anglais. Et voilà donc la pièce de monnaie digitalisée.

Le Bitcoin est une monnaie dite cryptographique.

Logique du Système

Le Bitcoin s’appuie sur un système de paiement peer to peer ou pair à pair (P2P). Le réseau est basé sur une approche où le client est aussi « serveur ». On parle dans le jargon informatique de « noeud ». L’ensemble de ces noeuds est enregistré dans un registre public, supposé infalsifiable appelé Blockchain.

Ce réseau peut être centralisé …

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… ou décentralisé:

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Le Bitcoin relève du 2ème modèle, soit le réseau pair à pair totalement décentralisé sans autorité centrale.

Adieu donc les banques centrales et autres chambres privées de Clearing interbancaire dont la partialité envers les grandes banques dites too big to fail est à l’heure actuelle des plus problématiques. Mais de manière plus générale, Adieu à toute Autorité monétaire…

Cet aspect-là du Bitcoin qui pourrait nous libérer du cartel des banques centrales et commerciales est à saluer. Mais cela signifie-t-il pour autant que le Bitcoin est LA solution?

Rien n’est moins sûr.

Comment acquérir des Bitcoins?

  • Le Bitcoin peut être acheté comme n’importe quel produit sur le marché boursier en échange de devises. Ci-dessous le Bitstamp ou ici

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On voit sur le graphique que ceux qui ont acheté au début de l’expérience Bitcoin ont pu faire de superbes bénéfices à fin 2013. Le Bitcoin est passé en très peu de temps de quelques dizaines de dollars à près de 1’200. En revanche, ceux qui ont acheté à ce moment devront attendre avant de retrouver leur mise …ou pas. La volatilité semble importante!

  • Mais il existe une autre façon de se procurer des Bitcoins. C’est le Bitcoin mining. Le minage de bitcoins

Le système est prévu avec deux spécificités:

  1. un nombre fini de 21 millions d’unités (Bitcoins)
  2. la production du Bitcoin est basée sur la puissance de calcul du matériel informatique des personnes -mineurs producteurs- qui constituent le réseau. C’est le Bitcoin mining ou le minage de Bitcoins.

« Les gains du Bitcoin mining sont proportionnels à la capacité (puissance de calcul LHK)de votre matériel à résoudre un grand nombre de calculs mathématiques. Ces calculs font fonctionner le réseau, qui vous récompense en retour pour vos services. Pour être rentable, le Bitcoin mining doit vous rapporter des profits malgré les dépenses en matériel et en électricité. Ce qui peut s’avérer difficile. » (Source)

On estime actuellement que les 2/3 des 21 millions d’unités ont été produites. Selon certaines prévisions, le plafond ne serait atteint qu’en 2034. Pourquoi donc? Tout simplement, il semblerait que la difficulté pour arriver à produire des bitcoins est de l’ordre de l’exponentielle.  La puissance des ordinateurs doit être augmentée de manière toujours plus drastique!

Ceci pose donc le problème des moyens technologiques et financiers pour être partenaire productif de cette monnaie.

Une concentration inévitable de la production?

Martin Genesse nous assurait il y a quelques temps ceci:

« La production devient donc concentré sur le marché et les plus gros producteurs peuvent se permettent d’investir davantage sans craindre le niveau de difficulté. La production accrue chez les gros producteurs risquent donc de maintenir l’augmentation du niveau de difficulté au taux actuel et de transformer le marché en oligopole. Il ne serait également pas surprenant que ces producteurs gardent les bitcoins en réserve afin de réduire l’Offre sur le marché et de laisser la devise s’évaluer.
Si c’est le cas, il pourrait décider de liquider le tout dans plusieurs années afin d’encaisser de larges marges de profits entraînant ainsi une dévaluation soudaine de la monnaie. Ça leur donnerait donc un pouvoir considérable sur le marché. »

Par conséquent, un des atouts de la décentralisation et de la déconcentration de la production de la crypto-monnaie s’effondre. Le système serait voué à retrouver une forme centralisée entre les mains d’un groupe restreint de privés doté de puissance technologique.

Ca vous rappelle quelque chose?

Critiques d’un Insider: Mike Hearn

Des critiques ont fusé ces dernières années de toute part. Mais elles ont été passablement couvertes par un puissant Marketing savamment distillé des tenants des Bitcoins.

Les critiques relèvent aussi bien de la dimension technique que éthique.

Nous avons trouvé les critiques très documentées de Mike Hearn, un Insider reconnu par la presse anglosaxonne . Voici un extrait:

« Pourquoi le Bitcoin a échoué ? Il a échoué parce que la communauté a échoué. Ce qui était censé être une nouvelle forme décentralisée d’argent qui manquait aux «institutions d’importance systémique» et quelque chose « too big to fail» est devenu encore pire: un système complètement contrôlé par une poignée de personnes. Pire encore, le réseau est au bord de l’effondrement technique. Les mécanismes qui auraient dû prévenir et  empêcher ce résultat sont défaillants, et par conséquent il n’y a plus beaucoup de raisons de penser que le Bitcoin peut effectivement être mieux que le système financier existant. »

Voici quelques-unes de ses  critiques qui peuvent intéresser de potentiels utilisateurs:

  • Impossible de déplacer votre argent existant
  • Des frais imprévisibles qui croissent vite (tiens ça me rappelle les pénalités imprévisibles sur le prix du MWH de l’électricité. LHK)
  • La possibilité que des acheteurs reprennent leurs paiements juste après avoir quitté les commerces grâce à un simple bouton (Si vous ne connaissiez pas cette option , c’est parce que Bitcoin vient juste de l’autoriser)
  • Le système souffre d’importants Backlogs (1) et de flaky payments
  • … contrôlé par la Chine
  • … et dans lequel les compagnies et les gens qui le construisent sont en guerre.

Gouffre énergétique:

Et voici une dernière critique de taille. La production de Bitcoins est comme nous l’avons vu basée sur la puissance des ordinateurs. Or, ces machines sont hautement -et toujours plus- gourmandes en électricité!

Un article ose même aller jusqu’à comparer la consommation d’électricité en 2020 du Bitcoin à celle du Danemark! Pas mal tout de même!

La guerre civile au sein de  la communauté (Update du 20.5.16)

Ecrire sur le Bitcoin est difficile. Certainement à cause de la complexité technique du sujet mais ce n’est pas tout.

Des limitations techniques connus et reconnus ont été répertoriés. Austin Hill, cofondateur de Blockstream y répond dans un article: « le consensus est là ».

Mais les options qui se présentent divisent  la communauté. A ce sujet, Mike Hearn va jusqu’à faire état de guerre civile. Un article de la RTBF explique très bien la situation (ici).

En conclusion, nous pouvons dire que le Bitcoin est en somme un produit porteur d’espoir pour certains qui sont dégoûtés du système financier actuel que l’on peut qualifier de mafieux… Mais il n’en demeure pas moins un produit dont l’avenir ne semble pas si évident….

Ceci dit, l’habituel conseil pour tout investissement reste de mise. Rien n’empêche d’investir dans le Bitcoin – plutôt acheté que produit!- ce que l’on est prêt à perdre… Une chance sur deux pour tout  perdre ou pour sortir le jackpot…

Liliane Held-Khawam

(1) Définition d’un Backlog

Un « backlog » est une liste de fonctionnalités ou de tâches, jugées nécessaires et suffisantes pour la réalisation satisfaisante du projet:

  • si une tâche contenue dans le backlog ne contribue pas aux objectifs du projet, il faut l’en retirer;
  • a contrario, dès qu’on a connaissance d’une tâche qu’on pense nécessaire pour le projet, on doit l’inclure dans le backlog

Ces propriétés s’apprécient relativement à l’état des connaissances de l’équipe à un instant donné: l’élaboration du backlog peut se poursuivre tout au long du projet.

UPDATE

Nouveau coup dur pour le Bitcoin. Selon l’agence de presse Interfax, la Russie veut punir d’amendes et de peines de prison les utilisateurs de la fameuse monnaie numérique.

http://www.mag-securs.com/news/articletype/articleview/articleid/34792/bitcoin-les-utilisateurs-russes-risquent-gros-desormais.aspx

Annexe: Point de vue  de Charles Sannat  vu sur 24hgold.com au sujet du Bitcoin.

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Je reçois à chaque fois que je parle de ce sujet une bordée d’invectives des défenseurs du Bitcoin qui m’accuse d’être au choix et rayez la mention inutile, « un vieux », un « crétin », un « abruti qui ne comprend rien » ou plus sobrement  » de ne pas me pencher sur la pureté technique du truc comme il faudrait que je penchasse »…

D’ou ma première remarque adressée avec bienveillance en « mode humour » à tous les apôtres du Bitcoin, l’attitude de ses fidèles me font dire qu’il s’agit plus d’une religion que d’une monnaie.

Ho, certes, le Bitcoin est rassemblement plus une « idéologie » qu’une « religion », mais j’invite celles et ceux qui s’y penchent justement avec une grande précision à réfléchir à ce premier point. Placement et monnaie font-ils bon ménage avec « idéologie » et « religion ».

Non, rarement évidemment pour la simple et bonne raison que toutes les idéologies corrompent l’esprit et empêchent de voir les choses avec objectivité. Quant aux religions sans conscience et sans intelligence, c’est rapidement la même chose.

Bref, dans tous les cas, il faut réfléchir et penser et tout ce qui par nature veut empêcher de penser ou de critiquer doit poser de grandes questions.

Quels sont les attributs d’une monnaie?

Alors reprenons pour nos défenseurs du Bitcoin, des monnaies électroniques, de toutes les monnaies alternatives et autres gentillettes expériences monétaires, qu’est-ce qu’une monnaie? Je parle d’une vraie, par du dernier micro-truc (aussi mignon soit-il) local altermondialiste fort sympathique utilisée dans 3 communes du Larzac par 25 zadistes.

Une monnaie c’est:

1/ Un instrument d’échange… Cela veut dire ce que ça veut dire, à savoir que cette monnaie est acceptée par tous, en tout temps, contre n’importe quel produit, cela implique donc une confiance totale de la totalité des agents économiques y compris internationaux, sinon aucun petit chinois n’accepterait de faire partir ses containers par bateaux pour alimenter nos hypers et autres supermarchés.

2/ Un instrument comptable… Oui la comptabilité c’est un truc qui sert à… compter ! Et à faire les comptes. Jusqu’à présent, les bilans, les liasses fiscales et tous autres papiers et documents officiels sont libellés dans une devise officielle, en l’espèce l’euro chez nous ou le dollar pour les Américains. C’est peut-être stupide, ringard, totalement dépassé mais pour le moment, on ne fait pas sa compta en Bitcoin…

3/ Un instrument de stockage de valeur… Eh oui, une monnaie sert aussi à stocker de la valeur. Enfin, une bonne monnaie et en théorie (pays imaginaire où tout se passerait bien). Parce qu’en pratique, c’est un peu différent évidemment. Mais une bonne monnaie vous permet d’épargner aujourd’hui vos gains actuels en vue d’une consommation future de votre création de richesse passée.

Une véritable monnaie doit répondre à ces trois attributs, qu’il en plaise ou déplaise à nos tenants du Bitcoin dont, par ailleurs, j’admets bien volontiers la prouesse technique le rendant in »BITtable » pour la dame Michu du coin.

Je ne vous dis pas qu’un jour le Bitcoin ne sera pas simple mais il est aujourd’hui l’apanage de quelques « geeks » à la pointe du progrès de l’univers certes, tous ceux qui sont intelligents ont compris sa beauté et sa nécessité, tous les autres – et l’immense masse de laquelle je fais partie est faite d’abrutis – n’y comprenant rien, en incapacité totale d’aller « miner » ces machins pour les mettre « dans des clefs USB sécurisées » à l’intérieur de logiciels de cryptages ultrasécurisés à l’aide de clefs confidentielles ultra-top secrètes…

Hé, ho, les amoureux du Bitcoin (mode humour hein), on dit qu’une monnaie c’est un instrument d’échange de masse, or le Bitcoin est pour le moment trop compliqué pour en être un, ce qui implique qu’il sera supplanté par une autre technologie du type « Blockchain » et monnaie numérique et digitale mise en place par les banques sous le contrôle des gouvernements qui sauront les faire accepter et les rendre simple. Les cimetières de la technologie sont plein de super techniques qui n’ont jamais réussi à s’imposer. C’est même le B.A.-BA, c’est rarement le mieux et le meilleur qui gagne (ce qui est valable pour nos chefs d’ailleurs).

Le Bitcoin instrument de stockage de valeur c’est sans doute le plus mauvais raisonnement. D’abord, on vit en euros, en dollars et non en or…, en argent métal et encore moins en Bitcoin. Cela veut dire qu’il y a échange et donc conversion à un taux de change, ce qui implique des fluctuations encore plus violentes sur le Bitcoin que sur l’or par exemple.

Mais même sans parler de ce sujet de la « valeur » du Bitcoin, cette monnaie, aussi géniale soit-elle, a en réalité tous les défauts qui soient.

Non les « zamoureux » de la techno, ne me guillotinez pas tout de suite et laissez moi finir le raisonnement au moins, que l’on puisse débattre avec intelligence et faire valoir nos arguments respectifs.

Pourquoi tous les défauts ?

Parce que c’est une monnaie digitale : je peux perdre mon PC ou la clef USB ultramachin-chouette et zou… ruiné, comme si finalement j’avais eu des espèces en main. Bref, la dématérialisation conduit à une « rematérisalisation » qui me fait courir les mêmes risques qu’avec une liasse de billets classique. Pour ceux qui laissent le tout dans le « claoudeu » (le réseau immatériel), eh bien les risques existent tout pareil, sans même vous parler des pirates. Bref, le Bitcoin est compliqué d’utilisation, ce qui le rend impropre à devenir un instrument d’échange de masse, il implique un support physique pouvant être perdu ou corrompu car une clef USB ça se perd, ça se casse, ça brûle ou ça se vole.

Enfin, il n’a aucune reconnaissance légale et il est peu probable encore une fois qu’il puisse avoir cours légal dans la mesure où jamais ceux qui exercent ce privilège exorbitant d’émettre la monnaie se laisseront déposséder de leur pouvoir.

Pourtant, le Bitcoin, ou l’idée plus générale de la monnaie libre, est une partie de la solution !!

Là où je rejoins en revanche les fidèles du Bitcoin, c’est dans l’idée de monnaie « libre » émise par aucun État, aucun pays, aucun pouvoir. Une monnaie totalement neutre et apolitique.

C’est bien sûr exactement la définition d’un actif qui s’appelle l’or et qui n’est pas si différent du Bitcoin.

D’ailleurs le Bit-or, qui serait une monnaie numérique et digitale totalement neutre sécurisée et émise uniquement avec la contrepartie en or, serait une bien meilleure alternative au Bitcoin 100 % numérique dont la valeur repose uniquement sur du vent et la croyance de ses apôtres et accessoirement sur sa « rareté ».

L’or, lui aussi, est rare, en quantité limité, accepté partout dans le monde, et aussi une monnaie depuis plus de 6 000 ans, ce qui donne un historique évident et un léger recul impossible sur les monnaies numériques.
Mais encore une fois, pour prétendre être une monnaie, c’est un ensemble d’attributs et de qualités, et la rareté est certes un élément important de « valeur » mais elle ne peut en aucun cas à elle seule faire une monnaie.

Alors que ceux qui veulent s’amuser et expérimenter le « Bitcoin » le fassent sans hésiter : je ne suis pas « contre » le Bitcoin. Je vous dis simplement qu’économiquement, le Bitcoin a des limites telles qu’il ne représente à l’heure actuelle (cela peut changer) aucun danger pour nos autorités monétaires. Il ne faut donc pas confondre amusement et divertissement, avec placement financier et gestion patrimoniale.

Enfin, ceux qui pensent que je « déteste » le Bitcoin parce que « j’aime » l’or se trompent. En soi, je n’aime pas l’or, je n’aime personne (là encore mode humour), et d’ailleurs je ne déteste personne non plus.

Je me contente d’énoncer des faits économiques qui me semblent évidents et de faire des raisonnements comme qu’est-ce qu’une monnaie, et le Bitcoin rentre-t-il dans la définition.

Vous remarquerez d’ailleurs que l’or n’est pas, en tout cas n’est plus un instrument d’échange depuis plusieurs décennies dans notre pays, mais qu’il l’a été durant des millénaires, et qu’il l’est toujours dans d’autres pays. Bref, je pense qu’après mûre réflexion, l’or dispose de bien plus d’avantages que le Bitcoin dans une optique de protection patrimoniale et dire cela ne retire rien à l’intérêt de la chose ni à la beauté technique du bidule, et encore moins à l’extase que certains peuvent éprouver devant autant de génie informatique.

Enfin, vous remarquerez cette photo qui illustre cet article où les Bitcoins virtuels… ont été matérialisés pour rendre leur existence palpable…. Leur couleur dorée est aussi, à mon sens, tout un aveu !!

En attendant, mes chers amis, préparez-vous, il est déjà trop tard !

Charles Sannat

12 réflexions sur “Osons le débat sur le Bitcoin. Liliane Held-khawam + Pourquoi le Bitcoin n’est pas une monnaie mais une religion !! Charles Sannat

  1. Je partage l’analyse de M Santi mais tout cette discussion certes intéressante est finalement assez futile car tout est dit dans une phrase

     » (…) jamais ceux qui exercent ce privilège exorbitant d’émettre la monnaie se laisseront déposséder de leur pouvoir. »

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  2. Bonjour, je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour. Vous dites vous être adressée à des « experts » qui vont ont parlé de cette « monnaie » (bitcoin). Si ces experts vous ont uniquement dit que le bitcoin était une monnaie et rien d’autre, sachez que ces experts étaient en réalité de très bas niveau.

    Le bitcoin N’EST PAS UNE MONNAIE de la même manière que l’internet n’est pas l’email, que l’internet n’est pas le web, que l’internet n’est pas le fax, etc. Le bitcoin est un PROTOCOLE permettant la mise en place d’un réseau libre d’accès et décentralisé dans lequel il est possible d’échanger de pair à pair des informations de manière absolument sécurisée de telle sorte que chaque participant peut admettre que toute information de ce réseau correspond bien à ce qu’elle dit être sans risque de falsification.

    Le bitcoin est donc un réseau très puissant dont l’une des applications peut justement être l’application monétaire mais ce n’est pas la seule, loin de là. Ce réseau peut servir à d’innombrables autres applications comme [1] la création d’un registre sécurisé remplaçant par exemple les registres fonciers, [2] l’enregistrement de toute autre information telle la preuve de la découverte d’une certaine technique à un certain moment sans besoin de passer par des centres d’enregistrement de brevets, [3] l’organisation de smart contrats, etc. L’application monétaire du bitcoin est donc l’une de ses applications possibles mais le bitcoin n’est pas une monnaie de la même manière que l’internet est un protocole permettant la mise en place d’un réseau dont l’une des applications peut être l’email ou le web ou le fax ou le téléphone mais l’internet n’est pas l’email, le web, etc. Vous voyez ?

    Le bitcoin n’est donc absolument pas une « pièce de monnaie digitalisée » comme vous le dites dans l’article. C’est totalement faux. Certains « vrais » experts regrettent justement que les fondateurs aient choisi de nommer cette technologie « bitcoin » car c’est un nom trompeur. Certains proposent d’appeler cela plutôt « trustnet » pour « réseau de confiance » mais le mal est malheureusement déjà fait. La question que vous vous posez est donc certainement « j’ai quoi quand je possède un bitcoin ? ». Eh bien, en gros, vous possédez des « clés privées » qui vous permettent de déplacer une donnée/information d’un certain lieu du réseau (dit « adresse publique ») vers un autre lieu du réseau. Je n’irai pas plus loin dans le détail car ce serait trop technique.

    Vous dites « la production du Bitcoin est basée sur la puissance de calcul du matériel informatique des personnes -mineurs producteurs- ». Ce n’est pas juste. La production des unités bitcoin n’est pas due à la puissance de calcul des mineurs mais simplement à l’exécution d’un algorithme qui contient les règles de base très strictes du fonctionnement du bitcoin sachant que les mineurs, pour participer au réseau bitcoin, sont obligés d’accepter ces règles sans quoi ils seront exclus/rejetés du réseau. L’une des règles de cet algorithme consiste justement à « calculer une certaine valeur », le but de ce calcul étant de confirmer les transactions et de sécuriser le réseau. Les mineurs vont ainsi offrir la puissance de leurs ordinateurs pour effectuer ce calcul, en échange de quoi l’algorithme leur octroie un certain nombre de bitcoin comme récompense pour leur travail, cette récompense diminuant régulièrement de sorte à atteindre le nombre maximal de 21 millions de bitcoin créés vers 2140. Si les unités bitcoin atteignent cette limite, ce n’est pas parce que la puissance de calcul augmente contrairement à ce que vous dites, mais tout simplement parce qu’une des règles de l’algorithme a prévu cela ; c’est tout. L’augmentation de la puissance de calcul, elle, est due au nombre de mineurs qui n’arrêtent pas d’augmenter constamment car de plus en plus d’acteurs souhaitent participer au réseau afin d’obtenir la récompense.

    Vous dites ensuite « Ceci pose donc le problème des moyens technologiques et financiers pour être partenaire productif de cette monnaie. ». Il n’y a pas besoin d’être partenaire à la production de ces unités bitcoin. Le fait de laisser cette activité à des acteurs professionnels et bien équipés ne posent aucun problème [et il n’y a pas de problème qui découle de la centralisation de leur activité contrairement à ce que vous dites dans l’article]. Il ne faut jamais oublier un point fondamental qui est que les mineurs remplissent la fonction de sécuriser le réseau en « protégeant l’intégrité de la blockchain (qui est la base de données de toutes les transactions bitcoins) ». Pour cela, ils investissent énormément en équipement d’ordinateurs et en dépense d’énergie. En échange de ce service, ils reçoivent justement des bitcoins permettant de compenser leur investissement. Les mineurs n’ont dès lors absolument aucun intérêt à mettre en danger le bitcoin car sinon ils perdraient l’ensemble de leur investissement. Les mineurs n’ont absolument aucun pouvoir de décision ; ils ne peuvent rien imposer aux utilisateurs des unités bitcoin. Le rôle des mineurs se limite uniquement à faire tourner l’algorithme et à calculer une valeur servant à la sécurisation du réseau ; c’est tout. Ils ne peuvent de toute façon pas se permettre d’imposer quoi que ce soit aux utilisateurs car s’ils le faisaient, il y aurait perte de confiance, le bitcoin ne vaudrait plus rien et ils perdraient donc l’ensemble de leur investissement, ce qui n’est pas dans leur intérêt… L’intérêt des utilisateurs coïncident donc avec l’intérêt des mineurs qui ont tous intérêt à ce que le réseau inspire confiance.

    Vous parlez ensuite de Mike Hearn. Je ne vais pas m’étendre sur lui longuement mais sachez que cette personne a été décrédibilisée depuis longtemps. En effet, Hearn s’est énervé car il souhaitait justement imposer son point de vue dans l’’évolution du réseau bitcoin ; étant donné que le réseau est totalement décentralisé, il n’a pas pu le faire. Il envisageait notamment de pouvoir mettre en place un système autorisant l’exclusion de certains possesseurs de bitcoin. En gros, il voulait pouvoir remettre un peu de centralisation dans ce monde afin de donner la possibilité de bloquer les bitcoins de certaines personnes. Mais son point de vue a bien évidemment été totalement rejeté. Eh bien sûr, vous savez quoi ? Juste après, il est allé travailler pour Google en tant que chercheur afin de développer une solution de « bitcoin centralisé ». Donc les critiques de Hearn sur le bitcoin n’ont aucune crédibilité et sont souvent faites de mauvaise foi. Je ne les reprendrai pas ici car ça a déjà été suffisamment traité à travers le web.

    Vous vous inquiétez ensuite du fait que le bitcoin consomme beaucoup d’énergie. C’est vrai mais c’est normal. Toute cette énergie est justement utilisée pour sécuriser le réseau bitcoin, ce qui le rend inattaquable et de plus en plus inattaquable au fil du temps, ce qui fonde la confiance même du réseau. Et même au-delà de ça, il ne faut pas simplement s’arrêter à la dépense brute du réseau mais à la dépense nette car ce réseau permettra de diminuer les coûts dans d’autres domaines. Par exemple : le réseau internet consomme énormément d’énergie lorsque l’on regarde tous les ordinateurs qui font partie de ce réseau. Mais ce réseau permet d’économiser les coûts dans d’autres domaines ; il n’y a plus besoin d’imprimer des millions de papiers chaque jour et les distribuer à des millions de gens, il suffit de créer une page web où l’on met les informations en question afin que chaque personne puisse ensuite y accéder si elle le souhaite avec son ordinateur. Il n’y a plus non plus besoin d’envoyer des millions de lettres par la poste mais il suffit d’un email. Etc. etc. C’est exactement la même chose avec le bitcoin. Cela permettra de réduire les coûts dans plein d’autres domaines dans lesquels les coûts de sécurisation sont énormes et pourraient être réduits grâce à la technologie bitcoin……

    J’ai pris ici les points les plus importants de votre article. Je pourrais encore corriger une grande partie de votre article qui contient pas mal d’inexactitudes mais je n’ai pas le temps ni le courage de faire plus. J’invite simplement tout le monde à aller voir cette vidéo (en anglais) qui explique assez clairement le fonctionnement technique du bitcoin : https://www.youtube.com/watch?v=sE7998qfjgk

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  3. Vous êtes le bienvenu sur ce site. Toutes vos informations vont être certainement précieuses aux lecteurs.
    Je voudrais juste poser une question. Mike Hearn parle dans son papier de « guerre civile ». Je me demande juste à quoi est due cette déferlante quand on touche au sujet du Bitcoin avec éventuellement un gros zeste d’agressivité? Intéressant, non?
    Enfin je vais vous donner mon opinion personnelle. Je vois d’abord un gros clivage entre les pros et les anti bitcoins, Puis, je me réfère à ma petite courbe sur la valeur d’échange contre le dollar. Et mes warnings se mettent e marche.
    Belle journée.

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  4. Lorsque Mike parle de « guerre civile », je crois qu’il fait référence à la guerre interne au monde du bitcoin entre les différentes acteurs du réseau (mineurs, utilisateurs [surtout acheteurs/vendeurs] et développeurs [ingénieurs informaticiens] principalement).

    Depuis quelques mois, il existe effectivement une tension interne entre certains acteurs qui souhaitent augmenter la « taille des blocs » du réseau bitcoin et d’autres qui souhaitent attendre encore un peu avant de le faire. Un bloc est une entité qui contient l’ensemble des transactions effectués sur le réseau dans les 10 dernières minutes approximativement. La taille maximale actuelle des blocs est de 1 megabit (mb), ce qui a pour conséquence que 7 transactions au maximum sont possibles par seconde sur le réseau. Cette limite est une limite arbitraire [qui peut donc être modifiée par consensus] choisie initialement par le ou les fondateurs du bitcoin en 2009.

    Etant donné qu’on se rapproche de plus en plus de la limite des 7 transactions par seconde, certaines personnes, dont Mike Hearn, ont proposé d’augmenter la limite de 1 mb par bloc à x mb par bloc. D’autres personnes, principalement les mineurs chinois, refusent d’accepter ce changement pour le moment. Le refus de ces individus se justifie surtout pour des raisons de coûts car ils devraient augmenter leurs frais en relation avec leur bande passante internet et également les capacités de leurs disques durs.

    La confrontation sur ce point a donc généré une sorte de guerre civile où tout le monde n’a pas arrêté de s’insulter pendant des mois. Sachant que le réseau bitcoin est un réseau décentralisé où personne ne peut imposer un changement de manière unilatérale, les pro-augmentations de la taille des blocs ont pour l’instant échoué. C’est cette situation essentiellement qui a mis Mike Hearn en colère et qui l’a poussé écrire sa diatribe anti-bitcoin. Mike Hearn proposait par ailleurs également d’affaiblir la neutralité du réseau en intégrant certaines règles spécifiques mais je ne développerai pas ce point.

    Je faisais partie de ceux qui étaient pour l’augmentation de la taille des blocs. Le fait que cela n’ait pas pu se faire n’est pas important. Cela se fera quand le besoin deviendra fondamental. En effet, lorsque la taille maximale sera atteinte, les utilisateurs du bitcoin voudront un réseau plus fluide ayant besoin d’une taille supérieure. Si certains mineurs chinois refusent d’augmenter la limite, d’autres mineurs chinois, australiens, allemands, etc., le feront de toute façon car les utilisateurs se tourneront alors vers le réseau géré par ces mineurs-là où les transactions seront plus fluides. En d’autres termes, lorsque le besoin d’augmentation sera réel, tous les mineurs seront obligés par nature d’accepter l’augmentation car, en résumé, ceux qui refuseront perdront tout l’argent qu’ils auront investi dans leur équipement informatique.

    Ensuite, vous parlez de l’agressivité des pro-bitcoin. Je rappelle que le réseau bitcoin est libre et n’importe qui peut y participer. Le réseau n’est pas une association qui contrôle ses membres et leurs agissements. Si certains défenseurs de ce réseau sont agressifs, le bitcoin n’en est pas responsable. On peut retrouver des défenseurs agressifs dans n’importe quel contexte pour n’importe quelle idée ; ce n’est en aucun cas spécifique au bitcoin. Tout cela est de plus subjectif.

    D’ailleurs, les éconoclastes sont certainement considérés comme des conspirationistes agressifs par les banques. Est-ce qu’on avance en désignant telle personne comme ceci ou cela ? Non, ce qui compte, c’est de confronter de vrais arguments et non pas de simplement se traiter de toute sorte de nom. En tout cas, le fait de diminuer la valeur de l’univers bitcoin sous le prétexte que certains de ces acteurs sont agressifs est un argument très faible.

    Ceux qui défendent la liberté et la neutralité du réseau internet sont très souvent également considérés comme des gens agressifs par les autorités centrales comme les gouvernements.

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  5. Je commence à saisir les enjeux du bitcoin et derrière lui le blockchain. Vous pourriez même m’aider à élaborer mon argumentaire dans la sérénité.
    Je vais aller plus loin que vous et vous dire que blockchain est certainement la pièce maîtresse de la gouvernance mondiale. Elle en a besoin pour piloter le monde sans frontière. Or si les options du Bitcoin devaient aller vers une recentralisation, ce serait la catastrophe pour ceux qui défendent un « monde libre ».
    Un Blockchain qui finirait centralisé serait une tragédie pour l’humanité.
    Mais pour que nous puissions informer et aider nous qui ne sommes pas de la technique, il faut vulgariser cette partie barbare pour que de gens comme moi puissent comprendre à quel niveau se situent les failles qui peuvent mener à des dérives.
    Vous comprenez?
    Je ne veux pas devenir informaticienne. je veux comprendre les blocs, les processus qui mènent aux procédures opérationnelles, etc…

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  6. Le réseau bitcoin est par essence décentralisé. Il n’est pas possible de bloquer des bitcoins ni même d’exclure certaines personnes de ce réseau. Le seul aspect du réseau qui risque d’être plus ou moins centralisé, c’est l’activité de minage qui, globalement en tout cas, ne pourra dans le futur être poursuivie que par des acteurs particulièrement bien équipés en ordinateurs puissants et favorablement alimentés en énergie. En réalité, on ne devrait pas parler de centralisation de cette activité mais plutôt de concentration de cette activité entre certains acteurs principaux.

    Cette concentration ne sera pas gênante. Les mineurs sont obligés de respecter les règles du réseau pour pouvoir y participer et obtenir la récompense [création de nouveaux bitcoin] qu’ils recherchent pour compenser leurs investissements informatique et énergétique. S’ils tentent de corrompre le réseau, ils seront détectés par l’algorithme, exclus, et ne recevront aucune récompense, ce qui induira pour eux une perte considérable qu’ils ne peuvent pas se permettre. Le réseau est si bien conçu que tout le monde est obligé d’en respecter les règles.

    Le seul souci théorique du réseau pourrait être la situation ou un mineur réussit à mettre en place suffisamment de puissance en ordinateur pour, à lui seul, détenir plus de 50% de la puissance totale du réseau (attaque des 51%). Dans cette hypothèse, ce mineur-là pourrait théoriquement envoyer de fausses informations sur le réseau pour par exemple faire croire à certains vendeurs qu’ils ont reçu des bitcoins alors que ce n’est pas le cas ou pour par exemple bloquer l’envoi de certains bitcoins. L’algorithme ne pourrait dans ce cas pas rejeter ce mineur car il fait confiance aux informations envoyées par celui ou ceux qui ont la majorité de la puissance de calcul.

    C’est donc le seul point concrètement faible du réseau bitcoin. Mais c’est un problème uniquement théorique comme j’ai expliqué. Il faut bien qu’un mineur détienne plus de la moitié de la puissance du réseau. La puissance de calcul du réseau est aujourd’hui d’à peu près 15 millions de pétaflops (https://blockchain.info/fr/charts/hash-rate?timespan=all&showDataPoints=false&daysAverageString=1&show_header=true&scale=0&address=). Cela signifie qu’un acteur devrait mettre en place un système d’ordinateurs cumulant au moins 15.1 millions de pétaflops de puissance de calcul dans le seul but d’envoyer de fausses informations sur le réseau.

    Les plus puissants ordinateurs du monde atteignent difficilement les 15 pétaflops en performance [et sont en principe possédés par des organismes étatiques pour des raisons de recherche]. Il faudrait donc avoir 1 million d’ordinateurs de ce type que l’on ferait fonctionner constamment dans cet unique but-là de corruption du réseau bitcoin, ce qui occasionne également des coûts d’énergie énormes [sans compter le prix de chacun de ces superordinateurs évidemment]. Vous imaginez donc bien que tout cela coûterait inimaginablement cher pour le mineur en question. Même s’il le faisait, le réseau étant transparent, on détecterait qu’il y a un problème et une solution technique existe pour revenir en arrière arbitrairement et supprimer les effets de l’activité frauduleuse [ce qui rendrait strictement sans intérêt toute attaque de ce genre].

    Mais de toute façon, dans la pratique, il est déjà aujourd’hui impossible de faire cela à cause du coût énorme que cela implique. Compte tenu de l’évolution exponentielle de la puissance du réseau qui est équitablement répartie à travers le monde, il sera strictement impossible de mettre en danger la confiance dans le réseau bitcoin.

    Vous évoquez la « gouvernance mondiale ». Il n’est pas possible de faire cela avec le bitcoin. Je rappelle que c’est un réseau décentralisé. Il n’y a aucune autorité centrale qui peut bloquer ceux qui conservent leur bitcoin « dans leurs mains » ; ceux qui les laissent auprès d’un tiers sont bien sûr en danger [un peu comme pour les billets de banque que l’on peut conserver avec nous physiquement pour nous protéger ou les remettre à une banque qui peut les bloquer]. Le bitcoin est donc réellement une solution pour échapper aux mains de l’Etat et du réseau bancaire. Les unités bitcoin vous appartiennent et personne ne peut vous les prendre sans votre consentement.

    Si un Etat souhaite bloquer le bitcoin, la seule solution est de bloquer totalement le réseau internet lui-même, ce qui n’est pas envisageable dans le monde moderne sauf si on souhaite nous rabaisser à un système étatique du type de la Corée du Nord avec une dictature absolument absolue, vous voyez.

    Par contre un des problèmes résultant du réseau bitcoin peut être justement celui de la transparence. Le réseau ne cache effectivement rien du tout. Il n’y a pas d’anonymat mais simplement un système pseudonyme. Tout le monde peut voir quel compte a envoyé combien à quel compte mais sans connaître l’identité de ceux qui sont derrière ces comptes. Par contre, si qqun révèle que tel compte lui appartient, alors on pourra suivre l’ensemble de ses transactions et par des jeux de liens reconstruire certaines choses qui pourraient être gênantes pour la personne. Toutefois, des solutions existent pour éviter ces problèmes…

    Quand vous parlez de « gouvernance mondiale », vous vous référez peut-être aux « blockchains privées » que certaines banques disent vouloir mettre en place. Sachez qu’il n’y a aucune inquiétude à avoir. Dans la sphère bitcoin, ça nous fait bien rire ces choses-là. Personne n’utilisera ces blockchains privées. Les blockchains privées par rapport à la « vraie blockchain bitcoin », c’est un peu l’équivalent de ce qu’est l’intranet [qui est un réseau fermé sous le contrôle d’une autorité] par rapport à l’internet [qui est un réseau ouvert et acentré]. L’intranet ne sera jamais aussi intéressant que l’internet. Tout le monde veut aller sur internet qui est beaucoup plus puissant. Lorsque, vers 1990, le Web (qui est un protocole libre et décentralisé) est apparu, Microsoft, tout comme les banques aujourd’hui avec leur blockchain privée, a tenté à l’époque de créer un web privé sous son contrôle mais personne ne l’a utilisé et ça a fait un flop absolu dont on continue à se moquer aujourd’hui ; la même chose se produira avec ces blockchains privées risibles desquelles tout le monde fuira pour se réfugier dans la liberté et la sécurité offertes par le bitcoin décentralisé.

    Tout ce qui est décentralisé conquiert le monde car il n’y a rien de plus performant et confiant : internet, web, email, etc., et aujourd’hui bitcoin [qu’on aurait dû appeler trustnet]. Si vous souhaitez approfondir vos connaissances dans ces domaines très techniques afin de saisir les enjeux incroyables qui en ressortent et qui permettent aux citoyens du monde de se libérer des autorités malveillantes, je vous conseille les vidéos suivantes :

    La première est celle où Benjamen Bayart essaie d’expliquer de la manière la plus vulgaire possible le potentiel phénoménal du réseau internet [et le danger provenant des Etats qui essaient de détruire la neutralité de ce réseau] : https://www.youtube.com/watch?v=yBmz29_5ffA. C’est important de comprendre le réseau internet pour comprendre le potentiel du bitcoin car les enjeux sont à peu près les mêmes. Je vous recommande très fortement de regarder cette vidéo entièrement même si elle est longue [une vidéo complémentaire de questions-réponses peut également être visionnée].

    Après cette première vidéo, je vous recommande vivement de regarder 3 autres vidéos où Andreas Antonopoulos essaie de parler du bitcoin à des personnes lambda [mais c’est en anglais…] :
    -https://www.youtube.com/watch?v=1cexawnOlR8
    -https://www.youtube.com/watch?v=EnhGlgCm4MU
    -https://www.youtube.com/watch?v=5wwbzwUXfgc

    Toutes ces vidéos sont très très longues mais elles sont réellement passionnantes et vous n’en serez pas déçue. C’est à vous de voir si vous souhaitez aller plus loin dans vos recherches… Le domaine des « blockchains » est incroyable et n’en est qu’à ses débuts. Il existe d’autres solutions complémentaire venant renforcer la puissance du bitcoin : ethereum, dash ou monero par exemple. Je ne peux pas tout dire ici… Ce nouvel univers est un peu là où en était internet à ses débuts. Les gens ne comprenaient pas la puissance du réseau internet ; personne n’imaginait à l’époque que l’on pourrait avec internet créer le monde du Web, les échanges par email, la transmission de son et de vidéo, etc. Le bitcoin comme l’internet sont des réseaux évolutifs qui peuvent s’adapter à bien des choses. On pourra faire avec bitcoin des choses qu’on n’est même pas capable d’imaginer aujourd’hui.

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  7. Merci beaucoup pour toutes ces infos! je vais prendre le temps de découvrir. C’est précieux.
    J’ai bien fait d’écrire cet article!

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  8. Je viens de me rendre compte que les trois vidéos d’Andreas Antonopoulos ne sont pas forcément si bonnes que ça car il n’y parle pas réellement de l’aspect technique du réseau… Je ne sais pas si vous les avez déjà regardées mais je vous propose plutôt de visionner ces vidéos suivantes où est présentée une description assez claire du fonctionnement technique du réseau bitcoin :

    https://www.youtube.com/watch?v=O0oDDIy0P2s
    https://www.youtube.com/watch?v=-CI7XXzJDqo
    https://www.youtube.com/watch?v=q6MGcE68-8g

    Ces trois vidéos parlent du même sujet mais en trois partie. Elles sont faites par un individu qui a créé une chaîne où il explique assez bien divers aspects de la technologie ; vous pouvez aller la consulter pour avoir plus d’informations : https://www.youtube.com/channel/UCgo7FCCPuylVk4luP3JAgVw/videos

    Par contre, je crois qu’il parle justement à un moment donné du danger provenant de l’attaque des 51% que je vous ai expliquée. A l’époque où il a traité de cette question, la puissance du réseau était beaucoup plus basse et donc la potentialité d’une attaque plus importante. Mais aujourd’hui, la puissance du réseau a augmenté à tel point que ce genre d’attaque peut déjà être considérée comme impossible.

    Plus généralement, dans le cadre de vos recherches, je vous conseille surtout de suivre les vidéos et les écrits de « Andreas Antonopoulos » qui est une figure respectée de la communauté bitcoin et qui explique de la meilleure manière qu’il soit des enjeux ressortant de cette technologie.

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  9. Pingback: La sécurité du bitcoin de nouveau mise à mal par Benjamin Poyet, L’Agefi – Le blog de Liliane Held-Khawam

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